26/04/2013

Jean-Luc Mélenchon: des paroles et... des paroles

Jean-Luc Mélenchon
Hier, je suis tombée par hasard sur Des paroles et des Actes avec Jean-Luc Mélenchon. Je ne comptais pas particulièrement regarder mais comme d'hab, j'ai scotché.

Et Jean-Luc Mélenchon m'a agacée.

J'ai eu de la sympathie pour JLM pendant la campagne présidentielle. Je l'avoue, j'assume. Je ne fais pas partie de celles et ceux qui lui ont tapé dessus dès les premières heures de la campagne.
J'ai aimé son franc parler, j'ai aimé certaines des mesures de son programme. Je ne te dirai pas lesquelles car je ne m'en souviens plus, mais je sais que sur le moment, je me disais:
"Putain il a raison."
Oui. Je dis beaucoup putain mais ne t'offusque pas. Je le dis comme on dirait "euh" ou "bah".
Mais après tout, si je me fie aux paroles de JLM hier soir, les gens de gauche sont des brutes qui parlent "dru et cru".
Ouais.
Sauf qu'ici c'est mon blog et que j'y fais ce que je veux. Si j'étais une responsable politique, j'imagine que - même de gauche - je saurais faire gaffe à mon langage.

Parce que justement, ça fait partie des trucs qui m'ont agacée hier. 

Quand François Langlet est arrivé en plateau pour sa tranche de débat avec JLM, à un moment, il s'est carrément mangé du:
"Non non non! Attendez Langlet!"
Le Monsieur Graphiques Powerpoint de France 2 ne s'est pas débiné et a poliment demandé à JLM de lui servir du "Monsieur Langlet" en échange du "Monsieur Mélenchon".
Ça semble tellement évident que ça me fait drôle de l'écrire.

Et c'est là que JLM, ironisant, lui a expliqué que les gens de gauche étaient un peu brutes.

Bah voyons.

Donc dorénavant, en bonne gauchiste qui se respecte, j'appellerai tout le monde par leur nom de famille, direct, sans me prendre le chou ni leur servir du Monsieur ou du Madame.
Bon.

Mais revenons au fond des paroles et pas à leur forme.

En tout début d'émission, il a été demandé à JLM:
"Imaginons que demain vous soyez Premier Ministre, quelle serait votre première décision à Matignon?"
Et voilà les réponses de JLM:
"Ouhlà là là là... Il faut faire beaucoup de choses. [...] Mais dans la vie ça se passe pas comme ça. On prend pas une décision, on en prend 4. Parce qu'il faut sauter.
Première décision: rassure les nôtres. Donc déjà on passe tout, à toute vitesse: sur le licenciement boursier, on commence la répression de tous ceux qui ont truandé dans la finance. On prend des mesures comme ça: pour rassurer. Pour créer une ambiance, on peut mettre un moratoire sur la dette. Histoire de créer une ambiance de travail avec la finance internationale. Après, on va parler aux Allemands. Et on va leur parler du statut de la BCE. [...]
Voilà les mesures.
Et puis après on commence tout de suite à donner de la respiration au pays. Des sous. De la tune. [...] Je commence tout de suite par titulariser tous ceux qui sont en situation de précarité dans la fonction publique. [...] Ensuite, immédiatement, on prend des décisions pour interdire le fait qu'il n'y ait pas plus de 5% de précaires dans les grandes entreprises, pas plus de 10% dans les petites. Ça veut dire des millions de gens qui, en quelques heures, tout d'un coup, ont un avenir. [...] Et après, on y va. On convoque la constituante." (vers 17'00)
A toute vitesse donc. Vitesse grand V. Mélenchon en mode TGV. Seul contre tous. En quelques heures. Tout de suite. Tout d'un coup. 

Voilà ce qui m'a prodigieusement agacée. Qui peut décemment croire qu'en quelques heures, tout ceci est réalisable? Pourquoi en fait-il autant? Des caisses. Il en fait des caisses.
Et le titre de l'émission prend alors tout son sens.

On peut être d'accord avec ses  paroles... Mais on doute sérieusement de ses actes. Enfin moi je doute. Et pas qu'un peu.

Et puis après, on a eu ça: 
"Nous allons d'abord aller voir nos 27 collègues. Et la BCE doit changer de statut. D'accord? Elle doit prêter directement aux états. [...] Le miracle est le suivant: nous sommes la France, 2ème économie du continent. Nous avons la bombe nucléaire. Pas pour la jeter la bombe nucléaire militaire. Nous avons la bombe nucléaire. Si vous voulez pas m'entendre, je paye plus. Il y a 1880 milliards de dette française. On paye plus. Le monde entier s'écroule". (à partir de 51'48).
Voilà.
Et 5 minutes plus tard, Jacques Attali débarquait en plateau.
C'était trop pour moi. 


J'ai zappé.

J'ai regardé Men in Black.    

49 commentaires:

  1. Bonsoir,

    Même sentiment que vous sur le personnage: en première lecture, pendant la campagne présidentielle, je l'ai trouvé "sympathique", puis, peu à peu, ce capital s'est effrité.

    Aujourd'hui je le classe en catégorie "people". Rigolo mais nul.

    Sinon, ne pas rembourser la dette pose quelques problèmes:

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/03/28/les-50-plus-gros-detenteurs-de-dette-francaise/

    Pas à la finance mondiale, mais à l'économie... française. Pour notre plus grand malheur (ou notre plus grand bonheur, ça dépend du point de vue) 9 des 10 premiers détenteurs zinzins de dette souveraine made in France sont français.

    Accessoirement, ce sont aussi des compagnies d'assurance, qui gèrent les actifs qui leur sont confiés (donc une grosse part de l'épargne).

    Mélanche a donc des idées géniales: ruiner son électorat (même à gauche on épargne, si, si).

    Attali fait parti des gens qui expliquent ça très bien. Dommage que vous ayez zappé. Mais je suppose qu'il est inutile de supporter Attali pour être gavé par Méluche. Il se suffit à lui-même de ce point de vue.

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    1. Quel qu'ait été l'invité, j'aurais zappé ou eu grand mal à supporter Attali. Je me fais violence à chaque fois qu'il débarque, mais ça n'engage que moi.
      Je ne classe pas Mélenchon chez les people. Je ne le trouve ni rigolo ni nul.
      Mais je déteste sa façon de faire.
      Voilà tout.

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    2. Juste sa façon de faire?

      Méluche est un homme politique aguerri et expérimenté dont les qualités de tribun sont reconnues et qui, aux dires des journalistes qu'il accable, est tout sauf un imbécile.

      Vous mettez en parallèle d'une part sa brutalité dans l'expression, qu'il assume, et d'autre part la vacuité de son discours, construit autour de l'action dans l'urgence. Une action brouillonne dictée par l'impulsion du moment.

      Le fait est que c'est bien ça l'image qu'il veut donner. On peut parier qu'il y a réfléchi et que s'il se positionne ainsi, ce n'est pas le fruit du hasard.

      Or, la brutalité dans l'expression et l'action brouillonne dans l'urgence, ça en rappelle un autre. Lui non plus n'était pas considéré comme un imbécile.

      Voir deux hommes aussi différents adopter les mêmes "façons de faire" devrait peut être nous amener à nous interroger sur ce que ça veut dire de choisir cette façon de faire là, et pas une autre.

      Cette "façon de faire" (la brutalité dans l'expression et l'action brouillonne dans l'urgence) est devenue un standard de l'action politique, alors qu'auparavant cela n'était qu'un style d'action politique parmi d'autres, que certains politiques choisissaient d'adopter, mais pas tous.

      Aujourd'hui, c'est la référence qui fait clivage: les brutes pressées d'un côté et de l'autre, les mous (Flamby par exemple).

      Cette "façon de faire" n'est pas neutre: signe d'une peopolisation du politique et de la vacuité idéologique de l'action politique, elle est beaucoup plus qu'une simple façon de se positionner sur une scène médiatique. Elle est un symptôme d'impuissance.

      Vous-même, en fin de post, affirmez que vous êtes d'accord avec le fond de son propos, mais que vous doutez de ses actes. C'est l'impuissance.

      En même temps, heureusement, puisqu'il menace le monde d'un écroulement en utilisant la dette comme une bombe nucléaire. Méluche, c'est le Kim Jong Un de la dette souveraine, si on veut.

      C'est la provocation.

      Impuissance et provocation. C'est beaucoup plus, de mon point de vue, qu'une simple "façon de faire".

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    3. "Impuissance et provocation. C'est beaucoup plus, de mon point de vue, qu'une simple "façon de faire"."
      => Que voulez-vous? Je fais dans l'euphémisme consensuel.

      Toujours est-il que je préfère un Flamby long à la détente qu'un impulsif provocateur.

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    4. Donc, maintenant, il est question de parler de Flamby et plus de Méluche.

      Je ne vous dirais pas non, puisque j'ai voté pour lui. Coup sur coup. Deux fois, quoi. En état de récidive comme dirait un proc qui requière l'application de la peine plancher.

      Croire en mon vote m'oblige à dire merde à l'un des deux, pas à chevaucher deux selles à la fois.

      Là-dessus, je ne donne pas dans "l'euphémisme consensuel".

      Je suis pas consensuel de ce point de vue là. Pas le choix: Méluche a trop de points non négociables dans son discours.

      Il est comme Frigide sur le mariage homo: il veut être entendu, mais pratique l'obstruction. Il veut négocier, mais ses fondamentaux sont non négociables.

      Donc, on le dégage. Par courtoisie, on l'écoute, on lui tient la papatte, on supporte sa vindicte, mais à la fin il faut bien lui dire: "dégage, t'es trop con".

      Il ne laisse pas d'autre choix. Il a fait le même type de menace ("on connait votre adresse") et a eu recours au même vocabulaire (salopards!) que les anti mariage homo.

      Ce type est pas un ami. C'est un sniper. Un type qui vous blesse à distance pour vous tuer tous à la fin. Au début on tire au ventre, après on tire à la tête.

      Vous êtes d'accord avec le mec qui va vous tuer? C'est juste sa "façon de faire" qui vous déplait? Mais sur les idées vous êtes OK, sauf que, nuance, vous "préférez" Flamby.

      Ah putain!

      Bon ben si la politique c'est juste une histoire de préférence pour vous...

      Pendant ce temps là, Didi, le Goux, votre pote, participe à l'éloge littéraire d'un tueur qui a massacré des sociaux-démocrates sur une île, avec son pédé préféré, alors que sa femme prend en photo ses extérieurs et lui sa Volvo.

      Et vous, vous testez des auto sondages sur le Net pour savoir si vous êtes SD authentiques ou pas et si vous appartenez à ce vaste et grand peuple de gauche.

      Je voudrais pas vous contrarier, mais... comment vous dire?

      Soit il nous faut une très très grosse dose de féminisme dans tout ça, soit, si j'en juge par ce que veulent les féministes et notamment Euterpe, il n'y a pas grand chose à espérer de mieux qu'un massacre comme solution.

      Et puis, effectivement, il reste Flamby.

      Choisir Flamby, c'est pas qu'un acte par défaut. C'est pas faute de mieux. Ca s'assume. Ce se veut, comme choix.

      Seulement, avec Flamby, va falloir qu'on se bouge. Il a le cul plombé, là. Donc va falloir s'enlever le doigt du cul et bouger sans lui. Il suivra, comme l'intendance. Et après on verra.

      Mais dans le voyage, faudra pas se leurrer: Méluche prendra pas le train. Il doit rester sur le bords des rails et agiter son mouchoir. Si tout se passe bien, on le verra disparaître dans la brume des adieux, enamourés, en lui promettant de nous surpasser pour les retrouvailles.

      Rien de mieux.

      Hein?

      Cékom la droite avec le FN: faut choisir. Vous êtes la gauche, Méluche vous colle aux doigts comme le sparadrap du capitaine Haddock. Pour moi c'est non. Vous arrivez à vous débarrassez du truc qui colle, pour moi c'est oui.

      Moralité, le grand peuple de gauche est pas si uni que ça. Mauvaise nouvelle: oui, c'est avec des gens comme moi que vous gagnez des élections.

      Faut tenir compte des réserves.










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    5. Tiens! Un billet dans un billet ;-)
      Je rectifie tout de suite une chose: Monsieur Goux et moi-même ne sommes pas potes hein. Si vous entendez par pote celui qu'on connaît personnellement, avec qui on boit des coups, chez qui on va dîner...
      Pour le reste, vous avez raison, je suis moi-même un gros Flamby.

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  2. Il se discrédite de plus en plus....

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  3. Je n'ai pas regardé DPDA car on sait à l'avance ce qu'il dira.

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    1. Tu as raison.
      Je crois, quand je suis tombée dessus, que j'espérais du mieux... Et finalement... Bah non.

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  4. Alors là! Exactement ce que j'ai pensé de M et,comme toi, ce que j'aurai pu écrire .Ayant plutôt regardé la géniale deuxième partie de " X Men" en attendant la troisième jeudi prochain (Ouf) . C'est par Pluzz sur mon ordi que j'ai regardé le numéro Mélenchon ... et oui comme toi, à l'arrivé d' Attali , mon cerveau a grillé . Pas pu continué .
    TT M

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  5. Eh bien ! à cause de vous, me voilà obligé de prendre la défense de Mélenchon ! C'est évidemment un détail, mais en français, le “bon usage” (quand il y avait encore un bon usage, soit avant que l'Éduc' Nat' ne déculture tout le monde), le bon usage, disais-je, voulait que l'on appelle les hommes soit "Monsieur" tout court, soit "Tartempion" tout court. (Pour les femmes : Mme Tartempion) Appeler quelqu'un "Monsieur Tartempion" relevait d'un français de boutiquier voire de domestique. Et je me souviens bien que, en effet, lorsque j'étais enfant, mes instituteurs, puis professeurs, m'appelaient "Goux" tout court : le prénom n'avait aucune existence dans l'espace public.

    Par conséquent, Mélenchon avait légitimement le droit d'appeler Langlet Langlet, et celui-ci, en le reprenant, a simplement trahi son propre "niveau de langue" ; qui, hélas, est désormais celui d'à peu près tout le monde, puisque nous sommes désormais tous des boutiquiers et que nous nous en flattons fort.

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  6. La gauche de la gauche, comme on dit, s'en sortira quand Mélenchon sera sorti.

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  7. Bonjour ! On ne se connaît pas mais je te suivais un peu sur twitter, et sur ce blog, pour voir... Je t'écris juste pour te dire que, à mes yeux, tu as perdu toute crédibilité. Zapper un débat de fond pour Men In Black. Bravo. Ca c'est de l'engagement ^^ J'imagine que tu as trouvé plein de solution de gauche ? Non ? Parce que sur France 2, ben y'en avait...
    Pardon mais, quand on entend ça, on se dit qu'elle est belle la gaûche ! Allez, continuez à douter ! On ira loin !

    Simon.

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    1. @Simon: et si j'avais écrit que j'avais zappé Mélenchon pour regarder un docu sur le la fonte des glaces et le réchauffement climatique, ça aurait changé quelque chose?

      Je perds toute crédibilité... Je suis la risée de la blogosphère: que veux-tu que je te dise?

      @Nicolas: oui c'est assez drôle.

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  8. Y a Elooooody qui commence à répondre comme moi à ses commentateurs. : oui, voila,... Bientôt ça sera : bah, bof,...

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  9. À part ça, je vous soutiens à fond contre l'autre andouille pontifiante : si je n'avais déjà vu Men in black, j'aurais évidemment choisi de regarder ce film plutôt que l'autre zéro vociférateur.

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  10. Oh l anonyme Simon tente la culpabilisation... Là je rigole... Moi je n ai même pas tenté de regarder Mr Melanchon, j étais fatigué d'avance, son disque est sérieusement rayé ! Ça sonne faux, c est juste grossier... Il donne l impression de prendre vraiment les gens pour des imbéciles, et ça c'est déplaisant...

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    1. Oui c'est très pénible. Il nous explique des choses comme si nous étions des demeurés et les moyens qu'il se donne pour réaliser ses choses sont surréalistes.

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  11. Pourquoi tous ces papiers sur Méluchon s'il est nul ?

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    1. Moi je n'ai pas écrit de "papier", juste des billets de blog et, en ce qui me concerne, ça doit être le 2ème que j'écris à tout casser.
      Et comme j'ai l'habitude de donner mon avis sur mon blog, c'est ce que je fait en expliquant pourquoi je l'ai trouvé nul avant-hier.
      D'autant plus que je ne l'ai pas toujours trouvé nul.
      J'ai bon là?

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    2. Excellente question, M. l'anonyme. Ainsi, quand quelqu'un est nul, on ne doit pas en parler ? C'est sans doute pour ça que, cinq ans durant, aucun blogueur de gauche n'a fait la moindre allusion à Nicolas Sarkozy…

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    3. C'est surtout que quand le nul est de gauche, les gauchistes ne doivent pas en parler sinon ça veut dire qu'ils sont de droite...
      Je vais devenir chèvre là.

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    4. C'est ça ! Et si par hasard, un jour, vous trouviez un quelconque intérêt littéraire à un livre de Drieu La Rochelle, cependant que, moi, je ferais l'éloge de tel volume de Sartre, eh bien, nous devrions aussitôt échanger les places qui nous ont été assignées : vous deviendriez une complice des crimes nazis et moi un suppôt du communisme stalinien.

      La vie est assez marrante, finalement, non ?

      (Vous devez commencer à comprendre pourquoi l'amitié qui me lie à Nicolas (malgré ses cravates à,chier et sa propension à boire, que personnellement je désapprouve) fait grincer certains râteliers parmi ses “camarades" et les miens, et pourquoi nous nous en amusons autant l'un que l'autre…)

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    5. Nous n'avons donc pas le droit de sortir de nos cases.

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  12. "Qui peut décemment croire qu'en quelques heures, tout ceci est réalisable?"

    "En quelques heures", l'Argentine a dit il n'y a pas si longtemps qu'elle ne paierait pas son impayable dette, point barre. Et elle n'a pas payé, les sangsues se sont fait une raison, et depuis, ça va nettement mieux pour les argentins.

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  13. Tout le monde n'est pas Georges Marchais ...

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    1. Non... mais curieusement, je ne crois pas êtres très fan non plus de Georges Marchais. Le communisme version Guerre Froide bof.

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  14. la forme vous dérange donc tant que ça, c'est vrai que c'est plus agréable d'entendre guaino parler d'identité nationale avec la mine qu'on lui connait ou Le Pen de préférence nationale avec le sourire enjôleur dont elle se croit obligée de ponctuer chacune de ses phrases...

    Je pense honnêtement que le cours de politesse n'a aucun intérêt. De la même manière que la violence est dans les rapports sociaux plus que dans la verve de Mélenchon, il me semble que la vulgarité se trouve davantage dans la rollex de Sarkozy et l'irrespect dans la langue de bois de notre actuel premier ministre... Bref, vous ajoutez tous au faux débat.

    Ensuite c'est vous qui parlez de quelques heures, il me semble que Mélenchon ne l'a pas fait, là encore, comme Pujadas and Co tout au long de l'émission, vous lui faîtes dire ce qu'il n'a pas dit... On se passera qd même de ce genre d'interprétation, d'autant plus que vous n'interrogez pas ses propositions...

    Je crois pour ma part que l'émission a montré à quel point les journalistes présents étaient mauvais, à quel point la tournure de leurs questions est déterminée idéologiquement et a montré un Mélenchon avec un sens aigu de la répartie, crédible et contrairement à ce qu'à voulu faire croire Benoist Apparu (qui pour le coup n'en a fait aucune) a des propositions dont beaucoup sont pleines de bon sens...

    Vous vous interrogez sur la dette, vous savez que la France ne la remboursera jamais, que socialistes et gens de droite la creuse, ayez au moins la curiosité d'écouter les solutions qui s'ébauchent...

    Mélenchon est marxiste, qu'il soit bon orateur ou pas là n'est pas la question, qu'il vous séduise un peu puis peu ensuite n'a ps beaucoup d'intérêt, ou vous êtes de gauche, c'est-à-dire non libéral, ou vous ne l'êtes pas... Il s'agit de politique mais tous vous ne traitez que du spectacle, c'est désolant...

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    1. La taulière n'est pas là, je réponds.

      Melenchon a tellement raté son intervention qu'il est obligé de faire une longue tartine pour rassurer ses fans :
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/04/27/le-5-mai-jai-mon-mur-de-cons-dans-la-tete/

      A part ça, pour toi, le libéralisme c'est quoi ? Pour ma part, quand je vois que les homos ont maintenant la liberté de se marier, je suis assez fier d'être libéral de gauche.

      Pauvre type.

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    2. Me revoilà.
      "Ensuite c'est vous qui parlez de quelques heures"
      => vous plaisantez?
      J'ai retranscrit in extenso ses réponses et j'ai précisé le minutage.
      Et posez-vous aussi la question suivante:
      "Pouvez-vous accepter que les propositions aient du mal à passer quand elles sont ainsi formulées?"
      Mon billet ne porte que sur la forme des interventions de JLM et j'assume ce choix.
      Alors ne venez pas me soûler avec avec le fond.
      Et que mon billet ne présente aucun intérêt à vos yeux m'est bien égal.
      Moi, quand je tombe sur un billet sans intérêt, je me barre.

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    3. @Nicolas => merci pour le SAV!

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    4. De rien. C'est à cette heure ci que tu rentres ?

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  15. "Ne venez pas me saouler avec le fond" : bah au moins c'est clair, soit !

    d'un autre côté, ce choix est raccord, vu que la coalition gouvernementale n'arbitre, ne propose, ne défait, ne se déjuge, trahit, passe à l'action, ne s'écharpe presque que sur des questions de com' euh pardon de forme... hein s'qui compte c'est d'être poli à la tévé, de balancer des éléments de langage qui prennent... et d'être réélu afin de pouvoir être encore réélu la fois qui suit.

    Moi j'aurais aimé qu'on parle des dizaines de propositions que JLM a réussi à placer malgré le tapis de bombe préparé par les blaireaux de France 2, ou qu'on discute critique des médias...
    effectivement vous êtes ici chez vous, et vous parlez de c'qui vous intéresse... bon brassage de vent !

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    1. Effectivement oui.
      Mais peut-être que vous avez un blog?
      Si tel est le cas, j'irais vous lire avec plaisir.
      Et je pourrais mesurer l'ampleur des propositions de JLM... Et leur fond. Et votre avis.

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    2. pas de moi mais bon :

      http://antoineleaument.fr/les-19-propositions-concretes-de-jean-luc-melenchon-a-des-paroles-et-des-actes/

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    3. J'ai bien compris. Mais au risque de me répéter, non seulement je ne crois pas en la faisabilité de la moitié d'entre elles, mais j'ai un problème avec la forme.

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