... Je vais d'emblée te tutoyer. Non parce que nous sommes camarades mais, comme tu affirmes être super "open" dans la sordide interview que tu as accordée à L'Obs, je ne vais pas me gêner.
Avant que tu ne tombes de ta chaise et que tu ne te relèves avec un exemplaire du code civil et du code pénal dans chaque main, oui je sais, tu es présumé innocent.
Néanmoins...
En affirmant que:
"Je ne vais pas nier que j’ai longtemps été dans le registre de la séduction et dans une forme de libertinage correspondant à la culture des écologistes."
C'est moi qui suis tombée de ma chaise. Doit-on en conclure que tous les écolo et surtout, touTES les écolos, sont des Marie-Couche-toi-là et que c'est la fête du slip tous les jours chez les écolos?
En lisant ceci :
"Il a pu y avoir des situations de libertinage incompris"
Je me suis relevée de ma chaise avec la furieuse envie de te mettre ma main dans la gueule te gifler.
Qu'est-ce donc que cette notion saugrenue de "libertinage incompris"? Aurais-tu malencontreusement caressé les fesses d'une femme qui - gourde comme elle est - n'aurait pas compris ?
Et tu ajoutes :
"En discutant avec des femmes, j’ai compris que ce qui est légal, la drague, peut malgré tout être ressenti dans la vie d’une femme comme quelque chose de pénible."
Et bien, vois-tu, c'est précisément là que le bât blesse mon grand. La drague, oui c'est légal. La drague lourde, insistante, pénible, ce n'est plus de la drague : c'est du harcèlement.
Mais tout s'explique. Tu vis dans la nostalgie de l'époque
"libertine et post-soixante-huitarde qui régnait chez les écolos. Aujourd’hui, le regard de la société est moins "open".
Le regard de la société est moins "open". Quel scandale ! On n'est moins open, on est des gros coincés du cul... Comme c'est triste de vivre dans une époque qui ne tolère pas les mains au cul et le pelotage à tous les coins de rue.
Tu affirmes aussi que:
"le harcèlement, c’est quand il y a une volonté d’obliger"
Tu n'as rien compris, permets-moi de te le dire... Parce que quand il y a volonté d'obliger, on est légitimement en droit de penser qu'à ce moment-là, nous ne sommes plus que dans les mots mais dans les actes... Et alors là, mon cher Denis, on ne parle plus de harcèlement mais d'agression.
Alors, après réflexion, non... Je ne te plains pas Denis. Je te méprise. Celles que je plains, ce sont toutes ces femmes qui ont eu a subir ton "libertinage incompris".
Et à l'heure où j'écris ces quelques mots, c'est aussi à ta femme que vont mes pensées.








