Cher Parti, je suis socialiste, je reste socialiste... Mais je te quitte



Stop. Terminé. J'en peux plus. Je n'en veux plus. N'en jetez plus, la coupe est pleine.
À force d'avaler des couleuvres, indigestes cela va sans dire, je suis rassasiée et je suis comme cette petite fille qui repoussait doucement son assiette de tripes à la mode de Caen jusqu'à ce qu'elles refroidissent pour qu'enfin, on cesse de les lui présenter pour l'obliger à les manger.
Cela fait des semaines, des mois que je m'interroge sur mon engagement au sein du Parti socialiste.
Epargne-moi les réponses en mode:
Pas besoin d'attendre des semaines ou des mois pour savoir que le PS ceci, le PS cela, la gauche, la vraie gauche, les socialopes, les gauchiasses et les sociotraîtres... Blablabla
Je connais la rayure de ce disque par cœur à force de l'entendre. Depuis des années pour le coup.
Mon problème, c'est pas savoir si le PS est de gauche ou de gauche.
Mon problème, c'est que je ne supporte plus les façons de faire (ou de ne pas faire) de ce parti.
On nous avait promis la Renaissance des idées, des pratiques et des méthodes en 2018. 3 ans plus tard, on la cherche encore la Renaissance.

Elle doit être in the kitchen with Brian.

On passe encore son temps à sauver les fesses des copains et des copines parce que tu comprends, elle, il vaut mieux l'avoir avec nous si on veut avoir la paix. Lui, au nom de l'équilibre des motions, on ne peut pas ne pas le placer ici ou là. Elle, on n'a pas le choix, si on veut la paix des territoires, on peut pas lui dire non. Et comme Machin est marié avec Bidule qui connaît la carte électorale par cœur, même s'il est "givré", on peut pas le virer. Elle, elle "tord les statuts du parti" tous les trois jours, mais si on lui assure pas une bonne place, ça va être ingérable.
Et cette façon de faire est valable pendant les congrès du PS pour composer la Direction nationale du parti, mais aussi à échelle fédérale, mais aussi en contexte électoral et à tous les échelons : des municipales aux européennes, en passant par tous les échelons intermédiaires, on sauve les uns, on place les autres, en veillant bien à "débrancher" Machin et à honorer la promesse qu'on aura faite à Bidule.
Parfois, il y a même tellement de bandes dans le coup de billard qui est en train de se jouer que toi, t'es là, comme une conne, à regarder les boules se promener sur le tapis sans jamais rien comprendre au but recherché sinon quand il est atteint.
Et quand tu demandes des explications, on te répond :
C'est pas si simple.
C'est compliqué.
Je ne me dédouane pas de toutes ces pratiques merdiques. J'ai moi-même été un rouage ou une actrice locale / fédérale il y a 6 ans, le temps d'un Congrès.
Mais ça ne m'a pas amusé très longtemps.
Cette espèce de fierté que certain-e-s camarades tirent en "faisant des fausses cartes" en "bourrant les urnes" en faisant voter par procuration des camarades, alors que c'est interdit par nos statuts, en sortant le "canon à merde" où il faut quand il faut pour torpiller tel ou telle "camarade".
Ces crypto-réunions en dehors de tout cadre statutaire qui te donnent l'impression d'être une happy few essentielle au dispositif...

Quelle blague.

Passer plus de temps à faire de la "stratégie" et des "négociations" qu'à essayer de changer la vie des gens, bah c'est triste. Surtout pour un parti de gauche.
Rassure-toi, je ne suis pas un lapin de six semaines non plus. Je ne "découvre" pas. J'accumule et j'overdose. Nuance.
Je pourrais te parler de cette fois où on m'a demandé de trafiquer les résultats du Congrès fédéral pour sauver Machin, mandataire de telle motion.
Nan mais attends, il peut pas faire 11%, c'est pas possible. Il lui faut 14 minimum. On se débrouille comme on peut mais on n'a pas le choix.
Bah si en fait, on a le choix et ce sera sans moi.
Tu ne comprends vraiment rien à la politique locale, toi. De toutes façons, tu peux raconter ce que tu veux, je nierai toujours avoir eu cette conversation avec toi.
D'accord.

"Dégueuler sur les réseaux sociaux"

Et comme tu es trop conne pour comprendre, tu passes des coups de fil ("c'est pas aussi simple. C'est compliqué"), ou alors tu envoies des sms (sans retour), tu tentes les MP sur les réseaux sociaux (langue de bois), tu envoies des messages dans des boucles WhatsApp (silence radio), tu prends la parole en BN, tu poses des questions (pas de réponse).
Donc, tu balances un tweet en mode "allô?" et là, comme par magie, ton téléphone se met à clignoter dans tous les sens et hop, le bon vieux recadrage des familles. Celui où on t'accuse de "dégueuler sur les réseaux sociaux" alors que tu n'as fait que répondre à un camarade ou émettre un doute.
Qu'à cela ne tienne, mes camarades, vous allez voir ce que ça fait quand je "dégueule sur les réseaux sociaux".

Le trop-plein

Je pourrais aussi te parler de ce moment de gênance où je me suis fait recadrer publiquement dans un groupe privé Twitter (50 personnes, tu vois le niveau de privitude) par un "camarade" qui laissait entendre que je ne me "cassais pas assez le cul" pour défendre le poing et la rose dans nos territoires et que la vraie vie, c'était pas derrière un écran. Quand on me connaît un tout petit peu, on sait que la vraie vie ne m'a jamais épargnée et que j'y suis bien ancrée, parfois les deux mains et les deux pieds dans la merde, un peu comme le curé, là-haut sur la montagne (t'as la réf ?). Me dire à moi que la vraie vie n'est pas derrière un écran, c'est priceless comme on dit dans les réseaux sociaux.

Et puis cette autre fois où un "permanent" du parti (autrement dit un salarié dans notre jargon), avec qui j'étais amie sur Facebook, est allé chercher une photo de moi dans mon compte pour essayer de prouver que si je n'assistais pas aux visios du Bureau National pendant le 1er confinement, c'est parce que je préférais aller en balade dans les champs derrière chez moi. Manque de bol pour lui, je n'allais jamais en balade avant 19h quand les Bureaux Nationaux étaient convoqués à 17h30 en visio. Et manque de bol, à 17h30, bah je bossais quoi.

Mais aussi, tous-tes ces candidat-e-s "tête de liste" qui, du jour au lendemain, sont soutenues par le parti et toutes ses fédés sans que les militant-e-s n'aient été consulté-e-s.
Ah mais tu comprends, cette personne n'est pas socialiste. On n'est donc pas tenus, statutairement, de confirmer son investiture par un vote militant.
Ah d'accord. Donc même un vote symbolique d'approbation de cette tête de liste, ce n'est pas envisageable. OK. Dont acte.
Et sinon ? Toi, camarade, elle date de quand ta dernière réunion de section ? Et ton dernier Conseil fédéral ? C'était quand ?

Ou encore l'absence totale de transparence de nos instances. Quand tu réclames un compte-rendu des Bureaux Nationaux depuis 3 ans et qu'on te dit:
Bah nan, vu comment tout fuite dans la presse, un compte-rendu, c'est encore pire.
Bref, pas de BN, pas d'info.
Pas de bras, pas de chocolat.
Ou cette cadre de la Direction nationale qui tord les statuts dans sa fédé juste pour pouvoir faire voter les militant-e-s dans le sens qui est le sien.
Mais après tout, comme chacun-e sait :
Les statuts, c'est fait pour s'asseoir dessus
Je confirme.
On continue d'investir des gens pour un 3e, un 4e, voire un 5e mandat alors que nos statuts les limitent à 3 dans le temps.
On a investi des gens en 2014 aux municipales, en 2015 aux départementales, en 2017 aux sénatoriales, et qui n'étaient pas à jour de leurs cotisations d'élu-e-s et qui n'ont jamais régularisé leur situation, laissant des ardoises à 6 chiffres à des fédés aujourd'hui en banqueroute.
Et celles et ceux qui ont fait ça, ou laissé faire, sont aujourd'hui toujours aux commandes.

Et donc ?

J’ai pris ma carte au Parti socialiste en 2012, été numéro 2 aux municipales de 2014 à Yerres, conseillère municipale à jour de cotisation pendant 3 ans, intégré les instances fédérales en 2015 après avoir été candidate aux élections départementales de la même année, puis intégré les instances nationales en 2018.
Je sais ce que je dois à qui, je ne suis pas amnésique. Mais je ne suis pas liée ad vitam aeternam à celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance. 
En revanche, je ne veux plus être la caution de ces trop nombreuses pratiques et méthodes que j’ai laissé faire, voire que j’ai carrément couvertes (certes jamais soutenues ni encouragées... mais qui ne dit mot consent, donc...) pendant trop longtemps (autrement dit, ça ne date pas d’hier, ni d’avant-hier hein...).
Je ne veux plus être un rouage de ce système d’un autre âge, de situations locales pourrissantes, de tractations nationales incompréhensibles et chronophages aboutissant à des stupéfactions militantes, de ces retournements de veste au gré du sens du vent, des placements de produits.
Je ne veux plus servir des éléments de langage en quantité industrielle auxquels je ne crois pas moi-même.
Je ne veux plus être être membre d’une instance, d’une boucle WhatsApp ou d’un groupe fermé, "juste pour avoir les infos" que la grande majorité des militant-e-s n’ont plus, n’ont pas, n’ont jamais eues ou n’auront jamais.
Je ne veux plus me taire juste parce que "tu comprends, tu peux pas dire ça. Tu es membre de la direction fédérale ou de la direction nationale" (QCM non exhaustif).
Je ne veux plus faire le service après-vente auprès de camarades qui me posent des questions et auxquels, si je réponds en toute sincérité, je dessers le parti,  la cause, le combat.
Je ne veux plus fermer les yeux sur ces pratiques et ces méthodes dites "stratégiques".
Je ne me suis pas engagée en politique pour faire de la stratégie mais pour servir les gens, l’intérêt général, le bien commun. 
Et depuis trop longtemps, j’ai le sentiment de passer le plus clair de mon temps à jouer à Risk, à House Of Cards ou à Baron Noir, au lieu de servir les gens.

Je suis socialiste. Je reste socialiste. Mais pas comme ça. Autrement. 

Comment? Je ne sais pas.
Je n'ai encore rien réglé comme cotise pour 2021. La dernière, c'était en 2020 alors que se profilait un Congrès sorti de nulle part sinon du chapeau de la Direction nationale qui, pour une fois se voulait plus statutaire que nos statuts, et dont tout le monde savait que, vu le contexte sanitaire, ce Congrès était intenable.
Pourtant, j'étais motivée. J'avais cosigné et / co-rédigé quatre contributions thématiques: une sur la communication du parti, une sur les idées et le programme, une sur le féminisme et une sur l'internationalisme réaffirmé du PS.
Je me demande si, en démissionnant des instances maintenant, ça invalide les contributions de façon rétroactive... Aucune idée.

Que les choses soient bien claires: ce ressenti est le mien. J’ai peut-être tort sur toute la ligne. J’ai peut-être raison. Je m’en fous. Telle n’est pas la question. Je veux juste faire de la politique autrement, avec des pratiques et des méthodes qui me correspondent et dans lesquelles je me retrouve.
Et être à l’aise dans mes baskets.
Tout est question de timing et, visiblement, je ne suis plus dans le bon timing depuis un moment déjà.

Mais alors pourquoi maintenant ?

Parce que cette goutte d'eau a fait déborder le vase :

Parce que certains passages de ces articles, j'aurais pu les écrire. Et sur certains passages plus que d'autres, j'avais prévenu. Il y a plus de deux ans maintenant.

Et question timing, on peut dire que le Parti socialiste tape dans le mille. Demain justement, il lance son nouveau rendez-vous sur les réseaux sociaux: Le Live du Projet. Et ce premier RDV sera consacré au travail: "Un emploi pour tous, un travail digne pour chacun."

Mais ce sera sans moi.

J'irai trouver la renaissance d'un projet de gauche, des pratiques et des méthodes politiques, sans barons ni baronnes accroché-e-s au pouvoir comme des berniques... ailleurs. 

Un jour.


* Toutes les phrases ou expressions entre guillemets sont des citations.
** Les "ils" et les "elles" sont parfaitement aléatoires
*** La liste des pratiques dont je ne veux plus ou des anecdotes que j'ai racontées, n'est, hélas, pas exhaustive. Ce billet est déjà bien trop long.

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36 commentaires

  1. A la réflexion, tu devrais arrêter d'être socialiste carrément. Fais comme moi : libéral favorable à la collectivisation des moyens de production ou un truc comme ça. On peut broder.

    Mais tant qu'à ce jour les socialistes se prétendent antiliberaux et sont contre la collectivisation des moyens de production, il n'y a plus rien à faire...


    Amen.

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  2. Bravo Élodie, je suis de tout cœur avec toi, sachant combien cette décision peut être difficile à prendre. Mais voilà, le PS ne te méritait plus.
    #ElodiePrésidente !
    Gilles

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    1. « libéral favorable à la collectivisation des moyens de production »

      C'est ce qu'on appelle une aporie, je crois bien. Il faudra un jour nous expliquer comment vous concilier les deux choses, radicalement incompatibles à première vue (et même à seconde).

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    2. Avec plaisir ! Disons que c’est plus une image qu’une aporie mais c’est surtout une grosse vanne que je reprends souvent… Une des définitions du socialisme est la collectivisation des moyens de production mais vous ne trouverez jamais un socialiste pousser cet angle de la réflexion car personne n’imagine que le fournil de la boulangerie d’à côté soit « étatisé ». Par contre, vous trouverez des milliers de socialistes qui se vantent d’être antilibéral sans même se rendre compte qu’ils le disent en le tapant sur un smartphone, belle invention du libéralisme. Mais l’usine qui a fabriqué ce smartphone n’appartient-elle pas à l’Etat chinois (en gros) ?

      Je vous préviens, je vais être long. Autre exemple que je cite souvent : les bistros (je ne parle pas en période de crise sanitaire) ont une heure limite de fermeture, le soir, imposée par la préfecture, donc l’Etat. Je suis contre, ce qui fait de moi un parfait libéral. Les bistros ne devraient pas avoir ce genre de contrainte (sauf dans un contexte précis : la lutte contre le tapage nocturne). Tous les patrons de bistro sont d’accord avec moi : c’est à eux de décider quand ils doivent fermer. Par contre, un fonds de commerce de bistro coûte la peau des fesses (je parle bien du fonds, pas des murs) ce que je trouve anormal : c’est antilibéral car ça empêche les petits jeunes qui en veulent de reprendre un commerce. Cela va contre la liberté du commerce. La valeur des fonds est défendue, évidemment par leurs propriétaires mais comme ils sont riches, ils vont être qualifiés de libéraux ce qu’ils ne sont pas. Le système serait plus juste si les fonds commerce (en gros, le rez de chaussée des immeubles en ville) appartenait à la collectivité qui les fournirait dans une forme de concession à des individus privés pour y monter des commerces. Ce qui nous amène à la concession…

      Les autoroutes appartiennent à l’Etat mais l’exploitation est faite par des sociétés privées dans un modèle relativement libéral. Cela ne me choque(rait) pas outre mesure. L’autoroute n’est pas un service public : elle est mise en concurrence par le rail et elle n’est pas un service public dans le sens où elle ne sert pas les démunis. Ce qui me choque, c’est qu’elles ont un monopole géographique et des contrats à la con qui leur permettent de s’en mettre plein les poches. Je suis donc pour le capitalisme d’Etat : les grandes sociétés qui exploitent des monopoles de fait, au minimum, devraient appartenir à l’Etat, donc à la collectivité, d’autant que la collectivité y a des charges (ne serait-ce que la sécurité) mais être gérées avec la plus grande liberté par les exploitants car ce n’est pas au conseil des ministres de décider de la couleur de la culotte de la caissière.

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    3. Mais ouvre un blog nom de Dieu !

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  3. Je ne sais plus qui parlait de "saine colère" , mais là ça en est une. Le pire c'est qu'ils vont te chier dessus dans les réseux sociaux démontrant par là que tu avais raison.

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    1. Je suis prête. Je n’ai pas entièrement vidé mon « canon à merde »

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  4. Sage décision chère Elodie, et soutien total. Par contre je ne suis pas d'accord avec les tripes à la mode de Caen, c'est très bon.

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    1. Je suis une traumatisée des tripes à la mode de Caen.
      Sache-le

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    2. Merdum ! Monsieur Chemin m'a piqué mon commentaire "tripier" !

      Cela étant, j'ajouterais que les tripes (callos, en v.o.) à la madrilène sont meilleures que celles à la mode d'où-vous-savez.

      Pour ce qui concerne le "corps" du billet, vous devez vous doutez que je n'ai pas vraiment d'avis sur le sujet. En aurais-je un, d'ailleurs, qu'il ne vous intéresserait nullement, et à juste titre. Cela dit, ce me paraît toujours une bonne chose, de s'écarter du troupeau, quel que soit le troupeau concerné.

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  5. Message à Freddi M. qui s'échine à commenter chacun de mes billets:
    Laisse tomber. Tous tes commentaires passent à la benne.

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  6. Tu as sorti la sulfateuse ! Et tu as bien fait. Je suis de gauche et je ne me reconnais dans aucun parti et encore moins dans le PS dont j'ai lu ici et là les basses oeuvres, les retournements de vestes, etc. Si le PS séduit aussi peu aujourd'hui c'est probablement à cause de tous ces agissements. Pas de fumée sans feu hein.

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  7. Tout plein de bon sens ! Ce parti est devenu liquide.
    Et quand on lit le paragraphe "QUELLE BLAGUE", il n'y a rien d'étonnant de l'intervention du blond peroxydé étatzunien sur le recomptage des voix.

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  8. Tu es mûre pour lancer un hache tague #meetoojedégageduPS

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  9. Ça fait du bien de te lire. Ça me change du cauchemar de la candidature de Royal au poste de sénatrice représentant les Français établis hors de France !

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  10. Merci pour ton témoignage et bravo pour ton courage. Ce que tu décris fait partie des raisons pour lesquelles je n'ai jamais eu le courage de pousser mon engagement politique jusqu'à adhérer au PS ou ailleurs. J'aurais jamais pu supporter ça même pour le bien commun.

    Et sinon moi aussi je suis un libéral favorable à la collectivisation des moyens de production, vive les SCOP, l'économie de marché et le revenu universel !

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  11. Je tombe à l'instant sur cette déclaration qui me laisse plus ou moins sur le… fondement. Elle émane de je ne sais quelle responsable de votre désormais ancien parti :

    « Le PS, ce n'est pas une association de macramé. C'est un parti politique qui a l'ambition de gagner des élections. »

    Je vous propose donc, comme nouvelle devise : « Moi, Élodie J., le PS m'a cramée ! »

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    1. Par delà le jeu de mots fort brillant que vous proposez, je ne peux l’accepter comme devise puisque, non, le PS ne m’a pas cramée.

      (C’est la nº3 du parti, Pernelle Richardot, Trésorière nationale)

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    2. Si vous n'êtes pas cramée – ce que je prends comme une bonne nouvelle –, c'est sans doute parce que la flamme n'y est plus…

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    3. Ce que je voulais dire, c’est que si je suis cramée, c’est moi toute seule qui me suis cramée et non pas le PS qui macramé.

      Woilà

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    4. Pourtant, le côté "crématoire" des partis politiques, quels qu'ils puissent être, me paraît indubitable. Mais c'est peut-être mon vieux fond "anar de droite" qui s'exprime là.

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  12. "Je ne me suis pas engagée en politique pour faire de la stratégie mais pour servir les gens, l’intérêt général, le bien commun."

    Élodie, nous ne mettons peut-être pas exactement le même contenu sous la locution "bien commun" mais je tenais à t'adresser un petit mot de salutation.

    Et maintenant que te voilà "célibataire" peut-être allons-nous pouvoir faire un bout de chemin de conserve avec cette prochaine présidentielle qui sera une nouvelle occasion de décider ou pas si on en fait encore plus baver à encore plus de monde...

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    1. Ton commentaire était parti dans les spams... désolée.

      Mais oui... faisons ça !

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  13. Au PS ou ailleurs, Élodie aura toujours un ego qui la dissout. Qui vous lit chère Élodie sinon toujours au PS ! Michel

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    1. Qui me lit ?
      Vous déjà puisque vous avez atterri ici... avec les 12000 autres qui ont lu ce billet.
      Quant à mon ego, c’est bien mal me connaître d’une part, et bien mal connaître le principe même d’un blog.

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