Faire des fautes d'orthographe... Ou pas

Ce matin (ah tiens non, il est 12h24), billet facile.

Gaël nous enseigne dans son dernier billet l'art de manier l'orthographe. Il nous met en garde contre les interfaces de blogging dont les correcteurs orthographiques sont à la rue.
Sauf que c'était fait exprès. Bref.

Si vous ne comprenez rien, allez les lire.

Hier soir, je m'en suis donné à cœur joie avec d'autres Twiteurs et Twitteuses suite aux tweets de François Fillon.
Évidemment, tout le monde sait que quand un-e politique est en plein speech ou meeting, ce n'est pas lui qui tweete. C'est un-e stagiaire, un-e assistante, ou quelqu'un de son équipe de com.

Mais hier soir, on a eu droit à un florilège des fautes les plus basiques qui rendraient ouf Didier Goux, et tous les fanatiques de la perfection orthographique. J'ai la modeste prétention d'en faire partie mais je ne suis pas à l'abri d'une coquille ou d'une faute de frappe. Et en général, quand on me le fait remarquer, je m'empresse de rectifier le tir. C'est ainsi qu'il y a deux jours, j'ai corrigé rapidement le mot "bite" en "bitte" puisque je parlais d'obstacle sur la route quand on se gare.

Donc, le stagiaire (puisqu'il semblerait - au tweet suivant - qu'il ait fait son mea culpa) a tweeté ça:
il faut que les français croivent en l'à venir
Avouez que c'est cocasse.

Nous avons déjà eu ici sur ce blog des débats sur l'orthographe, notamment en ce qui concerne la féminisation de certains métiers, grades ou fonctions. Je suis une fervente défenseuse (tiens Blogger me souligne ce terme) d'une évolution orthographique et grammaticale pour la féminisation des termes.

Mais j'avoue que le verbe "croiver" au subjonctif présent me laisse quand même sceptique!
Je croive
Tu croives
Il croive
Nous croivons
Vous croivez
Ils croivent
Allé: bonne journé et attention à l'ortografe! Et à l'à venir, gardons un dico près de nous qu'en on tweete ou quant on blogue!

Vous aimerez aussi

9 commentaires

  1. Bonjour Elooooody,
    Le débat est, comme vous le dites, est loin d'être clos.
    Revenons un peu à votre mot cité : bite ou bitte.

    Q'il s'agisse du dictionnaire Hachette de 1980 ou du dictionnaire de l'Académie Française,les deux orthographes sont correctes pour désigner le membre viril. Le dictionnaire encyclopédique de 1979, écrit ce même appendice avec 2 "t". L'engin d'amarrage au bord du quai, prend 2 "t" dans tous les cas.

    Alors, bonjour les soirées dico. Le plus simple me semblerait de supprimer de notre petit dictionnaire le mot avec un seul "t" qui décrira avec justesse ce dont nous voulons parler, que nous soyons au bord du quai ou au bord du lit.

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Elooooody,
    très amusant ce billet. Le "en l'à venir" du tweet n'est pas mal non plus.

    RépondreSupprimer
  3. Le tweet est savoureux ! Vu le sujet, et pour la bonne cause, on me pardonnera de faire un brin de pub, en citant « les Orthochansons ». Il s'agit d'un programme multimédia téléchargeable que les e-stagiaires de F. Fillon devraient consulter, et d'autant plus qu'il s'appuie sur une approche pédagogique extrêmement innovante, et ludique, pour permettre aux utilisateurs d'améliorer leur orthographe… en chansons ! Il y a 25 « Orthochansons » accompagnées d'animations pédagogiques, et suivies chacune d'un karaoké, de la règle (75 règles de base concernées), et d'exercices interactifs. avec un rap, un rock, une salsa, un tango, une rumba, etc.… Et beaucoup de jazz, c'est extrêmement sérieux, mais c'est garanti pas triste ! Toutes les adresses :
    JV Voyer
    "Les Orthochansons"
    Site de test, vente, téléchargement : www.orthochansons.fr
    "Le Blog Orthographique" : www.orthochansons.fr/blog
    Facebook : http://www.facebook.com/Orthochansons
    Contact : jvvoyer@orthochansons.fr

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour cette promo qui tombe à pic! J'en avais déjà entendu parler, c'est vraiment génial!

      Supprimer
  4. étant une tiède défenseresse de la féminisation des mots qui font bizarre quand ils sont féminisés, j'avoue que je suis gênée par le -e pour marquer le féminin. J'ai tendance à lire "C'est un-e stagiaire, un-e assistante" comme "C'est une e-stagiaire, un e-assistante (sur le Net, quoi) et ça me ralentit. Je ne sais pas si je m'y habituerai, je ne pense pas. Pour être logique, ce billet aurait du être écrit ainsi:



    Hier soir, je m'en suis donné à cœur joie avec d'autres Twiteurs et Twitteuses suite aux tweets de François Fillon.
    Évidemment, tout le monde sait que quand un-e politique est en plein speech ou meeting, ce n'est pas lui (ou elle) qui tweete. C'est un-e stagiaire, un-e assistante, ou quelqu'un-e de son équipe de com.

    Mais hier soir, on a eu droit à un florilège des fautes les plus basiques qui rendraient ouf Didier Goux, et tou-te-s les fanatiques de la perfection orthographique. J'ai la modeste prétention d'en faire partie mais je ne suis pas à l'abri d'une coquille ou d'une faute de frappe. Et en général, quand on me le fait remarquer, je m'empresse de rectifier le tir. C'est ainsi qu'il y a deux jours, j'ai corrigé rapidement le mot "bite" en "bitte" puisque je parlais d'obstacle sur la route quand on se gare.

    Donc, le( ou la) stagiaire (puisqu'il semblerait - au tweet suivant - qu'il( ou elle) ait fait son mea culpa) a tweeté ça:

    etc.

    Qu'y gagne le genre féminin ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui Suzanne, tout ceci est vrai. Tu connais ma position. Pour ma part, je préfère les tirets aux parenthèses même si j'en ai oublié plusieurs.

      Supprimer

Vous qui passez par là, ne restez pas anonyme et choisissez au moins un pseudo.
Et si vous voulez balancer du lien, intégrez cette balise