Nicolas Dupont-Aignan a offert des lunettes à François
Hollande pour que celui-ci puisse "voir de près la souffrance desFrançais".
Ironie du bilan.
Nicolas Dupont-Aignan, rappelons-le, a récolté 1,78% des
suffrages aux dernières élections présidentielles.
Ne cherche pas son
électorat, il est ici: à Yerres.
Nicolas Dupont-Aignan est député. A ce titre, il joue donc
un rôle (important ou pas, ça reste à voir) sur le plan national.
Mais Nicolas Dupont-Aignan, en bon cumulard qui se respecte,
est aussi Président de la Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres.
Mais pas que.
Il est aussi maire de Yerres.
Une commune où il fait soi-disant bon vivre et dont le
slogan est "la douceur de vivre", en mode Charles Trenet. Je n'exagère pas, car Douce France est la ritournelle qui nous fait patienter quand on téléphone à la Mairie.
Sauf que: si en apparence, Yerres est une ville charmante, sous le charme se cache pas mal de trucs moches.
Donc s’il y en a un qui a bien besoin de lunettes,
c’est Nicolas Dupont-Aignan.
Car, pour faire court, notre bon maire de droite aime ce qui brille, ce qui se voit et
ce qui fait que Yerres est devenue aujourd’hui une vitrine.
Une jolie bourgade au premier abord.
Une bourgade qui roupille aussi, où il ne se passe pas grand-chose, sinon quelques manifestations qui ne visent qu'à flatter l'égo de Nicolas Dupont-Aignan.
Mais alors que la vitrine est alléchante, quand tu passes la porte de la boutique, c'est une autre chanson.
Un peu comme une toile de maître que tu admires de loin.
Mais quand tu y regardes de plus près et que tu grattes le vernis, tu découvres
des trucs un peu crades.
Et comme des images valent mieux que de longs discours, je vais t'expliquer en photos (mais pas en musique parce que Charles Trenet, ça va deux secondes) la politique de l'apparence pratiquée par Nicolas Dupont-Aignan.
Il y a un an, il a décidé de ravaler toutes les façades du centre-ville. Il était temps, on en avait grand besoin.
Donc, voici aujourd'hui à quoi ça ressemble:
Tu auras remarqué que sur la 4ème photo, j'ai entouré un porche en rouge.
Mets tes lunettes car je vais maintenant te montrer ce qu'il y a derrière ce porche: une résidence, un parking, une salle réservée aux manifestations culturelles...
Tu vas voir, ça fait rêver.
A Yerres, Nicolas Dupont-Aignan pratique donc la politique du visible et la politique de l'invisible. Il t'en colle plein les mirettes quand tu arrives dans le centre-ville mais il oublie tout ce qui ne se voit pas.
Enfin... Tout ce que lui ne voit pas.
Parce que pour les habitants du quartier: c'est tous les jours qu'ils passent par là.
Et je t'épargnerai les photos by night pour la simple et bonne raison qu'on n'y voit rien, l'éclairage public ayant un fonctionnement plus qu'aléatoire.
Bienvenue à Yerres, "la douceur de vivre".
En tous cas, si ce qui se passe à Yerres t'intéresse, tu peux ajouter à ta blogroll le nouveau site de l'opposition municipale. Et comme tu le verras, il y a de quoi faire!
Ironie du bilan.