Confinement. Episode 19. Et si on faisait un point d'étape?


Plus de deux heures de conférence de presse pour nous dire ce qu'on savait déjà et ce qu'on savait déjà qu'on ne savait pas.
Edouard Philippe et Olivier Véran se sont livrés à un tour de parole pour ne rien nous annoncer de nouveau. Mais ce n'est pas un scoop. c'est ce qu'on appelle un "point d'étape". Donc on n'a strictement rien appris de plus que depuis l'intervention du président il y a 8 jours.
Comme prévu, on en saura plus, dans les quinze jours à venir selon Edouard Philippe, mais dans une semaine  si on se fie à ce qu'a dit Emmanuel Macron la semaine dernière.
Donc, finalement, la question qui se pose, c'est :

"On sort le 11 mai" ou "on sort le 11, mais..."?

On sait pas. On n'a pas compris grand chose si ce n'est qu'on va en chier, que le retour à la normale, c'est pour dans des mois, qu'on ne pourra toujours pas se rouler des pelles le 11 mai, que le télétravail va devoir être privilégié bien au-delà du 11 mai, que les masques pourraient être obligatoire ou pas, selon qu'on prend les transports ou pas, que les écoles pourraient reprendre par petits groupes ou demi-journées, on sait pas, et qu'on va peut-être tester tout le monde ou pas. 

Une seule journaliste se faisait la porte-voix de toutes les questions qui affluaient. À celle d'Envoyé Spécial pour France 2 qui voulait savoir si le Gouvernement regrettait ou pas d'avoir maintenu le 1er tour des élections, Edouard Philippe s'est livré à une habile combinaison de salto-pirouette-double-flip-langue-de-bois.
Concernant les tests, Olivier Véran a perdu les pédales en déclarant "Désormais, l'OMS préconise de faire des tests". Si "désormais" ça signifie le "16 mars", ça en dit long sur le retard à l'allumage de toute cette gestion de crise hein. Parce que pour rappel, la déclaration de l'OMS qui disait qu'il fallait massivement tester tout le monde, et bien oui, c'était le 16 mars.

"Désormais" donc, pour Olivier Véran.

Mon dernier billet sur ce blog, c'était jeudi. C'était mon premier billet de confinement dans lequel je n'ai pas évoqué la politique nationale. Parce que j'en ai ras-le-bol. Je n'arrive pas applaudir quand des mesures de bon sens sont prises, parce qu'elles sont prises trop tard. Je n'arrive plus à râler quand les ministres se contredisent entre eux, parce que c'est tous les jours. Le dernier en date, c'est Franck Riester.
Franck qui ? 
Franck Riester, Ministre de la Culture par intermittence, entre midi et deux, les jours pairs, les années bissextiles. 
Quand Emmanuel Macron annonce que tous les festivals et autres événements sportifs et culturels sont annulés, trois jours plus tard, Franck Riester nuance:
Si des festivals sont adaptés à des jauges petites et qu’il n’y a pas de problème de sécurité, nous les accompagnerons.
C'est à dire ? Des petits festivals ? Des festivalounets ? Avec 50 personnes à 2 mètres les unes des autres, sans buvette ni toilettes, et avec des policiers réquisitionnés armés d'un double décimètre pour "accompagner" cet événement ?
Visiblement, Franck Riester n'a jamais mis les pieds dans un festival estival, aussi modeste soit-il (le festival hein, pas le ministre).

Quand Emmanuel Macron annonce qu'un délégué interministériel a été spécialement nommé pour organiser le déconfinement et qu'on en saura plus dans 15 jours, Jacqueline Gourault (Jacqueline qui?), Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, annonce, la bouche en cœur:
Il y aura la mise en place des conseils municipaux des 30 000 communes où ils ont été élus au 1er tour qui se fera avant l'été, au mois de juin et même si c'était possible un peu avant.
En revanche, la Ministre, frappée au coin du bon sens par un éclair de lucidité soudain et impromptu, convient, toujours la bouche en cœur, que "nous pensons qu'il sera difficile de tenir les élections au mois de juin".

Sans blague ?

Ah tiens... J'ai finalement réussi à râler. C'est signe de bonne santé mentale chez moi, remarque.

Vendredi soir, je suis retournée marcher. Ça faisait une semaine que je n'avais pas repris le chemin du centre équestre qui me sert de place to be pour ma sortie dérogatoire. Et pendant que je marchais, en écoutant "You" de Petit Biscuit, j’étais en train de me dire "mais attends, meuf, tu as de l’Aperol, tu as du Prosecco, tu as des oranges... Mince, tu n’as pas d’eau gazeuse..."
Au diable l’eau gazeuse! Pour quoi faire l’eau gazeuse?
Alors, en rentrant, ni une ni deux, je me suis fait un Spritz que j'ai siroté affalée dans ma chilienne avec le sentiment du travail bien fait après cette nouvelle semaine de téléboulot confiné.

Samedi soir, on a fait un KdB sur une nouvelle appli dégotée par Nico. On était hyper nombreux-ses. Il y a avait des blogueurs et des blogueuses, des non blogueurs et non blogueuses, des figures des réseaux sociaux comme Delphine. Nico en a fait un compte rendu parfaitement fidèle aux conneries qu'on a dites et aux trucs sérieux qui nous passaient par la tête entre deux gorgées de bières. C'était un KdB franco-belge puisque Michael et Boris étaient en direct du plat pays. Il y avait un vent à décorner les bœufs chez Fred, des problèmes de connexion chez Denis et Fred (un autre Fred), et pas mal de socialistes et de futur-ex-futur-ex-socialistes autour de la visio-table.
J'ai fini à 4 grammes.

Aujourd'hui, c'était l'anniv confiné de ma sœur confinée. On s'est connectées en visio avec ma mère et ma sœur (et les enfants et mon beau-frère). On a rigolé, ça nous a fait du bien de nous voir en vrai pour de faux. Ça a duré un bon moment, à tel point qu'on s'est mises à table chacune de notre côté vers 14h30. Moi qui déteste cuisiner, je me retrouve à user mes fourneaux comme si je préparais la finale de Top Chef. Et moi qui déteste faire la vaisselle, j'ai l'impression d'y passer des heures. Ce confinement est décidément plein de surprises (enfin... toutes relatives les surprises hein... Disons que dans cette routine immense et lourde, ça change mes - mauvaises - habitudes).
Ce soir, comme tous les dimanches à 19h, on s'est donné rendez-vous sur le blog de Hielena pour son jeu hebdomadaire du Kessekessé. Tu devrais venir. Ça fait passer le temps et on rigole bien.

Mes nuits sont toujours aussi courtes et mes journées toujours aussi longues, mais elles passent vite.

La routine quoi.


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24 commentaires

  1. Je ne réagis que sur le fin (je suis à peu près d’accord sur le reste). Je dors bien. Un peu décalé et les journées ne me semblent pas a longues. Je me suis adapté et j’ai modifié mes horaires (je déjeune vers 14h30 pendant les week-ends).

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    1. Moi aussi. Je suis complètement décalées. Je trouve le temps long et en même temps je trouve que ça passe vite. Étrange quoi.

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    2. Mes horaires sont souvent décalés (couchée 4h-levée 11h), et parfois non !!
      Et pareil que toi, les journées me paraissent longues, et le temps paraît passer vite. C'est un phénomène assez étrange ...

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    3. Ce n'est pas du tout un phénomène étrange. Il est au contraire parfaitement explicable : les journées semblent longues parce qu'on ne sait pas trop comment les remplir (je parle pour vous, hein : moi, ça va très bien) ; et le temps général passe vite parce que, toutes les journées se ressemblant plus ou moins, la mémoire n'en retient presque rien et, donc "comprime" le temps.

      Déjà il y a cinquante ans, Varlam Chalamov notait que, au goulag, les journées étaient interminables, mais que les années passaient très vite.

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    4. Déjà il y a cinquante ans, Varlam Chalamov notait que, au goulag, les journées étaient interminables, mais que les années passaient très vite.

      Un ouvrier anonyme de chez Renault disait la même chose :
      "La vie est courte, ce sont les journées qui sont longues."

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  2. Donc, finalement, la question qui se pose, c'est :
    "On sort le 11 mai" ou "on sort le 11, mais..."?


    Pourquoi vous posez la question puisque que vous avez la réponse ?
    M'enfin je trouve les délais de livraison de nos amis chinois déraisonnables : pour livrer les cochonneries d'halloween ils sont bien plus rapides...

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    1. Freddy, si tu t’emmerdes, tu n’es pas obligé de troller mes copines. Tu peux aussi te suicider. Ceci est un message pour prouver qu on d’inintéressant à toi vu que tu sembles en avoir envie mais en fait tu n’est qu’une merde sans intérêt. Le suicide est vraiment la bonne solution. Tu vas au supermarché du coin. Tu achètes un produit pour déboucher les toilettes. Tu meurs. Et adieu.

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    2. Tu deviens fou l'ami...
      Fou et odieux.

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    3. Non tu nous casses les couilles. Point.

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    4. Troller...
      Ce vocabulaire d'adolescent boutonneux.
      Si je dérange ici c'est à la taulière de le dire, pas à toi.

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    5. Elle ne le dira pas. Elle est d’une fine élégance. Mais tu fais chier tout le monde. Trs commentaires n’ont aucun intérêt. Tu es une grosse merde anonyme.

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    6. Non mais c'est quoi ce mec : je laisse un commentaire sur un blog, ni plus ni moins, et il rapplique avec ses gros sabots ! M'insulte et m'invite à me tuer ! On est chez les fous !

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    7. Quant à toi ça se vérifie encore ce soir tu es d'une finesse inégalée.
      Gros porc va...
      C'est toi et personne d'autre qui a déclanché ces échanges inutiles et grossiers !

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    8. Pas vraiment. Ton commentaire est inutile. Ça fait des années que je te demande de ne plus commenter chez moi et tu commences à commenter les blogs de ma bloguerolle. Tu n’as aucun savoir vivre ce qui veut dire que tu es une grosse merde.

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    9. Je ne suis pas gros. Et qui es-tu pour juger de mon commentaire que tu n'as sans doute pas compris ? Tu penses que les tiens volent plus haut ?

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    10. Tiens, une blogowar, comme au bon vieux temps !

      Élodie, ma Chère, vous avez un sacré pouvoir sur ces vieux messieurs confinés : dirait-on pas que les voilà redevenus les jeunes et fringants étalons fougueux qu'ils furent jadis ?

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    11. JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER!
      (J’ai bon?)

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    12. Superbe ! Vous faites une Balladurette très convaincante !

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  3. Depuis le temps que tu commentes chez moi je sais que tu es très con.

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    1. Est-ce que tu te rends compte que ce soir c'est toi et personne d'autre qui a pourri ce blog ?
      Méfie-toi : le Ricard rend fou.

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    2. Je me rends compte que c’est toi qui fais chier.

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    3. C'est contre-productif tout ça, j'espère que tu t'en rends compte.

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