Youpi! On n'a plus d'ABCD de l'Egalité, mais on a des mallettes!

J'ai crié au loup en apprenant la fin des ABCD de l'Egalité.
Didier Goux m'a dit qu'ils reviendraient.
... Mais sous une autre forme très édulcorée: les ABCD sortent par la grande porte et reviennent par la fenêtre dans une "mallette pédagogique".

Après la boîte à outils de François, la mallette de Najat et Benoît.

Résumons.

A l'automne 2013, étaient lancés en grande pompe les ABCD de l'Egalité:
L'objectif était d’agir dès l’école primaire pour lutter contre la formation des inégalités dès le plus jeune âge, en agissant sur les représentations des élèves et les pratiques des acteurs de l’éducation. Il offrait aux enseignants des outils et des ressources pour aider à la prise de conscience des préjugés, dans et hors la classe, afin de transmettre une culture de l’égalité entre les sexes.
Ils ont été mis en place dans 600 classes de 10 académies et une généralisation était prévue pour la rentrée 2014 après évaluation des premiers résultats.

Ils ont permis
  • la formation des formateurs et des formatrices : inspecteurs et inspectrices de l’Éducation nationale (IEN), conseillers et conseillères pédagogiques de circonscription (CPC)
  • la sensibilisation des enseignants et des enseignantes du premier degré dans le cadre du plan de formation de proximité (1/2 journée) 
  • l' accompagnement tout au long du déploiement selon des modalités définies au sein de chaque circonscription du premier degré,
  • l'expérimentation et l' accompagnement des enseignants et des enseignantes dans les classes par les IEN/CPC.
Pour accompagner les enseignants dans leur tâche, un site internet conçu par le CNDP en lien avec le ministère de l’Éducation nationale (DGESCO) et le ministère du Droit des femmes (DGCS-SDFE), ainsi qu’une animation nationale ont été mis en place. Le site internet avait une triple ambition :
  1. valoriser et diffuser les références et les documents existants,
  2. faciliter la production et le partage de nouvelles ressources pour les classes par les équipes pédagogiques et les élèves,
  3. encourager le travail collaboratif et renforcer les échanges autour des pratiques professionnelles en faveur de l’égalité filles-garçons.  
Pendant toute l'année scolaire 2013-2014, des réfractaires ignares menés par Farida Belghoul ont vociféré des aberrations tout droit sorties de leur imagination tordue: "Au secours! On va apprendre à nos enfants à se masturber dès la maternelle et on va transformer ma fille en garçon et mon garçon en fille". Sans parler de la pseudo menace de la pseudo théorie du genre brandie à tour de bras par ces mêmes ignorants.

Depuis ce matin, Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon rament à contre-courant tant qu'ils peuvent pour convaincre les fervents défenseurs des ABCD de l'Egalité, dont je suis, que leur nouveau plan d'action n'est pas une reculade. 
Voyons voir.
Alors que les ABCD n'étaient qu'une expérimentation auprès de 600 enseignants volontaires, désormais:
"ils seront 30 000 en formation initiale et potentiellement 330 000 enseignants du 1er degré à avoir accès aux outils indispensables pour apprendre aux écoliers qu’ils sont égaux, que garçons et filles doivent se respecter et qu’il n’y a pas une formation, un diplôme, un métier qui soit réservé à un sexe plutôt qu’à un autre". (source)
Mais... Alors qu'on s'attendait à ce que les résultats de cette expérimentation aient des retombées immédiates sur la rentrée 2014, on apprend que les programmes sont en cours de refonte, et qu'on n'en aura pas connaissance avant 2016 pour l'élémentaire.
C'est une manière assez habile de laisser un an à la polémique pour retomber... Si elle retombe. Mais rien n'est moins sûr. Et pour rassurer les parents et impliquer les familles qui craignent que leurs enfants ne deviennent des masturbateurs précoces ou des individus asexués, il est prévu d'inscrire la question de l'égalité filles-garçons dans les projets d'établissements. 
Mais là où le bât blesse (encore), c'est que finalement, il ne reste plus grand chose des ABCD puisque le plan d'action prévoit seulement la mise à disposition d'une mallette dont chaque enseignant pourra faire ce que bon lui semble, selon sa propre appréciation. Il n'y a plus grand chose d'obligatoire là-dedans. 
Ce que je crains, c'est que dans les écoles où la Journée de Retrait de l'Education (JRE) initiée par cette trépanée de Farida Belghoul a été un franc succès, les enseignants ne se risquent pas à mettre quoi que ce soit en place qui froisserait les parents ou défriserait Môman.
Par conséquent, ce qui risque d'arriver, c'est que ces mallettes pédagogiques ne soient ouvertes que dans les écoles où ça ne créera pas de polémique. On aura donc une École à deux vitesses: celle où les parents sont ouverts d'esprit et permettent aux enseignants de mettre en place les modules, et celle où Farida Belghoul et consorts auront pignon sur rue et où les enseignants remiseront au placard la fameuse mallette.

Ce nouveau plan d'action, pour être efficace, aurait dû consister en une généralisation automatique des ABCD de l'Egalité en les intégrant directement aux programmes dès 2014.
Et j'ai encore l'impression que la communication gouvernementale a, une nouvelle fois, sévèrement bugué:
  1. Annonce de la suppression des ABCD il y a au moins 3 semaines.
  2. Silence radio pendant 3 semaines.
  3. Présentation du plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école le 30 juin
  4. Mise en ligne de la "mallette pédagogique" le 2 septembre 2014
  5. Refonte des programmes pour la rentrée 2016
Alors?
Alors je ne crois pas qu'on soit en pleine reculade mais je crois qu'on rétrograde. Et j'espère sincèrement qu'on rétrograde avant d'accélérer.

Et quand je vois Christine Boutin trépigner, je me dis qu'il y a encore de l'espoir.

Mais quand je vois Henri Guaino se réjouir, j'ai des doutes.

Du coup, j'en arrive à me dire qu'on est encore dans l'à-peu-près et que:

Peut mieux faire

Lectures en plus:
Et une pétition pour bien finir la journée:
... Qui est passée de 2000 à plus de 8000 signatures en 24 heures.
C'est dire si la communication gouvernementale ne convainc pas.

74 commentaires

  1. Mais qu'est-ce que tu as contre les mallettes ?

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    1. Je préfère les malles. On y mets plus de choses.

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    2. on m'a grugé ! on nous a promis du toblerone, on n'a que des smarties !
      Je demande le rétablissement de l'ABCD de l'égalité afin de favoriser la compréhenson et le respect d'autrui.

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  2. "On aura donc des circonscriptions pédagogiques à deux vitesses: celles où les parents sont ouverts d'esprit et permettent aux enseignants de mettre en place les modules, et celles où Farida Belghoul et consorts auront pignon sur rue et où les écoles remiseront au placard la fameuse mallette."

    Les différences ne seront même pas au niveau des circonscriptions mais au sein même des villes vu que ce sont les conseils d'école qui vont -ou pas- mettre en place cet enseignement. Donc oui, le risque est de ne rien faire ou ça a tangué avec les JRE. Ces établissements sont peut-être minoritaires mais c'est bien là où la pédagogie vis-à-vis des parents devrait être la plus forte et la République devrait le plus s'exprimer. Là où le gouvernement plébiscite la "liberté pédagogique" je vois de la lâcheté à mettre entre les mains des enseignants un choix beaucoup trop lourd pour leurs épaules.

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    1. Ah oui tiens... Qu'est-ce qui m'a pris de parler de circonscriptions... Bizarre, je vais corriger.

      Pour le reste, on est évidemment d'accord.

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  3. C'est bien gentil, tout ça, mais il y a un vice dans votre présentation des choses. Vous feignez toujours de croire que la "théorie du genre" est une invention de malades pour stigmatiser une juste revendication d'égalité, alors qu'il suffit de taper sur Google "théorie du genre" + "Belkacem", par exemple, pour comprendre que, zut alors, notre ministre, elle, à une époque pas si lointaine, employait couramment l'expression pour définir exactement la même chose que Mme Belgoul.

    Même chose avec "théorie du genre" + "Judith Butler" : on obtient un résultat fascinant : la "théorie du genre" (sic), d'après l'une de ses principales promotrices, existe bel et bien !

    Alors avant de nous expliquer que la "théorie du genre" est un fantasme vous pourriez au moins faire l'effort de vérifier, à moins que vous vous foutiez tout simplement de notre gueule, comme un vulgaire Jegoun à qui j'ai déjà fait cette démonstration, avec les liens et tout.

    Maintenant j'en ai marre et je vous dis seulement comment les trouver. Reconnaissons que ce n'est pas trop difficile.

    PS : comme réponse je me contenterais d'un "va chier connard", comme d'habitude.

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    1. Une démonstration ? Parce qu'elle a employé un mot pendant une interview...

      Tu te prends pour qui, connard ? Le vide sidéral qui s'écoute parler.

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    2. Je me suis prêtée au jeu de la recherche Google. Les citation ci-dessous proviennent du 2ème ou 3ème site dans la page de résultats.

      Najat Vallaud Belkacem:
      "La théorie du genre, qui explique «l'identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d'aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l'homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets."

      Judith Butler:
      "C'est vrai, le sexe biologique existe. Il n'est ni une fiction, ni un mensonge, ni une illusion.
      Simplement, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont. Nous n'avons jamais une relation simple, transparente, indéniable au sexe biologique. Nous devons passer par un cadre discursif, et c'est ce processus qui intéresse la théorie du genre.
      Les études de genre ne décrivent pas la réalité de ce que nous vivons, mais les normes hétérosexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu'il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d'entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D'autres les rejettent. Certains les détestent mais s'y conforment. D'autres jouent de l'ambivalence... Je m'intéresse à l'écart entre ces normes et les différentes façons d'y répondre."

      Farida Belghoul:
      Je viens de regarder plusieurs vidéos d'ERTV - Egalité et Réconciliation - et cette brave dame affirme qu'on va enseigner aux enfants qu'ils sont tous bisexuels par nature et que c'est un scandale de montrer le Baiser de la lune à des enfants de 9-10 au seul prétexte qu'il raconte l'histoire d'amour de deux poissons du même sexe.

      Clairement, il y a une grande différence d'appréciation entre NVB, Butler et Belghoul!

      Quant à l'expression "théorie du genre", ce n'est pas parce qu'elle est utilisée par nos ministres que je la cautionne. Ce n'est pas non plus parce que gender studies est traduit par théorie du genre que je suis d'accord.

      Cette erreur de traduction est aujourd'hui adoptée par tous. Alors soit! Qu'il en soit ainsi. Mais quand elle est employée par NVB ou Butler, les tenants et les aboutissants n'ont absolument rien avoir avec ce qu'en fait Belghoul.

      Sans parler du fait que c'est elle qui répandu l'idée qu'on allait enseigner aux enfants de maternelle à se masturber.

      Quelle personne, saine d'esprit, peut-elle croire un truc aussi débile?

      Vous écrivez:
      "Alors avant de nous expliquer que la "théorie du genre" est un fantasme vous pourriez au moins faire l'effort de vérifier, à moins que vous vous foutiez tout simplement de notre gueule, comme un vulgaire Jegoun à qui j'ai déjà fait cette démonstration, avec les liens et tout."

      Vous aimez bien donner des leçons Marco. C'est votre droit. Moi aussi j'aime bien en donner. D'ailleurs je l'ai fait pendant 6 ans à l'université. Et devinez quoi? J'y ai enseigné l'histoire du genre et des femmes.

      Incroyable.

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    3. Lesfemmes ont une histoire ? Je croyais que c'était une notion inventée par les progressistes.

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    4. Oui elles ont une histoire depuis 2005, date à laquelle j'ai commencé à enseigner. Avant, non, elles glandaient rien ces feignasses. Elles ont rien fichu pendant 20 000 ans à peu près.

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    5. Bel effort de votre part, Elo.
      Jegoun est incapable d'en faire autant. Finalement, il doit être possible de discuter avec vous.

      Quant à la masturbation en maternelle, ne croyez pas que ce soit radicalement impossible. On a vu pire dans les années 70.

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    6. La masturbation intellectuelle de l'imbécile qui se croit supérieur à tout le monde.

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    7. Précise, ducon, quand tu parles de toi.

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    8. Tu manques de répondant. Je vais donc t'expliquer : tu nous bassines avec tes commentaires à rallonge et ta suffisance.

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    9. Je te bassine ? Profites-en pour essuyer le foutre que tu portes sur la gueule, et essaie de trouver une réplique plus finement spirituelle que la mienne.

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    10. Oui. Tu es le type le plus spirituel au monde, le plus intelligent, le plus beau. Et le plus prétentieux. Pauvre type.

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    11. Ah je vois qu'on tient la brèche. Hélas, elle est prise depuis longtemps et ta virginité ne fait plus guère envie. C'est dur de se faire sodomiser à sec par le grand ennemi de la finance et le socialisme à visage humain, hein ? Tu n'es que le plus grand cocu de la blogosphère hollandienne, le dernier homme à soutenir Toumou premier.
      Enfin le dernier homme... façon de parler bien sûr.

      T'es rassasié ou tu veux une autre giclée ?

      ça te plaît quand on se place à ton niveau ?

      Tu la sens, là ?

      Et je peux tenir toute la nuit, tu sais.

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    12. Oui mais moi non. Je tiendrai pas toute la nuit.
      Alors, allez vous gicler dessus ailleurs.

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    13. tout mon soutien à vous, je compatis.
      Le sommet de la connerie c'était les micro-partis maoïstes des années 70

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  4. @Elooooody
    NVB est d'une escroquerie intellectuelle sans borne. Justement les ABCD de l'égalité ont été mis en place sans concertation. Aux enseignants de se dépatouiller avec du matériel de bric et de broc pour les enseigner. Les simples préconisations scandaleuses de livres à destination des plus petits du syndicat SNUIPP ont suffit à mettre le feu aux poudres et à briser la confiance entre les parents et l'école. Ces livres ne sont pas un fantasmes d'extrémistes fanatiques mais un scandale. Je peux vous montrer des copies d'écran de la ligne Azur où on parle de fellation, de sodomie. On dépasse allègrement le cadre de l'égalité homme-femme, et c'est à destination des enfants...
    Je m'arrête là, la liste est longue mais la coupe est pleine. Si certains parents ont pété les plombs et sont prêts à en découdre faut-il s'en étonner ? Je suis de ceux-là. Me traiter de fanatique, me faire insulter alors que j'ai des dossiers plein l'ordinateur et plusieurs ramettes de feuilles imprimées ne fait que renforcer ma détermination. Je n'ai plus aucune confiance et ma vigilance est à son maximum.

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    1. Vlad, est-ce que tu peux m'expliquer le rapport entre ABCD de l'Egalité et la ligne Azur s'il te plaît?

      Genre: Ligne Azur "n'a rien à voir avec l'ABCD de l'égalité"

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    2. Vlad, vous mettez pas en confiance.

      D'un côté vous dites que vous faites partie de ceux qui "ont pété les plombs et sont prêts à en découdre".

      De l'autre vous dites que vous n'êtes pas un fanatique et que ça vous fait chier de vous faire insulter (parce que vous seriez fanatique).

      Bon. Faut choisir dans la vie: soit vous êtes raisonnable et vous le restez, soit vous basculez dans le camp des énervés.

      Mais dire comme vous le dites que vous êtes un énervé qui reste raisonnable, c'est pas crédible. Vu que la définition de l'énervement c'est précisément cesser d'être raisonnable. Sinon, ça vaut pas le coup de se faire chier à s'énerver, vous saisissez?

      Moi, par exemple, je trouverais très fatigant d'avoir à m'énerver pour, en plus, devoir rester raisonnable. C'est chiant, avouez-le.

      ce serait même énervant si on y réfléchit bien.

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  5. Je veux ma mallette ! JE VEUX MA MALLEEEEETTE !!!!!

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    1. On ne réclame pas, c'est malpoli.

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    2. @didier goux : Va plutôt au bureau des réclamations au fond à droite au bout du couloir de la mairie de Trifouillis-les-Oies, ici c'est un blog politico-féministe.

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    3. Mika, je ne me souviens pas de vous avoir invité à me tutoyer ; ni non plus que vous ayez été promu chien de garde de ce blog.

      Par conséquent, je vous emmerde.

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    4. Demandez pas à Didier de se détendre, il va nous faire des rides.

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    5. je crois que ca ne ferait pas le moindre pli chez lui, ce n'est pas un Shar-peï mais un doberman pur jus.

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  6. "Pendant toute l'année scolaire 2013-2014, des réfractaires ignares menés par Farida Belghoul ont vociféré des aberrations tout droit sorties de leur imagination tordue: "Au secours! On va apprendre à nos enfants à se masturber dès la maternelle et on va transformer ma fille en garçon et mon garçon en fille". Sans parler de la pseudo menace de la pseudo théorie du genre brandie à tour de bras par ces mêmes ignorants."

    Eh, oh, doucement !
    Je signale au passage que c'est dans les quartiers sensibles que le mouvement a pris le mieux, que les parents ont boycotté l'école un jour par semaine.
    Les intégristes sont bêtes et méchants, nous sommes bien d'accord, et mettons les sans distinction dans le panier de l'extrême-droite, on est encore d'accord. Mais ça fait un SACRE paquet d'intégristes musulmans qui ont plein d'enfants, dis donc. On pourrait au moins leur reconnaître une petite participation dans le mouvement, non ? Pas refiler toute cette pub et cette gloire à l'agonisant et stupide Civitas...
    Je ne réagis pas par islamophobie primaire (encore que, bon, j'avoue, mais...) mais Hamon me déçoit beaucoup. à peine arrivé, le gars, il fait des fleurs à l'intégrisme islamisme en revenant sur le coup des mômans voilées. Grâce à lui, les enfants des écoles pourront se faire encadrer de symboles antiféministes, et que je t'ajuste mon voile sur le crâne pour bien te rappeler que moi je suis une bonne musulmane qu'a sa pudeur et que les autres c'est rien que des impudiques et que les hommes c'est rien que des obsédés que la vue des cheveux rend fous et qu'on s'en fout de cette république qui ne veut pas nous laisser mettre Allah au dessus de tout. Merci Hamon. Les ABCD de l'égalité faisaient la part belle à l'homosexualité... Ben on les supprime pour endiguer la grogne religieuse, musulmane et catho. Merci Hamon. C'est quoi, la prochaine étape ? On revient sur la loi de 2004 ?

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    1. j'ai mieux : on apprend à Benoît Hamon à se servir d'un vibromasseur pour stimuler son point G. Il n'en sera plus que détendu et moins enclin à faire de la politique par calcul sondagier que par conviction.

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    2. Tu peux plus encadrer l'orthographe ?

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    3. Ouhlà oui, tu as raison!

      Je corrige de ce pas.

      La honte.

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    4. C'est marrant comme on glisse irrémédiablement vers des contenus tendancieux dans ce blog.

      Oui Suzanne, c'est dans les quartiers sensibles (ceux-là mêmes qui auraient le plus besoin des ABCD) que les JRE ont été le plus suivies.
      Mais. Je crois que pour le coup, musulmans radicaux et catholiques radicaux sont à mettre dans le même sac.

      Quant aux mamans qui portent le voile lorsqu'elles encadrent des enfants, j'avoue que les bras m'en sont tombés.

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    5. Bonjour Elody,

      J'ai pas trop suivi l'affaire, mais sur le contenu de la "mallette" mystère, tu dirais qu'il y a quoi dedans?

      Des "éléments de langage": par exemple, permettre à un prof de répondre à des questions d'élèves, histoire de faire de la propagande sans trop le dire. On serait donc plus sur la fabrication du vocabulaire, donc sur le politiquement correct?

      Des éléments de savoir et de connaissance: là, on serait plus sur ce qu'on appelle normalement un programme pédagogique. On a identifié la matière, au sens académique du terme, on a défini un vocabulaire qui correspond à des notions et des concepts suffisamment clairs pour qu'on puisse dire qu'il y a au moins une méthode, on est capable de faire la relation entre ce corpus théorique et la réalité, avec des stats, avec des cas pratiques, des énoncés, des problèmes à résoudre, des solutions et des bordels, comme en math, avec la baignoire qui fuit, ou le triangle isocèle dont il faut retrouver la formule pour calculer l'angle que fait le machin avec le bidule?

      Ou c'est encore autre chose?

      Compte tenu de la grossièreté des gens qui nous gouvernent, il n'est pas exclu, aussi fou que cela puisse paraître, que le contenu de la "mallette" soit un pur truc d'agence de com dirigée par un pote de tel ministre qui en profite pour recaser un contrat de fourniture à x millions d'euros de pures conneries en boîte, sur deniers publics.

      Et il y a encore d'autres possibilités: la mallette mystère, ça peut-être aussi un sous produit administratif, genre trois tondus et deux pelés d'une obscure branche de l'administration qui ont réfléchi dans leur coin à des rapports et des études et qui on élaboré l'un de ces multiples bidules qu'une administration est capable de pondre en étant parfaitement persuadée qu'elle va changer le monde, alors que le truc est une somme monumentale de conneries.

      Vu comment l'affaire s'est embringuée, je dois t'avouer que je renifle rien d'intelligent. Ca sent la précipitation et la culture Mc Do à plein nez, cette histoire de mallette: un cornet de frittes, un sandwich de merde, un yogourt industriel, plus un jouet made in China avec 8 vis à la place d'une seule.

      Je connais mes fonctionnaires: en état de détresse intellectuelle, ils sont encore plus cons que d'habitude. Or, ce psychodrame les met en état d'urgence. Donc, logiquement, ils vont être encore plus cons que d'habitude.

      Toi qui a vu le sujet, est-ce que j'ai raison de redouter le pire?

      Faut pas s'attendre à des champions non plus.

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    6. Moi qui ai vu le sujet... Comment dire. L'état de mes connaissances sur cette mallette mystérieuse est le même que tout le monde.
      Mais j'avoue que reste très sceptique sur son potentiel contenu car je crains qu'il ne s'agisse que d'une version édulcorée des ABCD.
      Par ailleurs, le caractère non obligatoire de son contenu lui ôte toute crédibilité.
      RDV le 2 septembre.

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    7. Oooh, non ! pas une version édulcorée ! Ce serait trop affreux et trop triste !

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    8. Pleurez pas... C'est vous même qui m'avez dit que les ABCD allaient revenir. Attendons le 2 septembre.

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    9. Oui, bon, je prévois qu'on va tenter de nous les refourguer tout de même, en hypocrite (les idéologues bas du front, du genre de la Belkacem, ne renoncent jamais à leurs aberrations), mais ça ne veut pas dire que je m'en réjouis.

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    10. Ça je n'en doute pas (pas qu'on nous les refourgue hein, mais que vous ne vous en réjouissiez pas)

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    11. Elody,

      Ah merde, j'avais pas vu qu'en plus il y avait un agenda: il faut prendre note pour le 2 septembre. Il y a une heure précise pour se pointer en audience, ou bien c'est free?

      Et il se passera quoi le 2 septembre, un spectacle sons et lumières? La fin du monde, comme chez les témoins de Jéhovah? Dis-moi, j'ai peur. Faut qu'on me rassure.

      Bon sinon j'prends note vu que mon aïe-faune est doté d'une mémoire d'éléphant. Si, entre-temps, j'oublie la mallette et son contenu mystère, qu'on me pardonne. Je réclame les circonstances exténuantes.

      Au fait, t'avais noté que la loi sur la pénalisation du client prostitueur devait revenir en discute devant le sénat en juin? J'ai pas ressenti de tremblement du monde, là, tout de suite ni même durant les 30 derniers jours. Nos sénateurs en ont discuté, ou ils ont encore risqué l'épectase sur le ventre d'une ukrainienne en attendant que cette ixième réforme de merde passe son chemin?

      Parce qu'un agenda, ça se tient. Faut se tenir au courant des tremblements du monde, surtout quand ils sont programmés. Et Obama est prévenu? Ca me semble vital. Demande son avis à Juan, il te le confirmera.

      PS: faudrait que j'pense à avertir mes couilles, elles ont le droit d'être au parfum.

      PS2: que de soucis, que de soucis...

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  7. en tant que prof, tu ne penses pas que ce serait une bonne idee que chaque communauté éducative, école par école, definisse elle-même, sans l'EdNat, le contrat pédagogique qui lierait parents, profs et élèves ?

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    1. Non. Je pense qu'une ligne directrice obligatoire élaborée par le Ministère est indispensable. Que les parents soient associés au projet pédagogique est une bonne chose mais je pense qu'ils ne doivent pas interférer dans le contenu des programmes.

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    2. Ah ça oui, alors ! Il ne manquerait plus que ça, que les parents se mêlent de l'éducation de leurs enfants et, pis encore, envisagent de leur raconter autre chose que les directives des officines LGBTesques, relayées par les ministères ! Ben, j'voudrions ben voir ça, tiens !

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    3. Les directives des officines LGBT. Ben oui bien sûr, avec les agents doubles, les espions, les taupes, tout ça quoi.

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    4. "Non. Je pense qu'une ligne directrice obligatoire élaborée par le Ministère est indispensable. "

      franchement, je trouve ca étonnant qu'en tant qu'adulte, majeur et responsable, tu ne te dis pas que toi et les parents, sur le terrain, etes plus qualifiés qu'un type ou une femme dans un ministère pour savoir

      - ce qui est bon pour les élèves
      - comment faire apprendre aux élèves.

      "Que les parents soient associés au projet pédagogique est une bonne chose mais je pense qu'ils ne doivent pas interférer dans le contenu des programmes."

      Désolé mais no comprendo ! Soit les parents sont associés, et si leur avis compte, alors ils interfèrent , ou alors les parents et les profs recoivent la bonne parole du Ministère, et dans ce cas, chacun acquiesce en silence !

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    5. Oh, vous savez, le fait de pratiquer l'ironie à la truelle, tel un quelconque Didier Goux, ne change rien à la réalité des liens qui se tissent depuis quelque temps entre les gens de l'Éduc' Nat' et la Belkacem d'un côté, et de l'autre des Fourest, des de Haas et consorts (ou consœurs…).

      Mais, d'un qautre côté, ça vous évite de répondre sur le fond de la question, qui est cette réjouissante élimination de fait des parents, afin de confier l'éducation des enfants à ceux-qui-savent. C'est charmant. Ça fait un peu Europe de l'Est de haute époque, mais c'est charmant.

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    6. "Que les parents soient associés au projet pédagogique est une bonne chose mais je pense qu'ils ne doivent pas interférer dans le contenu des programmes."

      Bon, ben... L'Union Soviétique a encore de beaux jours devant elle.
      (Cf. Gorbatchev)
      SebVer

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    7. helas, Elody, sans tomber jusqu'au goulag,c'est bien la case police qui est promise aux parents qui se rebellent. Les parents d'enfants qui ont été retirés de l'école dans le cadre du refus des ABCD ont tous été convoqués pour les apeurer.

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    8. Ils n'ont pas été convoqués pour les apeurer mais pour leur rappeler que l'école est obligatoire et qu'on y met pas ses enfants quand ça les chante.

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  8. Mais qu'on arrête de prendre les profs pour des demeurés et surtout, qu'on arrête de dépenser du fric dans ces projets d'esbrouffe. Il n'est pas interdit de réfléchir au sein de chaque établissement à ce qu'on peut faire de mieux pour les élèves, aux attitudes sexistes qu'on trimballe presque tous et à la façon d'y remédier, bref... C'est débile, ces histoires de mallettes. Qu'on laisse les professeurs faire leur travail sans les mitrailler de réformes-girouettes, de projets infantiles et autres billevesées.

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    1. Chuis bien d'accord avec vous Suzanne, mais en pratique il se passe et il se passera encore les trois trucs que vous décrivez:

      - Prendre les profs pour des demeurés: c'est une constante, ne serait-ce que parce qu'on a tous souvenir de profs demeurés, en tant qu'élève. Alors, qu'une administration centrale prenne ces propres profs pour des demeurés... Il n'y a rien à faire.

      - Arrêter de dépenser du fric dans des projets d’esbroufe: la politique étant ce qu'elle est, la corruption et le clientélisme ont encore de beaux jours devant eux, donc, là aussi c'est une constante.Ca va pas s'arrêter tout de suite.

      - Laisser les professeurs faire leur travail sans les mitrailler de réformes-girouettes, de projets infantiles et autres billevesées: chaque ministre veut associer son nom à une réforme. Vu qu'on vire systématiquement les sortants depuis 20 piges au moins, chaque alternance nous apporte son lot de réformes à la con avec son nouveau gouvernement. Là encore, c'est une constante depuis 20 piges et on voit pas trop comment en sortir.

      Dernier exemple en date dans le domaine du logement: la loi Allur avec son lot de conneries. Virée en cours de route, la ministre qui en est l'auteur râle contre le nouveau gouvernement qui, lui, veut "détricoter" la loi nouvelle, à peine votée, parce que cette loi est quand même un monument érigé à la connerie de gauche et complètement déconnecté du réel.

      Rien de grave... la routine. Sauf que cette fois ça se passe sans alternance politique mais à l'occasion d'un remaniement.

      Bon.

      On voit bien qu'il faut faire avec des constantes, donc qu'une administration doit devenir "robuste" en s'inscrivant dans une continuité.

      Les militaires ou les informaticiens parlent de robustesse lorsqu'un système d'information ou un système d'armes est capable de fonctionner, même en mode dégradé, alors qu'il a subi des atteintes qu'on pourrait qualifier de normales, parce qu'elle sont usuelles, c'est-à-dire prévisibles, mais qui sont au moins potentiellement incapacitantes.

      Les profs doivent s'habituer à être robustes, puisque les trois maux que vous décrivez sont des constantes: cela ne va pas s'arrêter. Cela fait déjà partie de leur vie professionnelle et ça continuera. Ca va même s'intensifier.

      Donc, votre souhait exprimé aux premiers mots de votre com ("Mais qu'on arrête..." ou bien "Qu'on laisse ...") ne va pas se produire. D'une certaine façon, il est immature. Il est vain.

      Je vous suggère de vous habituer à fonctionner dans un environnement contraint où le mode dégradé pourra devenir le mode de fonctionnement normal et à envisager des modes encore plus contraints que ceux que vous connaissez déjà.

      Ce qu'il faut développer, ce ne sont pas des aptitudes au scandale ou la rébellion, qui sont devenues à la fois vulgaires et banales, au point que les cathos tradis et les intégristes musulmans s'en saisissent pour avancer leurs pions, mais des aptitudes à la résistance, au sens de "robustesse": être capable de continuer à fonctionner même en mode dégradé dans un environnement contraint, dans le but d'assurer la continuité d'un service public et, à terme, son succès.

      Puisque, naturellement, pas d'adaptation possible sans perspective de succès. La résistance ne se conçoit pas sans idée de victoire.

      Or il se trouve que l'EdN doit aujourd'hui lutter contre les deux adversaires qu'elle a toujours eu en ligne de mire: l'obscurantisme et les superstitions. La victoire contre ces deux adversaires séculaires est plus que jamais à l'ordre du jour.

      La "mallette" mystère du ministère, c'est un peu la ration de topinambours, les bandes molletières et le fusil Lebel sur fond de pantalon garance - le kit du combattant - du prof. Pas brillant, mais faute de mieux il va falloir faire avec.

      J'vois le truc comme ça.

      Et, dernière bonne nouvelle: vous n'aurez pas de renfort.

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  9. Cékoi une communauté éducative?

    Pas une secte quand même?!

    Sinon, je saisis pas très bien le concept de contrat pédagogique tel que vous le présentez: comment au sein même de l'EdN on demande au gens de faire sans l'EdN?

    Voyez le truc?

    Au sein d'une administration qui s'appelle l'EdN, l'administration elle-même dirait à ses administrés: "organisez-vous, mais surtout sans moi, hein?".

    Faut bien comprendre que si les gens sont capables de s'organiser par eux-mêmes, alors leur besoin d'administration décroît jusqu'à... zéro. Pourquoi m'emmerder à supporter une administration si je peux faire le truc par moi-même?

    Mais peut-être que chuis pas assez intello pour saisir toute la subtilité de ce que vous voulez dire.

    Cela dit, chuis libéral, donc si une administration me demande de me passer d'elle, je ne me le fais pas redire deux fois. Mais alors, je regarde mon avis d'imposition et j'en tire les conséquences.

    Et avant cela je regarderais ce que dit la loi, qui fixe ce que doit l'administration en question à ses administrés: si l'administration se défile alors qu'elle a des obligations légales à l'égard de ses administrés, là aussi il y a des conséquences à tirer.

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    1. Une communauté éducative, c'est une école (au sens physique du terme), les parents d'élèves et les profs.

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    2. Et, bonne remarque, tschok, sur le corollaire, à savoir la baisse de la dépense publique donc des impôts.

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    3. Ah.

      Le sens physique. Le bon vieux sens physique: la matière qu'on peut toucher.

      Qui est propriétaire des murs?

      Qui assure les dépenses d'entretien?

      Les dépenses de réparation (pas le même régime juridique)

      Qui paye les profs? Et le matos pédagogique?

      Le personnel non enseignant (oui, ça existe)

      Qui fait les programmes?

      Qui passe ces foutu contrats pédagogiques et avec qui?

      Etc.

      On est pas en train de parler du mille feuilles administratif, là?

      Parisien, chuis navré: je suis à 100% avec vous, mais on parle de quoi, là? Du sucre dans le lait chaud ou d'un truc tangible?

      Si on parle du tangible, l'école amplifie les inégalités et fortifie la société de caste. Ca, c'est du tangible. C'est mesuré, confirmé, vérifié, documenté. Ca se passe et ça continue, sous nos yeux.

      Mais, heureusement qu'on a la mallette mystère!

      Bon, maintenant, 'tention, soyons sérieux: keski ya dedans? Hein? Restez à l'écoute, vous allez peut être recevoir un appel téléphonique et si le téléphone sonne et qu'on vous demande "keski ya danlamalette?" et que vous n'êtes pas capable de répondre, vous n'allez pas gagner la somme de 10.000 euros (sous forme de crédit d'impôt à valoir sur le prix de la cantine pour une famille de 6 enfants, reportable sur 3 ans à la condition d'employer un salarié à domicile dans la limite de 1,3478 fois le SMIC).

      Le gros drame.

      Perso, j'angoisse à mort.

      (je viens de débrancher mon téléphone, là)

      (je supporte plus le stress socialiste)

      (Hollande m'épuise, il va trop vite, trop loin, trop fort)

      (et Hamon, avec son costard de vendeur de photocopieuses et ses pompes de conservateur du muséum d'histoire naturelle, c'est pire)

      Gasp...

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  10. Cette "trépanée de Farida Belghoul" : vous ne seriez pas raciste, un peu, un tout petit peu ?
    Fatima

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    1. Fatima, je suis sûr qu'entre filles vous vous dites des trucs bien pire.

      Mais surtout, si j'étais à votre place, je ferais vachement gaffe avec ces accusations de racisme, parce qu'à un moment où un autre, ça vous oblige à partager votre indignation avec les Juifs.

      Et... chuis pas sûr que ça vous convienne.

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    2. Ah flûte! Je suis grillée.
      Mon racisme anti trépanés vient de s'afficher au grand jour.

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  11. L'école devrait se recentrer sur ses fondamentaux: apprendre à lire, écrire, compter... Enfin des conneries de ce genre. Les parents sont chargés de l'éducation de leurs enfants et l'EN, de l'instruction seulement.

    Je trouve particulièrement débile ses trucs d'ABCD, débile car contre productif, à l'école primaire les filles sont bien plus brillantes que les gars, et cela continue ensuite, sauf dans quelques filières scientifiques, tout simplement, à mon avis par réel manque d'appétence des nanas.

    Seule l'éducation viendra à bout des comportements débiles machistes, mais l'éducation c'est la vie, pas le bourrage de crâne qui finit par provoquer un rejet massif, les filles, à l'école, savent depuis longtemps qu'elles valent les gars et si les gars jouent des poings c'est bien souvent car ils sont en situation d'échec scolaire et que leurs couilles et leurs biscotos leur servent d'honneur.

    Au fait c'est quand la non discrimination des gars à l'école?

    Oui, oui, ceux qui dès cinq ans doivent se gargariser de fadaises des maitresses, dessiner des fleurs et jamais de bagnoles, écouter des histoires de filles et jamais de combats ou de dinosaures; monde squatté par les femmes qui ensuite hurlent car les petits gars rejettent massivement cette féminisation à outrance.

    Au lycée, seulement, les gars sont moins discriminés, il y a plus de profs hommes, encore moins que de profs femmes, mais la proportion s'améliore. Plus les petits garçons dont les familles sont en situation précaire économiquement subissent le diktat des femmes à l'école, plus ils seront machos voire misogyne ensuite.

    Croyez moi, j'ai sept enfants, cinq gars et deux filles, j'étais féministe, mais ça, c'était avant.

    J'ai fait moult dessins de poésies "à la con" pour mes jeunes gars, beaucoup de décorations de cahiers d'anglais (!!) pour ces gars au collège.. Il fallait certes découper des journaux, enfin, moderne quoi, mes gars ça les gavait.. ce sont juste deux touts petits exemples, mais je pourrais vous raconter cinq scolarité de gars sous influence féminine, alors en France, le problème de l'EN, c'est pas l'ABCD des genres, c'est laissez vivre les garçons.


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    1. Mouais. Permettez-moi de ne pas être hyper convaincue par la crise du 1er sexe comme dirait Zemmour.

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    2. Mouais, vous avez élevé combien d'enfants? Combien de gars et de filles?
      Vous restez au niveau théorique, croyez moi, j'ai de la pratique, de 0 à âge adulte.
      Je me fiche de Zemmour, je doute d'ailleurs qu'il ait simplement l'expérience de l'éducation des enfants.

      Ma théorie est appuyée par des chiffres de plus ne plus alarmistes sur la réussite des gars à l'école, ce qui d'ailleurs sur la population des français de fraiche date est catastrophique, car les jeunes gars renoncent à réussir à l'école. Mais ça, les féministes ne veulent pas le voir.

      Lorsqu'il y a trop de différentiel entre ce qui est enseigné "à la maison" et ce qui est enseigné à l'école, les gosses ne suivent pas.Les petits garçons sont les premières victimes de notre système éducatif, féménisé à outrance, les gars se réfugient alors dans al violence d'un machisme débile.


      Pour remédier à cela de façon plus rapide, on ne doit pas passer par l'EN mais par les mamans, peut être en leur imposant des cours de pédagogie, puériculture... Peut être lié certaines allocs à la rpésence aux cours.

      Et croyez moi, il n'y a pas que les immigrés, je dresse ma jeune voisine qui rentre chez elle à 20h30 et trouve la vaisselle de son homme et ses deux enfants,à faire, au mieux ils ont débarrassé; Ils sont pas manchots, alors? Et ça, ça ne se trouve pas dans les ABCD de l'égalité, ses gosses sont deux filles de 12 et 7 ans!

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    3. "les jeunes gars renoncent à réussir à l'école. Mais ça, les féministes ne veulent pas le voir." Je ne dis pas le contraire et la féministe que je suis se bat contre les stéréotypes et les préjugés dont sont victimes aussi bien les femmes que les hommes, les filles que les garçons.

      Je suis également d'accord sur le fait que les filles comme les garçons peuvent être victimes les unes comme les autres d'un système éducatif parfois trop féminisé.

      En revanche, je ne suis pas d'accord quand vous dites que ce n'est pas à l'EN de gérer ces questions mais plutôt aux mamans. Tout d'abord parce que l'EN, en plus d'apprendre à compter, lire et écrire, est également sensée faire des enfants de futurs citoyens et les valeurs d'égalité entre les sexes font partie des valeurs à enseigner. Ensuite, pourquoi "aux mamans"? Et pourquoi pas "aux papas"?

      L'un n'empêche pas l'autre. L'EN peut jouer son rôle et les parents peuvent très bien prendre le relais.

      Enfin, épargnez-moi la diatribe "Mouais, vous avez élevé combien d'enfants? Combien de gars et de filles?"

      Ce n'est pas parce que je n'ai pas (encore) élevé d'enfants que je ne peux émettre un avis sur cette question.

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    4. L'avantage, quand on se bat contre les stéréotypes et les préjugés, c'est qu'on ne risque ni l'œil au beurre noir ni la dent pétée.

      Cela dit, si l'on considère que ce que vous prenez pour des stéréotypes n'est rien d'autre que le réel, il arrive tout de même qu'on s'y fracasse contre assez méchamment.

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    5. Comme vous le savez - puisqu'on en a déjà parlé - je ne nie pas le naturel, mais je dis que tout n'est pas naturel.

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    6. Verbatim:

      "Je ne dis pas le contraire et la féministe que je suis se bat contre les stéréotypes et les préjugés dont sont victimes aussi bien les femmes que les hommes, les filles que les garçons."

      Tu es le Chevalier Blanc, quoi. Sans peur et sans reproche.

      M'enfin, souviens toi, Elody, quand il s'est agi de hurler avec les louves, quand un réalisateur s'est avisé, bien mal à propos, en marge d'un festival de Cannes, d'affirmer qu'il existait un fantasme féminin de prostitution ben t'es allée dans le sens du politiquement correct, comme tout le monde.

      Et ce jour là, t'as eu pas plus de respect pour l'expression de la pensée contraire qu'un militant du PCF en pleine période titiste.

      T'as fait le départ entre ceux qui sont dans la ligne du parti et ceux qui n'y sont pas.

      De mon point de vue, tu n'as rien à te reprocher: t'es féministe, ce qui suppose de limiter des comportements. Être féministe aujourd'hui (féministre diront les mauvaises langues) c'est être flic.

      Faut se doter d'une mentalité de mère supérieure et gouverner les comportements des autres par la sanction. C'est plus une pensée libératrice. C'est un mode de gestion du quotidien. Etre féministe aujourd'hui, c'est donner des ordres et se faire obéir, dans l'espoir du bien commun (ce que je te dis est faux: le sénat vient de refuser la loi sur la pénalisation du client prostitueur, donc cet état d'esprit là ne nous gouverne pas autant qu'on le redoute).

      Mais tout ça c'est des conneries.

      Et tu te retrouves en fin de dial à répondre à Didier un truc aussi insondable que:

      "je ne nie pas le naturel, mais je dis que tout n'est pas naturel."

      C'est un truc qui est censé avoir quel sens ça encore?

      Visiblement, ça signifie un truc pour toi, face à Didier, mais là, tout de suite si tu me demandes de dire quoi, je sèche.

      Euh... tupperware? (association d'idées).

      Je vais être très con sur un sujet pareil. Je vais avoir besoin d'aide. De ton aide.

      PS: la phrase "je ne nie pas le naturel, mais je dis que tout n'est pas naturel" est une phrase de chauffeur de taxi. Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.

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    7. "t'es féministe, ce qui suppose de limiter des comportements. Être féministe aujourd'hui (féministre diront les mauvaises langues) c'est être flic."

      => Je ne suis pas d'accord. Je ne me considère absolument pas comme un flic. Je dis ce que je pense, c'est tout. D'ailleurs, tu sais très bien que comme quand tous les mouvements, il existe plusieurs courants, et moi, par exemple, je ne me considère pas comme une féministe radicale.

      "Etre féministe aujourd'hui, c'est donner des ordres et se faire obéir, dans l'espoir du bien commun".

      => Là non plus, je ne suis pas d'accord.


      "je ne nie pas le naturel, mais je dis que tout n'est pas naturel.
      C'est un truc qui est censé avoir quel sens ça encore?"

      => Oui ça a du sens. Contrairement à certain-e-s féministes qui nient le naturel ou qui le renie en affirmant que le sexe biologique n'a absolument aucune incidence ou aucune importance, je pense moi qu'on doit faire avec le naturel / la nature mais que cela ne doit pas devenir le seul argument. La nature ne doit pas TOUT justifier. Voilà ce que je dis.

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  12. Je suis bien contente d'être tombée sur ce billet (avec lequel je suis en complet accord) surtout parce que je n'avais pas connaissance de cette pétition ; donc merci ! Je vais aller la voir de ce pas, très probablement la signer et la diffuser.

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  13. En plus de tout ce qui a été dit par d'autres, je pense que le gouvernement et l'EN auraient dû désamorcer les tensions en faisant une réelle mise en avant des ABCD (tout imparfaits qu'ils étaient, ils pouvaient être améliorés) et surtout en ne laissant pas l'intox occuper tout le terrain.
    Il y a bien eu quelques intervenants, ainsi que des articles pour remettre les choses à leur place (merci les Décodeurs) mais le décryptage arrivait toujours bien après l'intox qui elle, a bien eu le temps de se répandre et d'instaurer la méfiance vis-à-vis de l'école. Bref.
    J'ai vu quelqu'un mentionner la ligne Azur, pour y ressortir les conneries de Zemmour, alors je me permets de rectifier : la ligne Azur est, je cite un "dispositif d'information contre l'homophobie et pour la prévention du suicide" (pris sur leur site).
    C'est Soral, via son site "Egalité & Réconciliation", qui a tordu les faits pour affirmer qu'il s'agissait d'une ligne où des enfants seraient amenés à répondre à des questions sur leurs pratiques sexuelles. Et Zemmour a repris ça tel quel. Ce service a ensuite connu quelques problèmes avant que les choses ne reviennent à la normale, au mépris des adolescents qui pouvaient en avoir besoin.

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