La "théorie" du genre n'existe pas

gender studies
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Ces deux derniers jours, deux billets m'ont interpellée.
Celui de Jegoun sur le genre pour les nuls. Non seulement il m'a interpellée, mais en plus il m'a fait rigoler.
Et puis, en écho, il y a eu celui de Rosa sur les bébés, les couleurs et le genre.

Si j'ai bien compris, Jegoun essaie d'expliquer aux réacs (déjà ça se complique) le pourquoi du comment du genre, et surtout, pourquoi ce n'est pas une "théorie".
Rosa se demande quel est l'intérêt des deux:
  • l'intérêt du genre
  • l'intérêt d'essayer de raisonner des réacs.

Je vais donc évidemment en rajouter une couche, en essayent d'éviter que cette couche devienne une tartine.
Suzanne et Didier seront donc ravis à n'en point douter, si j'en crois les commentaires qu'ils ont laissés sur l'autre billet de Jegoun.

J'ai aussi lu des trucs complètement loufoques chez Corto. Mais comme je suis sur l'iPhone et que je n'ai pas le lien sous le coude, je te laisse chercher la théorie de Corto sur la théorie du genre.

J'ai aussi eu l'immense plaisir d'aller lire les conneries de l'Observatoire de la théorie du genre initié par l'UNI. Là non plus, je n'ai pas le lien, et comme il est 23h24 et que ce billet a été commencé ce matin dans le bus 35 à 8h42, débrouille-toi hein.

Donc si on mixe les théories de Corto avec celles de l'UNI, les socialos sont rien que des affreux qui veulent gommer le sexe biologique des gens pour qu'on devienne tous asexués, ou hermaphrodites, c'est selon. 

Bullshit!

Déjà pour commencer, la "théorie" du genre n'existe pas. Le genre n'est pas une théorie. C'est plutôt un outil sociologique qui permet d'envisager les inégalités de sexes sous l'angle de la construction sociale des identités sexuées.
Grâce à cet outil, on élabore des constats, des conclusions, après avoir mené une étude.

Donc la théorie du genre n'existe pas. Mais les études sur le genre: oui.

Et, ami réac, tu vas être content: ces études nous viennent des USA: ce sont les gender studies.
Mais "gender theory", je connais pas.

Tout le problème vient de ce vocable qui n'a pas d'équivalent satisfaisant en français.

Car de l'anglais vers le français, on a: gender = genre.
Mais du français vers l'anglais, on a: genre = kind ou type, ou encore sort of.

Et pour nous, en français, le genre c'est le genre grammatical ou le sexe biologique: masculin ou féminin. Rien d'autre.


Quant au mot "théorie", il évoque un truc improbable quand ce n'est pas carrément fumeux.

Tiens! D'ailleurs, l'Australie vient d'adopter le genre neutre pour celles et ceux qui ne se sentent ni hommes ni femmes, et ce, malgré ce que la nature leur a placé entre les jambes. Il faut dire que l'Australie avait déjà mis en place sur ses documents administratifs, la possibilité de cocher "X" ou "Autre" quand il s'agissait de renseigner son sexe.

Donc, avec ce problème de traduction, on en arrive vite à la conclusion que genre = sexe. Sauf que non.
Parce que le genre dont je te parle moi, ce n'est pas le sexe biologique, mais la construction de l'identité socio-sexuée: celle que la société nous inculque ou nous impose en fonction de notre sexe biologique.

Celle qui fait que parce qu'un individu naît avec un service 3 pièces entre les jambes, on va tolérer qu'il soit brutal, on va lui mettre des pantalons, on va lui apprendre à se défendre et à ne pas pleurer, on va estimer qu'il a besoin de se défouler...

Celle qui fait que parce qu'un individu naît avec un abricot entre les jambes, on va lui interdire la brutalité, on va lui faire porter des robes même quand il fait 4°, on va lui apprendre à cuisiner comme maman, on va trouver normal qu'elle pleure parce qu'elle est "naturellement" plus fragile, on va lui apprendre à rester calme et douce pour pas qu'elle devienne un "garçon manqué" (genre un faux garçon, un garçon raté...)

Dans les commentaires du billet de Rosaelle, que je n'ai pas réussi à commenter parce que mon iPhone en avait décidé ainsi, elle écrit:
"Ces études n'amènent rien de concret."
Et je voulais répondre:
"Donc ma thèse n'apporte rien et mes 6 années de gender studies non plus. La boucle est bouclée".  
Et Rosa ajoute:
"Et ça combat quoi? le machisme? Faut voir ce que ça suscite comme réaction: j'ai + l'impression que cela les renforce...
Je m'interroge sur ce raisonnement. Doit-on arrêter de défendre quelque chose parce que ça ne fait que renforcer certaines positions contraires aux nôtres?

Toujours est-il que c'est en prenant en compte le genre comme outil d'analyse des construction socio-sexuées qu'on arrêtera (un jour...) de penser qu'un mec qui se teint en blond platine ou qui porte du rose est une tantouse, ou qu'une femme baraquée, les cheveux courts et qui porte des Doc Martens est une goudou.

Et c'est en arrêtant d'enseigner aux garçons que seul le prince forcément charmant peut sauver la princesse forcément greluche et prisonnière, que l'égalité entre hommes et femmes fera son chemin dans les mentalités des plus petits... qui deviendront grands.

Bonne nuit.

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64 commentaires

  1. D'un autre côté, si les gonzesses arrêtaient de nous emmerder ....

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    1. Te lire avant d'aller me coucher, c'est mon genre....
      [Belle démonstration, les choses sont claires, j'ai compris..]...

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  2. Et dire que pendant ce temps là Papa lit et Maman coud !
    Merci Elo !
    Bz

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  3. Bon, je vais expliquer de manière moins brutale: c'est le souci des commentaires.
    Tu ne m'as jamais expliqué de manière simple et facilement compréhensible en quoi consistait ta thèse exactement, parce que ça m'intéressait de savoir et de comprendre.
    Les études de genre, mais là, je ne vois pas en quoi c'est mal d'en faire une théorie, sont sociologiques et non historiques, il me semble, en tout cas.
    J'ai fait une thèse sur les galeries d'art et leur emplacement par rapport à la géographie urbaine et historique d'une ville d'origine médiévale. Sujet passionnant mais aucunement intéressant politiquement parlant. Je ne crois pas que l'humanité en ait une trace éternelle en soulignant l'importance de ma thèse pour la civilisation.
    Est-ce que ma thèse a apporté quelque chose de concret? Non. D'ailleurs, toute étude désincarnée porte en elle ce problème.
    L'intellectualisme porte en lui ce problème: il désincarne la vie quotidienne au point de ne pas s'appuyer sur la logique et la raison qu'il veut pourtant défendre.

    J'ai le défaut d'avoir une base d'intelligence paysanne, concrète, terre-à-terre, qui me vient de ma grand-mère, qui aurait du, d'ailleurs selon les études de genre, être une femme soumise sans aucun charisme, vu dans quelle éducation et époque elle a évolué, alors que c'était une des figures du village. Mais as-tu connu cette époque? Qui s'en souvient encore, du fonctionnement des villages français, à l'époque des notables et de la morale chrétienne?
    Avec mon intelligence paysanne, carrée et bas-du-front, héritée d'une femme ayant vécu à une époque archaïque et coercitive du patriarcat traditionnel, j'essaie donc de modérer mon intellect issu de l'éducation de mon père syndicaliste de gauche, petit bourgeois, qui n'en a jamais rien eu à foutre du sexisme dans l'éducation.

    Si tu prends deux philosophes: Kant et Platon, les deux sont intéressants. Mais Platon reste dans les esprits car sa définition de la métaphysique est claire et facilement compréhensible pour tous. Kant est un cauchemar dans ses analyses et ses développements.

    Tu veux toucher le + grand nombre? appuie-toi sur du concret, selon moi. J'adore l'onanisme intellectuel mais il n'est aucunement efficace à mon avis.

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    1. pour essayer de terminer, mais ce n'est pas en un commentaire que je vais y arriver: convaincre le plus grand nombre, c'est difficile, même si les idées sont juste. Alors des réacs...

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    2. Si je peux me permettre, ton message contient une illustration de pourquoi études de genre et théorie du genre ne veulent pas dire la même chose.
      Une étude, c'est partir des faits et les documenter. Une théorie, c'est partir d'un modèle et d'en tirer des prédictions.

      Une étude de genre ne peut imposer à la grand-mère d'être quoi que ce soit, elle se contente de documenter les faits sans les contester.
      En disant "elle aurait dû", tu supposes une théorie du genre, puisque c'est une théorie qui fait des prédictions.

      Yis.

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    3. Exact: soit c'est juste des études et on ne peut influer sur l'école et sa pédagogie, soit ce sont des études qui conduisent à des thèses pour appliquer concrètement une théorie afin d'influer sur des comportements.
      Dans un souci de discussion, j'admets que ce sont juste des études. Mais on sait tous sur quoi peuvent déboucher des études, surtout universitaires.

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    4. J'allais répondre la même chose que Yis en copiant-collant un bout de ton com:
      "Les études de genre, mais là, je ne vois pas en quoi c'est mal d'en faire une théorie, sont sociologiques et non historiques, il me semble, en tout cas."
      Et en ajoutant qu'une théorie n'a rien de concret, ne prouve rien, n'explique pas grand chose. Alors qu'avec les études, la mise en pratique (opposée à la théorie), on obtient des conclusions beaucoup moins "théoriques" justement.
      Quant à la sociologie, c'est précisément ce que je dis: un outil sociologique. Et c'est là que ça devient intéressant: utiliser un outils sociologique pour étudier l'histoire, la l'anthropologie, l’ethnologie, les sciences politiques, la psycho... En ce qui me concerne, en choisissant comme sujet de thèse les femmes militaires, j'ai voulu montrer que, non seulement il y en avait, mais qu'en plus ce sont elles qui ont contraint l'armée à se féminiser. Ayant réussi à le démontrer, je nourris l'espoir qu'un jour dans les cours d'histoire, on ne parle plus que des soldats mais qu'on parle aussi des militaires féminines, qu'on ne parle plus exclusivement des hommes des FFL mais des femmes aussi.
      Et l'intérêt des études, étayées et appuyées par des thèses, c'est précisément de déboucher sur de nouvelles réflexions... Et dans l'idéal, de nouveaux comportements.

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    5. Donc, des femmes, individuellement, ont réussi à influer un système, si je comprend bien.

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    6. Et ça veut dire quoi, féminiser l'armée?

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    7. Sur ce cas précis oui... Mais il y en a d'autres. Et en utilisant le genre comme outil d'analyse de la féminisation de l'armée, on comprend pourquoi il a fallu attendre le XXème siècle (violence, mort, armes, combat, physique, sport, guerre... Que des champs d'action masculins...)

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    8. Selon Claude Zaidman => féminiser = "quand des femmes entrent modestement et en petit nombre dans des métiers jusque-là monopole masculin. Cette entrée en douceur, quand il s’agit de secteurs de pouvoir ou présumés tels, évoque l’idée d’une subversion (positive ou négative) selon les positions".
      Car c’est bien la subversion qui jalonne le parcours des femmes dans l’armée, puisqu’en pénétrant ce bastion masculin, elles bouleversent – souvent malgré elles – l’ordre établi, les valeurs et les idées reçues.

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    9. Cela n'a pas été possible via le biais de technologies innovantes, d'un point de vue scientifique mais aucunement humaine, comme la mécanisation, dont les drones sont l'ultime aboutissement dans l'horreur, aussi?
      Juste une remarque en passant.

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    10. Je connais bien l'armée, et pour cause, mon histoire familiale y est liée.
      Tu vois bien qu'il y a une concomitance entre l'entrée des femmes aux postes militaires et combattants, d'une part, et les avancées technologiques.
      On a donc un paradoxe qui est que plus l'armée se féminise, plus elle fait appel aux nouvelles technologies.
      Je dis cela sans aucun jugement de valeur.
      Un homme ou une femme peut manier un drone, mais avant, seul un homme pouvait être efficace au combat, quand la force physique primait sur la technologie.
      J'ai un de mes arrières-grand père décoré de la Légion d'Honneur pour services rendus à la Nation et une description de son héroïsme dans un livre que j'ai retrouvé dans le site gallicana. Jamais une femme n'aurait pu manier une canonnière dans la première guerre mondiale, dans les circonstances où il a fait acte de bravoure. A cette époque, il y avait peu de femmes et aucune dans les unités combattantes d'élite.
      La féminisation de l'armée est-elle donc positive? je me pose juste la question et j'enlève ici ma conviction, pour être neutre.

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    11. Je me fous de savoir si la féminisation de l'armée est positive ou pas. Ce dont je ne me fous pas par contre, c'est qu'il y ait de moins en moins de secteurs exclusivement réservés aux hommes. Que ce soient des secteurs "positifs" ou pas.
      "Jamais une femme n'aurait pu manier une canonnière"... Voilà précisément le genre d'affirmation qui me fatigue.
      C'est une affirmation basée sur la non existence de faits similaires du côté des femmes.
      C'est un peu comme si on affirmait (pardon pour l'exemple au ras des pâquerettes): jamais un homme n'aurait pu supporter les corsets et les robes à crinoline.
      Et pour cause: il n'y en a pas eu.
      "Il y avait peu de femmes et aucune dans les unités combattantes d'élite." En France peut-être, mais pas en Russie (Bataillon de la Mort de Maria Botchkareva)! Puis en URSS avec les sorcières de la nuit (intéressant ce surnom d'ailleurs) et les tireuses d'élite de l'Armée Rouge...
      "plus l'armée se féminise, plus elle fait appel aux nouvelles technologies." => question de timing!
      Donc?

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    12. Sur ce bataillon: "Le seul et unique engagement du bataillon, à Smorgon (Biélorussie), les 21 et 22 juillet 1917
      , sera ainsi abondamment rapporté dans les journaux anglo-saxons. Puis les projecteurs s’éteignent sur Maria Botchkareva et ses combattantes. À partir de septembre 1917, l’armée russe se délite rapidement. Les refus d’obéissance se multiplient ; des centaines de milliers de soldats désertent et s’en retournent chez eux pour participer à la révolution paysanne qui couve. Le « coup de force bolcheviste » du 25 octobre semble définitivement rejeter dans les poubelles de l’Histoire le « Bataillon féminin de la mort ». Tout au plus quelques dépêches mentionnent-elles que des « femmes ont participé vaillamment à la défense du palais d’Hiver où siégeaient les ministres du dernier gouvernement de la Russie démocratique ». Longtemps, on pensera, à tort, qu’il s’agissait là des combattantes conduites par Maria Botchkareva "
      "Le seul et unique engagement du bataillon féminin à Smorgon (Biélorussie), les 8 et 9 juillet 1917, a été rapporté en détail non seulement par sa commandante, mais aussi, on l’a dit, par plusieurs correspondantes de la presse étrangère chargées de couvrir l’événement
      . Renforcée par environ six cents soldats et officiers aguerris (« de telle sorte que chacune de mes filles était encadrée de deux hommes »), l’unité commandée par Maria Botchkareva semble être parvenue à enfoncer deux lignes ennemies, avant de devoir se replier faute des renforts promis et sous prétexte, explique le commandement, que « les hommes tiennent meeting »
      . Au milieu de ce chaos, le bataillon de Maria Botchkareva a battu en retraite dès que la contre-offensive allemande s’est amorcée, afin d’éviter l’encerclement. Blessée, meurtrie, voyant son unité décimée en pure perte, Maria Botchkareva ne lancera plus jamais ses femmes dans une nouvelle attaque
      . À ses yeux, l’armée russe est devenue « une bande de sauvages » gagnée par une violence formidable qui ne vise plus l’Allemand mais bien les « ennemis de classe » : les officiers y sont désormais lynchés par des soldats déchaînés, enivrés par les appels au meurtre des propagandistes bolcheviques. C’est avec passion – et non sans lucidité – que Maria Botchkareva dénonce l’émergence, à la fin de l’été 1917, de ce que le général Broussilov a appelé le « bolchevisme de tranchée » : une « aspiration à une liberté anarchique, sans la moindre entrave "
      c'est sur Google en accès libre.
      Tu cites la Russie: fait politique décidé en haut lieu par des hommes, tellement égalitaires qu'aucune femme ne put diriger l'URSS.
      Le souci est que tu refuses de mettre en balance le fait qu'une société complétement égalitariste pourrait aboutir à des erreurs.
      On ne serai jamais d'accord, je crois.

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    13. Mais je n'ai jamais dit le contraire. Une société égalitariste peut bien évidemment faire des erreurs.

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    14. Rosa, je me demande si vous ne prendriez pas un peu le problème à l'envers : ne serait-ce pas plutôt la "technicisation" de l'armée qui a permis d'y engager des femmes plutôt que l'inverse ?

      Quoi qu'il en soit, il existe des études américaines (Aristide en avait rendu compte sur son blog, mais je ne parviens pas à retrouver ce fucking billet !) montrant que la féminisation des troupes au sol a contribué à abaisser assez nettement le niveau d'exigence vis-à-vis des soldats et, donc, à rendre ces corps moins performants.

      Pour ce qui est des métiers, en réalité il n'y en a aucun qui soit "interdit" aux femmes. Par exemple, une femme pourrait très bien postuler pour un travail d'éboueur (éboueuse ? éboueure ?) municipal (étrangement, ça ne semble pas faire partie des revendications féminines…) ; elle peuvent aussi devenir avocates d'affaires, il y en a d'ailleurs quelques-unes. En réalité, pour rester sur ce dernier cas, le problème est ailleurs, et tient du préjugé, ça je vous l'accorde volontiers : il se trouve que, passé une certaine somme, quand de très grosses masses d'argent sont en jeu, les hommes ont tendance à refuser d'en parler avec une femme. C'est sans doute idiot, mais c'est un fait dont les grands cabinets doivent bien tenir compte.

      Autre chose, un peu plus désagréable je le crains : on constate régulièrement, et depuis longtemps, que lorsqu'un métier est massivement investi par les femmes, c'est qu'il est sur la pente savonneuse de la dévaluation, à la fois sur le plan du prestige que sur celui de l'argent qu'il rapporte. Nul ne sait, je crois, dans quel sens marche la relation (les femmes investissent-elles des métiers déjà en cours de dévaluation, ou est-ce leur arrivée qui provoque cette dévaluation ? Mystère…)

      En tout cas, les exemples sont multiples et s'inscrive sur une durée assez longue (à l'échelle d'une vie humaine). Ça a commencé par le métier d'instituteur, puis de professeur ; ça a continué avec les médecins généralistes et les avocats pénalistes ; avec le journalisme, même chose ; on pourrait facilement trouver d'autres exemples, mais bon : vous avez compris le principe.

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    15. Vous êtes toute les deux dans l'erreur :

      "plus une armée se féminise, plus elle fait appel aux nouvelles technologies", detout temps il y a eu des armées féminines et féminisées. Nouvelles technologies ou pas. Elooooody ne parle que de l'histoire contemporaine francaise mais si l'on considère l'histoire mondiale + de l'antiquité à nos jours, il y a toujours eu, officiellement ou pas, des femmes capables de manier les armes de leur époque comme des hommes. C'est un total cliché que de croire que ces petites choses faiblardes on besoin d'un bouton sur lequel appuyer sans quoi elles sont perdues !


      "jamais un homme n'aurait pu supporter les corsets". Les corsets ont tout autant été portés par les hommes. En particulier au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

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    16. Euterpe a raison, il y a toujours des femmes dans les armées : les cantinières et les putes (le cumul reste possible).

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    17. Je ne parle pas d'esclaves sexuels ou domestiques au service de la GRANDE mâlitude SUPÉRIEURE à laquelle tu crois comme le pape à son salut éternel et dont tu fais même usage ce qui selon moi te range parmi les criminels d'assises, mais de femmes qui tiennent des armes et qui s'en servent pour tuer (des criminels, par exemple).
      Témoin les tireuses d'élite russes qui tiraient les soldats de la Wehrmacht comme des lapins. Témoin les Amazones du Dahomey. Témoin les Troyennes. Témoin les Germaines. Témoin les Protestantes qui ont défendu La Rochelle a la fin du 16e siècle.
      Etc.
      Les exemples ne manquent pas.
      Les putes ou les cantinières sont juste que ce que certains complexés (mal baisés ?) rêvent de faire de toutes les (leurs ?) femmes (épouses ?).

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    18. Vous aurez compris que je ne parle pas des femmes dans l'armée ou au service des armées (civiles ou auxiliaires) mais de femmes militaires (sous contrat militaire et non civil avec l'armée).

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    19. oui, pour moi c'est clair, mais Rosaelle semble croire que les femmes n'ont fait leur apparition derrière les armes que depuis qu'elles sont télécommandées.

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    20. Sinon, pour les corsets des hommes: certes, mais la compression était loin d'être comparable...

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    21. Mais oui, suis-je bête : les Troyennes, mais c'est bien sûr ! Comment ai-je pu les oublier, avec toute la masse de documents irréfutables que nous possédons sur la guerre de Troie ?

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    22. J'allais te le dire, Euterpe, tu sais bien que les Troyennes n'ont jamais existé.
      Par contre, une armée offensive, qui envahit des pays, il n'y en a pas avant le 20ème siècle, l'armée telle qu'on l'entend.

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    23. On peut même dire avant la seconde moitié du XXe siècle. Parce que, hein, les filles dans les tranchées de la Somme ou au Chemin des Dames (malgré son nom…), il n'y en avait pas lerche. Et, quoi qu'on en dise, pas beaucoup plus dans l'Armée rouge de 1942.

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    24. Il faut bien commencer à un moment... Alors évidemment, les pionnières n'ont pas investi les lieux par centaines de milliers hein.

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    25. Didier, l’article que vous cherchez est ici (je ne fais pas ma pub hein, je rends service).
      http://tinyurl.com/ltsrmwy

      En ce qui concerne les avocats d’affaire, je ne crois pas que la faible présence des femmes tient à des préjugés comme vous le dites. Cela tient plutôt au fait que c’est un milieu hyper-compétitif et que vous devez vous dévouer corps et âme, 24h/24h, à votre cabinet si vous voulez espérer faire carrière.
      Il semble bien que les femmes soient moins attirées que les hommes par ce genre de conditions de travail.

      Pour en revenir aux femmes dans l’armée, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre pourquoi leur présence y a toujours été marginale. En Occident, le poids moyen de l’équipement du fantassin est d’environ 40kg. Ce chiffre n’a pratiquement pas varié depuis le temps des hoplites. Et bien entendu, une fois vos quarante kilos sur le dos, il faut encore être capable de marcher une cinquantaine de km par jour et de vous battre.
      Cela seul suffit à expliquer pourquoi l’armée a toujours été une affaire d’homme. Et on pourrait bien sûr y ajouter beaucoup d’autres considérations physiques et psychologiques.
      A ce propos, je conseillerais de lire A war like no other, de Victor Davis Hanson. Il explique comment, très concrètement, se battaient les Grecs du temps de la guerre du Péloponnèse. Une fois que vous savez ce que cela représentait d’être un hoplite ou bien de ramer sur une trirème, vous ne vous posez plus la question de la place des femmes.
      Et on pourrait en dire autant des légions romaines, des armées féodales, de la Grande Armée de Napoléon, des poilus de 1914, etc. Contrairement à une croyance répandue, le progrès technique n’abaisse guère les exigences de la vie du fantassin.
      J’irais plus loin : n’importe qui ayant l’expérience de ce que peut être, en pratique, la vie d’un soldat comprend pourquoi les femmes n’ont jamais formé et ne formeront jamais l’ossature d’aucune armée.

      Que, dans certaines circonstances particulières, des femmes aient pu participer à certaines activités militaires ne change rien à l’affaire. Une femme peut tuer aussi bien qu’un homme, mais être soldat ce n’est pas seulement tuer, et les femmes sont simplement beaucoup, beaucoup moins bien équipées que les hommes pour être soldat.
      Je trouve d’ailleurs significatif que le seul exemple concret de femmes soldats discuté ici soit celui de l’armée rouge. Dans un régime voué au culte de l’égalité et reposant sur le dogme de la totale malléabilité de l’être humain, on peut effectivement trouver de (rares) exemples de bataillons féminins. Mais en URSS, il était aussi officiellement admis pendant longtemps que l’on pouvait faire pousser du blé dans la toundra.

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    26. Je pourrais aussi vous parler des 13 à 14 000 femmes qui ont rejoint la nouvelle armée française en 1944.
      Et je pourrais aussi vous recommander la lecture de Joshua Goldstein "War and Gender".

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    27. @ Aristide,

      Verbatim: "les femmes sont simplement beaucoup, beaucoup moins bien équipées que les hommes pour être soldat."

      Les états majors des armées occidentales ne partagent pas cette évaluation de la situation.

      Dans vote article, vous commettez une erreur: vous attribuez la féminisation des armées, et particulièrement leur admission dans les troupes de combat, comme une victoire d'un féminisme nihiliste.

      En fait, le féminisme est bien la dernière raison pour laquelle on féminise les armées.

      La réalité est beaucoup plus prosaïque: les armées occidentales ouvrent leurs portes aux femmes parce qu'elles doivent gérer des problèmes de recrutement. La moitié des hommes sont des femmes: les armées ont décidé de ne plus se passer de cette moitié.

      Concernant la décision américaine à laquelle vous faites référence, c'est presque cruel: en janvier 2013, le DoD a effectivement pris la décision d'admettre les femmes soldats en unité de contact. Pourtant, environ 150 femmes soldats américaines avaient déjà péri en opération en Afghanistan et en Irak.

      Mais comment ça?

      Dans ces conflits de type anti insurrectionnels, il n'y a pas de ligne de front: on peut se faire tuer partout, ce qui arrive donc aussi aux femmes soldats.

      Dès lors, les admettre en unité de combat relativise beaucoup la chose et, en outre, augmente leurs chances de survie car, figurez-vous, les unités de combat subissent peu de pertes. Les unités les plus exposées sont souvent, en effet, les unités de soutien.

      Bref, autant faire combattre les femmes, puisque de toute façon elles se font aussi tuer.

      Notons par ailleurs que la féminisation des troupes n'a pas fait baisser la cruauté des combats: les femmes sont égales aux hommes de ce point de vue.

      Le principal problème de la féminisation de l'armée est le viol: une femme soldat a plus à craindre de ces frères d'arme que de ses ennemis sur ce plan. Là dessus, les choses sont hélas très claires.

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  4. « Toujours est-il que c'est en prenant en compte le genre comme outil d'analyse des construction socio-sexuées qu'on arrêtera (un jour...) de penser qu'un mec qui se teint en blond platine ou qui porte du rose est une tantouse, ou qu'une femme baraquée, les cheveux courts et qui porte des Doc Martens est une goudou. »

    Pourquoi arrêterait-on de penser cela puisque, quatre fois sur cinq, cela correspond à la réalité ?

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    1. C'est scientifique, comme remarque, ça ! ça repose sur une observation fine et longue, des milliers de cas d'étude...

      L'autre jour, Marco Polo, chez Jegoun, reprochait aux sciences humaines d'être plus empiriques que les "sciences dures" et que par conséquent, on ne pouvait pas s'y fier et que c'est bien pour ça qu'on appelle les études sur le genres "théories fumeuses"...C'est vrai que ce n'est pas la peine de faire des études, si à la louche mais très précisément, on peut dire que 4 fois sur 5 les goudous ont les cheveux courts et des docs martens...

      N'importe quoi...

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    2. C'est n'importe quoi… sauf que je n'ai pas dit ça du tout ! Il y a une nette différence de sens entre votre « 4 fois sur 5 les goudous ont les cheveux courts et des docs Martens » et mon : « 4 fois sur 5, une porteuse de docs Martens à cheveux courts est une lesbienne. »

      Du reste, il est exact que j'ai balancé ce "4 fois sur 5" tout à fait à la louche. Mais que ce soit 3 fois sur 5 ou 9 fois sur 10 ne change pas grand-chose.

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    3. ah, c'est plus une skinhead, avec les Doc Martens? Pourtant, ça correspond bien: cheveux courts, gros blouson et fringues connotées. Mais 4 personnes sur 5, voire plus que ça jugent les gens aux apparences...

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    4. J'ajoute qu'il n'y a pas de vérités QUE scientifiques. Notamment dans le domaine de l'humain, où la science n'est que d'un faible recours. Les vérités empiriques, basées sur une simple observation, existent aussi et ont leur pertinence. Heureusement, d'ailleurs, car en fin de compte ce sont elles qui rendent l'existence possible.

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    5. Oui, et tous les coiffeurs sont pédés...Entre la vérité empirique appuyée sur quelques études sociologiques et le vieux préjugé de comptoir, il n'y a qu'un pas, selon vous ! C'est précisément l'intérêt des études sur le genre, de déconstruire les préjugés à la con, d'ajouter un peu de finesse et d'esprit de discernement dans ce monde de brutes...cela ne peut pas vous échapper, tous les moustachus ne sont pas bas de plafond...au moins...dans 8 cas sur 10...

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    6. Rosa : d'après ce qu'on peut voir (mais on va encore me dire que ce n'est pas "scientifique"…), le "skinheadisme" est plutôt un truc de garçons que de filles, non ?

      Quant à juger les gens sur leur apparence, c'est souvent fort judicieux, et d'ailleurs tout le monde le fait, y compris vous ; sinon, la vie quotidienne deviendrait vite impossible.

      C'est d'ailleurs pour cela que le dicton « l'habit ne fait pas le moine » est absurde : lorsque vous voyez passer dans votre rue un type tonsuré et vêtu d'une robe de bure, il y a tout de même neuf chances sur dix (oui, oui, c'est encore à la louche !) qu'il s'agisse réellement d'un moine. (Ça marche aussi avec les bonnes sœurs…)

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    7. CyCee, vous caricaturez et vous le savez ! Qui a dit que TOUS les coiffeurs étaient pédés ? Personne ! sauf en manière de plaisanterie. Mais cela n'empêche pas qu'on rencontre nettement plus d'homosexuels chez les coiffeurs pour dames (ou chez les danseurs classiques) que chez les charcutiers ou les avocats d'affaires. Même si, bien évidemment, il y a des coiffeurs hétéros et des avocats homos.

      À propos des coiffeurs, ce n'est pas mon préjugé de beauf qui parle : Renaud Camus le dit très simplement, dans ses livres les plus ouvertement homosexuels.

      De toute façon, le préjugé souffre d'une mauvaise réputation imméritée : étymologiquement, il s'agit d'une chose qui a déjà été jugée, sur la quelle il n'est pas absolument nécessaire de revenir tous les matins. Et, de fait, je suis persuadé qu'il y a beaucoup plus de préjugés fondés que mensongers.

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    8. Bien sûr que je caricature...mais vous aussi, en déclarant que les études sur le genres vont détruire la civilisation...du moins, je l'espère !

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    9. Enfin, quand je dis "vous", je parle surtout de Corto et consorts...mais la caricature ce sont des petits raccourcis bien pratiques, hein, à la louche !

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    10. Cycee marque un point,là. Justement, l'instinct de survie me dit de me méfier des apparences. Donc j'analyse les gestes et le regard. Et je vous assure que le nombre d'avocats d'affaires qui sont homosexuels et qui ne le montrent pas...pourquoi croyez-vous que ce qu'on appelle le "lobby gay" est aussi important et pèse autant?

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    11. D'un autre côté, j'ai remarqué, effectivement, qu'on convainc mieux en tailleur classique et talons hauts qu'en jean et basket, lorsqu'on a besoin de convaincre, en tant que femme, mêm et et surtout quand l'interlocuteur est une interlocutrice. C'est limite caricatural mais c'est vrai et vécu. Alors il faut faire avec les préjugés des autres. Je précise que c'est mon opinion et mon analyse.

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    12. « Enfin, quand je dis "vous", je parle surtout de Corto et consorts... »

      Ah, je préfère ça ! Je cherchais désespérément où et quand j'avais pu dire un truc pareil…

      Rosa : je ne vois pas très bien quel "point" elle marque, mais enfin, si vous le dites…

      Sinon, vous pouvez vous méfier des apparences, c'est d'ailleurs plus ou moins ce que tout le monde fait, mais cela ne les empêche pas d'exister et de dire des choses vraies sur celui qui les arbore (parfois des choses qu'il aimerait mieux cacher, d'ailleurs, et qu'il révèle malgré lui). Parce que, enfin, l'être et le paraître ne sont pas des choses indépendantes l'une de l'autre !

      (J'ajoute que le paraître, qui a fort mauvaise réputation, me semble aussi important que l'être. Le paraître est ce qui fait passer l'être, qui le rend aimable ou au moins supportable.)

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    13. de deux choses l'une: soit les gender studies sont basées sur la réalité et peuvent donc avoir des effets concrets, soit elles n'ont aucune réalité et ne déboucheront donc sur aucun effet négatif. En vous élevant contre ces études, vous justifiez donc leur réalité et leur impact.C'est en quoi Cycee a raison, d'un point de vue rhétorique.

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    14. je précise: un effet concret positif ou un effet concret négatif.

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    15. Faut vraiment que j'arrête de rédiger des billets à 23 h... Je suis en retard sur tous les com!

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    16. En sciences sociales, le caractère fantaisiste d'une théorie ne signifie pas nécessairement qu'elle n'ai pas d'effets. Le malthusianisme, était complètement à coté de la plaque. Il a pourtant inspiré un paquet de politiques avant qu'on ne s'aperçoive qu'il oubliait juste la donnée "progrès technique".

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    17. Certes... Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai comme l'impression qu'ici précisément, sur cette question du genre, le mot "théorie" prend une tournure parfaitement péjorative...
      Je dois être parano.

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    18. Citation :

      " « Toujours est-il que c'est en prenant en compte le genre comme outil d'analyse des construction socio-sexuées qu'on arrêtera (un jour...) de penser qu'un mec qui se teint en blond platine ou qui porte du rose est une tantouse, ou qu'une femme baraquée, les cheveux courts et qui porte des Doc Martens est une goudou. »

      Pourquoi arrêterait-on de penser cela puisque, quatre fois sur cinq, cela correspond à la réalité ? "

      Réponse :

      C'est la réalité parce que justement on n'arrête pas de penser cela.

      J'aimerais bien porter des vêtements et des coiffures plus excentriques, pas provocateurs en soi, mais juste plus éloignés de la représentation commune que l'on se fait d'un jeune homme. Seulement je ne le peux pas 1° à cause de mon petit budget (mais c'est en dehors de la question) et 2° parce que dans la rue on me regarderait bizarrement, même mon psy (censé faire preuve de tolérance).

      Si l'on en finissait avec les préjugés et les prédéfinitions (layettes bleues / roses y compris), nous aurions bien plus de libertés individuelles et moins d'intolérances.

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  5. J'ai pas une capacité d'analyse aussi poussée mais c'est j'ai lu le billet et les commentaires avec beaucoup d'intérêt.
    Je suis en gros d'accord avec la conclusion de ton billet et effectivmenet le jour où on n'arrêtera l'enseignement des clichés "les filles à la vaisselle, en rose et les gars sur une moto en bleu" comme étant une évidence, qu'on se rapprochera de l'égalité". Mais il y a encore du boulot.

    Bon mon commentaire n'apporte rien mais j'étais contente de vous lire ;)

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    1. Je crois tellement que c'est en développant et en diffusant les gender studies qu'on arrivera à briser les clichés.

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  6. Je sais pas.

    Si on les diffuse comme une doxa (donc avec une volonté de bien pensance et de la censure, puisque ça va avec) c'est promis à l'échec.

    Et... d'une certaine façon, comme c'est diffusé comme ça, c'est rassurant que ce soit un échec.

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    1. Si vous l'dites.
      Jusqu'à présent, j'ai quand même davantage entendu des réfractaires qui n'y connaissent rien que des défenseurs des études de genre.
      Ce sont les réfractaire conservateurs et réac qui déforment tout et qui ont peur qu'on détruise le sexe biologique.

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  7. Si vous pesiez vos mots aussi bien que vous le faîtes pour le mot "théorie", les gens y verraient plus clair dans les manoeuvres de la socialie.

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    1. Oui mais je pèse mes mots quand je veux.

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