À chaque élection, à chaque moment clé d'une campagne, à chaque échéance, elle déboule en mode:
"Coucou, c'est Ségo, y a campagne ?"
Tour à tour de gauche (molle (la gauche hein, pas Ségo)), électrice de Macron dès le 1er tour de la Présidentielle en 2017, puis électrice En Marche dès le 1er tour des législatives contre une socialiste, puis ambassadrice fictive des Pôles, puis candidate providentielle de certains camarades socialistes pour les Européennes, puis désignée ambassadrice de la "gauche arc-en-ciel" par d'autres camarades, puis candidate potentielle à la Présidentielle de 2022 pour enfin se déclarer candidate d'une "liste citoyenne" (Mouarf) aux Sénatoriales des Français de l'Étranger en septembre.
Ségolène Royal, c'est une peu comme Manuel Valls ou Jean-Christophe Cambadélis. Ils s'en vont, mais jamais totalement. Ils sont plus vraiment là mais ils sont là quand même.
J'suis là, j'suis plus làTu m'vois, tu m'vois plus
Ils appartiennent à cette catégorie de politiques qui ne savent jamais s'arrêter, qui ne savent rien faire d'autre. Un peu comme Benoît Hamon qui déclarait après le four des Européennes 2019 qu'il se mettait "en retrait de la vie politique" mais qui revient par la fenêtre des Régionales en Île-de-France pour être n°2 sur la liste des Yvelines et s'allier à Julien Bayou, candidat à la Présidence de la Région, tout comme Clémentine Autain et Audrey Pulvar.
Une jolie gauche arc-en-ciel partie soudée en 2015 mais éparpillée façon puzzle en 2021.
Depuis une dizaine de jours donc, Ségolène Royal agite les bras et fait des grands moulinets pour faire tourner le sens du vent dans le bon sens, vers les Français-es de l'Étranger.
Depuis une dizaine de jours, avant tout ce bordel au Parti socialiste qui licencie 1/4 de ses salarié-e-s, avant que moi-même, je ne m'auto-licencie de ses instances fédérales et nationales et que je ne quitte ce parti calamiteux (je précise pour les trolls anti-gauchiasses et anti-socialopes que quand on milite dans un parti, c'est bénévole, hein. Cela va sans dire mais ça va mieux en le disant), je guette une réaction de la Direction Nationale du Parti socialiste quant à la candidature de Ségolène Royal qui, ne reculant devant aucune gênance, se verrait bien soutenue, voire carrément investie par le Parti socialiste.
Bah quoi ? Où est le problème ? Quand y a de la gêne, y a pas de plaisir.
Et pendant ce temps, à Vera Cruz
Je pensais que ce serait évoqué en Bureau National... Mais non.
Je pensais qu'Olivier Faure (c'est le 1er Secrétaire du PS hein) réagirait publiquement... Mais non.
Je me suis dit que du côté de la commission Théodule des élections au PS, il y aurait une déclaration... Non plus.
Quand, enfin, surgit hors de la nuit, un communiqué de presse de la Fédération des Français.es à l'Étranger du Parti socialiste qui dit non à Ségolène Royal.
Ouf ! Enfin !
J'avoue que comme j'ai l'habitude que le "National" s'assoit sur les décisions "locales", ce coup de poing sur la table est sorti de là où je m'y attendais le moins. Les choses sont dites et elles sont claires.
On attend maintenant que le "National" se fasse le relai de cette prise de position forte de mes camarades de l'Étranger.
Hum... J'sais pas pourquoi, j'ai comme un doute sur l'enthousiasme de la Commission Théodule des élections quand elle va prendre connaissance de ce communiqué de presse.
Un peu de courage, Camarades, il faut savoir dire non aux pachydermes qui n'arrivent pas décrocher.



