16/11/2015

Sortir, danser, chanter, boire et baiser… Même pas peur.

Ainsi donc, ces trépanés de Daech, ces fous de (pseudo)Dieu se sont félicités du carnage qu’ils ont commis à Paris et en banlieue. Ainsi donc se sont-ils réjouis d’avoir porté atteinte à notre mode de vie qui veut que le vendredi soir, nous exaltions notre dépravation jusqu’à écouter du rock, se trémousser dans une salle de concert, oser boire comme des trous aux terrasses des cafés… Voire, sacrilège, se vautrer dans le sexe.

Tel était en substance le contenu de leur communiqué d’autocongratulation.

Aujourd’hui, après un week-end entier à nous abreuver de dépêches AFP, à nous réconforter les uns les autres, à commémorer à la hauteur de nos modestes moyens la mémoire des victimes qui, pour la plupart, n’avaient pas 30 ans, après des hommages, des minutes de silence, des embrassades et des rassemblements envers et contre toutes les interdictions, après un discours de combat du Président de la République, nous nous sommes relevés. 

Nous sommes debout
Nous resterons debout.
Nous combattrons debout la barbarie, nous garderons la tête haute.
Nous continuerons à sortir le vendredi soir, à danser, à chanter, à boire et à baiser.
 
Qui eut pu imaginer qu’un jour, vivre, vivre pleinement, profiter de sa jeunesse, serait devenu un acte de défiance vis-à-vis d’une poignée de cinglés qui n’ont de croyants que le nom ?
Qui eut pu imaginer qu’on entrerait en guerre au nom de notre de mode de vie, de nos plaisirs du vendredi soir, de notre appétence pour le sexe, l’alcool et le rock’n roll ? Bref, de la liberté. 

Nous y sommes.

D’aucuns y trouveront encore à redire pour différentes raisons. Certains penseront que les décisions arrivent trop tard. D’autres trouveront que les mesures proposées par François Hollande sont anti-démocratiques. D’autres encore diront que nous l’avons bien cherché et qu’on récolte ce que l’on sème.


Alors oui, je l’assume : je n’ai aucun problème à être surveillée, fichée, observée. 
Je n’ai aucun problème à être contrôlée une fois, deux fois, trois fois par jour s’il le faut.

Mais je refuse que des cinglés nous interdisent de sortir, danser, chanter, boire et baiser.
Le vendredi soir.
Et tous les autres jours de la semaine.

48 commentaires:

  1. Qui eut pu imaginer qu’un jour, vivre, vivre pleinement, profiter de sa jeunesse, serait devenu un acte de défiance vis-à-vis d’une poignée de cinglés qui n’ont de croyants que le nom ?

    Ah ça...pas vous assurément.

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    1. Quelle ignorante je fais... C'est fou je n'en reviens même pas moi-même.

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  2. "Qui eut pu imaginer qu’un jour, vivre, vivre pleinement, profiter de sa jeunesse, serait devenu un acte de défiance vis-à-vis d’une poignée de cinglés qui n’ont de croyants que le nom ?"

    Eh bien, tous ceux qui ont entendu parler avant ce jour d'islamisme n'ont même pas besoin d'imagination... ouvrir un journal, écouter la radio, regarder la télévision, voyager...

    et je me permets d'imaginer, au vu de ce qu'on vit déjà et de ce que vivent d'autres peuples un peu plus loin, que ce n'est que le début de l'introduction des prémisses de l'avant-goût d'un sacré merdier.

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  3. Même pas peur !
    Sauf si une ampoule pète dans le troquet d'à côté, là c'est plus pareil...

    CLIC

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    1. Les islamistes de Daesh doivent bien rigoler avec ce type de vidéos...

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    2. Bah oui ! Comme nous sommes un peuple de trouillards dépravés, disent-ils, une vidéo où l'on montre des gens paniqués hurler, se bousculer et piétiner les mignonnes petites bougies courageusement allumées tout ça pour un pétard, je pense que ça doit les faire rigoler.

      La préfecture avait demandé de ne pas se rassembler, de ne pas compliquer le travail des flics, juste pour quelques jours.
      Un minimum d'esprit civique nous aurait fait éviter ces manifestations très mignonnes mais peu compatible avec une quelconque notion de résistance. Tu parles d'un courage... Il en faudra davantage face aux salafistes.

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  4. "Nous continuerons à sortir le vendredi soir, à danser, à chanter, à boire et à baiser."

    Votre projet me convient, et je suis assez libre l'après-midi. Ne vous dérobez pas : il faut le voir comme un acte de résistance .

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    1. C'est marrant ce 1er degré dans tous les commentaires tiens.

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    2. Qu'est-ce que ça changerait de se lamenter en chœur ? Une fois qu'on a accepté notre impuissance individuelle, on est vraiment obligé de faire le clown en répétant la même chose que tout le monde (ça encore c'est inéluctable, puisque ces attentats nous mettent à égalité de victimes devant l'adversaire) et en se conduisant comme des petits pantins infantiles, gémissants, en quête de consolation impossible ?

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  5. Trop drôle. Ce n'est pas avec votre gentil programme (boire en terrasse, écouter des décibels et baiser) que vous allez lutter contre la Bête. Vous dites "Nous ne lâcherons rien" comme si vous étiez une combattante, comme si vous aviez votre mot à dire. Dans cette guerre vous n'êtes qu'une cible, jamais un soldat en position de lutter. Mais ce n'est pas grave, puisque vous n'avez pas identifié l'ennemi, qui n'est ni musulman (bien sûr) ni même "croyant" (c'est dans votre billet). Pour éviter les contrôles au faciès, je suppose qu'il faudrait donc perquisitionner dans les églises, les temples bouddhistes, les associations d'Amicale Laïque et les clubs de bridge autant que dans les mosquées et les caves des "quartiers populaires"... Tu parles d'une guerrière...
    En réalité, vous êtes vraiment à côté de la plaque, et le meilleur intervenant du jour, Elie Arié, vous le fait comprendre à sa manière.

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    1. Je suis toujours épatée par le temps que vous perdez à venir ici me dire que je ne suis - en substance - qu'une gourde qui n'a rien compris.

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    2. Pour voir la tronche de nos warriors réacs il faut aller chez Nicolas.

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    3. C'est parce que j'ai l'espoir que vous gagnerez en sagesse à mon contact !

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    4. Mon petit Frédo, tu aurais vécu le quart de ce que j'ai vécu dans les rues, tu pourrais la ramener et te foutre de ma gueule. Seulement le vieux con de 53 piges en a encore assez sous le pied pour te coller la tronche sur le bitume.

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    5. Et voilà le bon vieux concours du kikalaplugrosse.

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    6. Ah mince je n'avais pas vu le commentaire de Koltchak.
      Mais je n'en doute pas qu'à droite vous vous sentez tous des guerriers, c'est dans votre culture, curé en rangers, le chef toussa. Moi je suis un punk et j'aime bien me moquer des guerriers en déambulateur de la réacosphère.

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  6. Ce qui me frappe, depuis avant-hier, c'est de voir fleurir un peu partout cette expression : « Même pas peur ! ». Que dit-elle, cette expression puérile, utilisée par les enfants quand, précisément, ils pètent de trouille ? Que d'un côté, on donne des coups de menton en se déclarant “en guerre”, mais que, de l'autre, on se dépêche de préciser que, quoi qu'il arrive, on restera les petits enfants innocents et gentils que l'on est si fier d'être.

    Et je crains que “écouter du rock et boire des coups en terrasse le vendredi soir” soient des causes de guerre modérément mobilisatrices…

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    1. Vous êtes trop dur, Master Goux.
      Ce post est bien meilleur que le précédent, Elodie est sur la bonne voie.
      Nous sommes passés de "Tristesse et colère : Paris touchée au coeur, la France en pleurs " à "Sortir, danser, chanter, boire et baiser…" en quelques jours.

      J’applaudis.

      Quand au "Même pas peur" ...

      Allez jeter un œil sur la blogroll de droite, "Féministes en tous genres".
      Vous y lirez (difficilement) ceci :
      "12h. Daech vient de revendiquer. Évidemment. EuxLLES aussi, ilELLEs sont en guerre.".
      Vous y verrez, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un langage qui peut s'écrire, mais qu'il est impossible de parler.

      Et ça, moi, ça me fait peur.

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    2. Chacun ses peurs, chacun ses phobies hein.

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  7. Vous n'avez pas d'enfants alors qui prennent le RER B et vont tous les jours à Paris§
    Vos guerres, nos morts§De toute façon quand on a des enfants on a toujours peur des accidents, de la maladie, et même oui des pédophiles quand ils sortent la nuit et doivent rentrer!
    De toute façon la peur est instinctive. Les animaux l'éprouvent et nous lui devons sans doute la survie de nos espèces
    Oui j ai peur, je suis"terrorisée" qu'un jour on me téléphone et qu on me dise qu'il leur est arrivé quelque chose, quoique ce soit! Et maintenant que je suis mère j'aurai peur toute ma vie parce que le malheur n'arrive pas qu'aux autres et peut me frapper tout d'un coup
    Alors si même pas peur, si vous n'avez pas d'enfant, n'en faites pas, car ce ne sera plus jamais pareil!
    Mais voir mourir mes enfants pour des marchands de canons et voir tous ses gens, ces va t en guerre compatir, alors autant cracher si nos tombes!
    Et vous savez ce qui me fait le plus peur c'est le matracage et la propagande
    Et surtout l'avenir! Car l'humain n'apprend jamais rien du passé

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    1. « Car l'humain n'apprend jamais rien du passé »

      Parlez pour vous, grande sotte !

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    2. Oui vous avez raison. Désolée!
      Je me suis laissée emporter. C'est si bête.
      Ca sert à rien. On a chacun nos certitudes
      Mais une amie est venue me voir. Elle a peur aussi. Et sa fille lundi matin était morte de trouille et ma fille aussi sans doute.
      Oui. ON A PEUR
      Alors pourquoi fait on vivre ça à des enfants?
      Pour qui?
      La vie est si courte
      Hier sur la 14 il y avait Datagueule 2 degrés avant la fin du monde sur l'effet du dérèglement climatique, des sécheresses et des famines dans le développement du terrorisme.
      Ma réflexion personnelle
      On a fabriqué des armes. Il fallait bien s'en servir
      On a fabriqué des voitures. Il fallait du pétrole
      On a fabriqué des centrales. Il fallait du gaz et de l'uranium
      Mais surtout il fallait que ça nous coute rien;Alors tant pis pour eux
      Lire aussi l
      Alors tant
      Lire aussi le journal de personne. Çà ne va plus s’arrêter
      Je me laisse encore emporter désolée vraiment
      Je m'en vais

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  8. "Même pas peur".

    J'adore, ça fait très cour de récré, ça fleure bon le type ou la nana qui essaie de se rassurer mais qui dans le fond de son âme meurt de trouille. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas avoir peur. Ceux qui le prétendent sont soit de vrais psychopathes, et il y en a pas mal qui circulent librement dans nos rues, soit des menteurs qui une fois au pied du mur se carapateront en glapissant.

    Seulement voilà, balancer "même pas peur" quand on ne s'est jamais retrouvé nez à nez avec le canon d'un calibre, que l'on ne sait pas ce que ça fait que d'entendre le bruit sifflant des bastos qui fusent autour de soi, je trouve ça très con. Je trouve ça encore plus con de sortir ce genre d'âneries lorsqu'on a jamais été confronté au spectacle d'un type mort par balles ou qui vient crever dans tes bras, lardé de 8 coups de surin dans le bide.

    "Même pas peur", tu parles ! Voilà 23 piges que j'arpente le bitume en Île de France, j'ai eu l'occasion de me retrouver dans des béchamels infernales pour reprendre l'expression d'Audiard, d'entendre des types hurler de douleur à la suite de blessures par balles ou armes blanches, j'ai été braqué, je me suis retrouvé une fois avec un rasoir sur la glotte, je sais ce que c'est que la peur. Et jamais je n'oserais sortir une telle connerie. La peur, elle est là, toujours, sauf qu'on finit par apprendre à l'apprivoiser. A chacun sa manière, moi j'ai pris le parti de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. Et puis j'ai 53 berges, mes trois enfants sont élevés, construisent leurs vies, ma mission est accomplie, le reste c'est du gras.

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    1. J'admire le temps que vous perdez et l'application que vous mettez à venir ici pour baver. C'est épatant.
      Y'a pas à dire... Troll c'est un métier.

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    2. Excusez-moi pour la trivialité, mais vous êtes une conne.

      Mon blog est ouvert à tous, tout un chacun, de droite, de gauche, des divers extrêmes peut venir y commenter en toute liberté, la seule limite étant l'insulte gratuite et les menaces. Jamais je n'ai considéré que ces gens sont des trolls, ils viennent avec leur point de vue, et je n'ai jamais répondu qu'ils viennent baver. Lorsque je considère votre réponse, mes préjugés sur les gens de gauche ne risquent pas de disparaître.

      Ne vous inquiétez plus, je vous laisse dans votre cloaque. Ainsi, vous pourrez échanger avec vos amis, ravis de voir que vous partagez le même point de vue, c'est encore la meilleure manière de se persuader que l'on a raison.

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    3. "Excusez-moi pour la trivialité, mais vous êtes une conne."
      "la seule limite étant l'insulte gratuite"
      La boucle est bouclée.

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    4. Pardon, mais là ce n'est pas gratuit, j'explique même le pourquoi. Défaut de comprenette ?

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    5. Non, votre insulte est gratuite dans la mesure où votre réponse n'explique rien. Votre commentaire était bien du trollage : il ne portait que sur le titre du billet.

      Et chacun peut connaitre la peur. Tiens ! Une fois, mon train est arrivé en retard, j'ai eu très peur que les bistros soient fermés.

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    6. Nicolas, tu m'enverras la note pour le SAV.

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  9. "Même pas peur".

    Je ne suis pas le porte parole de la taulière mais je n'ai pas peur des terroristes ce qui ne veut pas dire que je ne chierais pas dans mon froc en cas de menace directe. Pour l'instant, qu'ils aillent se faire foutre.

    J'aurais pu faire un billet "même pas peur". Ça n'aurait pas été un truc d'école.

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    1. Il reste que la formulation, l'expression sont puériles ; et que cela dit des choses éclairantes sur ceux qui ont spontanément décidé de l'employer.

      Au fond, on refuse toujours de sortir du bon vieux (et assez niais) We are the world, we are the children

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    2. Ben oui, c'est puéril, c'est ce que disent les mômes. Qu'est-ce qui empêche de l'utiliser dans un slogan, d'autant qu'on s'adresse à des tarés ? Vous cherchez la petite bête pour des conneries.

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    3. J'aurais du écrire "not afraid". On aurait été tranquilles.

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    4. Avouez que ce serait trop bête, pour moi, d'avoir cherché la petite bête et de tomber sur deux grosses !

      Mais, en réalité, mon bon ami, je ne la cherche nullement : elle se présente d'elle-même. Je dirais même qu'elle s'exhibe avec complaisance et un petit air bravache, encore une fois le même que celui des enfants qui, en réalité, ont très peur mais cherchent à le cacher, ce qui est compréhensible, puisqu'ils sont, précisément, des enfants.

      Mais lorsque ce sont des présumés adultes qui l'emploient, cette expression, ils n'essaient pas du tout de cacher leur peur (tout à fait recevable en elle-même, par ailleurs), au contraire : ce "parler bébé" est leur manière de dire à leurs agresseurs : « S'il vous plaît, ne nous faites pas de mal, vous voyez bien que nous ne représentons aucun danger pour vous ! »

      Mais je suppose que je suis encore en train de "chercher la petite bête"…

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  10. Vous ne comprenez pas grand chose à la guerre. Ils ne sont pas plus cinglés que vous et probablement moins stupides que vous sur le plan tactique. Les attaques sur Paris correspondent à une riposte graduée contre la France qui bombarde leurs troupes. Ils n'ont pas attaqué Berlin, Londres, Madrid ou Rome d'ailleurs. Ils se moquent bien que vous picoliez, baisez ou mangez du saucisson.

    Daesh est simplement le résultat du ralliement des sunnites irakiens et syriens lassés de se faire massacrer par le gouvernement syrien alaouite et celui chiite irakien.

    Daesh vous demande, à la France, de ne pas intervenir avec ses doigts boudinés dans les conflits locaux du proche orient.

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  11. Tiens, Michel Hazanavicius , lauréat de l'Oscar du meilleur film pour The Artist, dit un peu la même chose que vous, avec beaucoup d'humour :

    http://www.huffingtonpost.fr/michel-hazanavicius/reponse-attentats-paris-daechois-daechoises_b_8589708.html?utm_hp_ref=france

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  12. Rire, danser,chanter oui bien sur mais pourquoi pas aussi réfléchir, penser, s'interroger, se remettre en question, ouvrir les yeux sur le monde tel qu'il est.
    Rire, chanter, sans penser que à chaque attentat des gens meurent chez nous et que d'autres sont bombardés chez eux ,des hommes, des femmes, des enfants, des êtres humain quoi, et la guerre ce n'est pas que ça, c'est des orphelins, des blessés, des amputés.Des dévastations, avec moins de terres cultivables, donc plus de famines. Et connaissons vraiment ce qu'on leur balance dessus. Quelle cochonnerie A t- on a encore inventé pour faire plus de mal ?
    La Fontaine qui était un grand sage très observateur de son époque a dit
    Vous chantiez j'en suis fort aise
    Et bien dansez maintenant
    Et moi je veux bien que l'on danse mais tous ensembles
    Je veux bien citer un autre grand penseur
    "Nos vies valent mieux que leurs profits"Olivier Besancenot qui aurait bien mérité d'aller plus loin dans sa carrière politique
    Mais moi c'est vrai en ce moment je ne dors pas bien la nuit alors comme je ne peux pas chanter, rire et danser, je pense, je pense beaucoup.

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    1. « je pense, je pense beaucoup »

      Inutile de le dire : c'est évident.

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  13. Quand on pense trop, on se fait des ulcères à l'estomac pour certains, des kystes pour d'autres. Mais bon, la vache dans le pré, à côté de chez moi, m'a assuré que "kyste en panse ? Pas grand chose"...

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  14. Le propre de la peur est que c'est un sentiment qui s'atténue et disparaît progressivement : on s'habitue à tout, on ne peut pas avoir tout le temps peur de la même chose. ( on prend sa voiture en sachant très bien qu'on peut mourir sur la route, on n'y pense même pas.) . Les salles de spectacle rouvriront progressivement, les terrasses des bistrots et le métro seront peu à peu aussi fréquentés qu'auparavant; et peut-être même, après l'inévitable et prochain attentat, ne se désempliront-ils même pas.
    À Beyrouth, les gens vous disaient : " il ne faut pas passer aujourd'hui par ce quartier là, ça se bat sauvagement, faites un détour par cette rue".

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    1. Précisons que c'est plus facile pour moi : je viens d'avoir 77 ans, et il faut être assez con pour avoir peur de la mort à cet âge-là.

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