Embauchez-moi!

Cette période de chômage inopinée me donne le temps de me livrer à toutes sortes d’inepties sur le web. Et notamment ce test, talentoday qui, en quelques minutes permet de s’auto-évaluer sur le plan personnel et professionnel.
Ce qui me rassure c’est que je ne suis pas toute seule à me livrer à cette procrastination. Nous sommes 1 487 729. 

Bon c’est pas tout ça mais comme vous trépignez d’impatience, voici ce qui ressort de ce contrôle technique personnel.

Il semble que j’aie une relative aisance dans la communication. Ça tombe plutôt bien. Mais avec diplomatie s’il vous plaît. Je n’ai pas pour habitude de coller des coups de boule à celles et ceux avec qui je ne suis pas d’accord. 

  • Manager ne me pose pas de problème. Je confirme. Mais pas question d’être un petit chef, je préfère bosser en équipe que de donner des ordres.
  • Je suis autonome. C'est pas une nouvelle. Mais je déteste bosser sans savoir où je vais. J’ai besoin qu’on me file des consignes précises. L’exécution, c’est mon truc (pas celle avec un billot hein…).
  • Je crois que je suis un bon petit soldat. Avoir fait une thèse sur l’armée semble avoir déteint sur moi. Je ne suis pas du genre à foncer tête baissée. La spontanéité, c’est plus trop mon truc. J’ai appris avec le temps à réfléchir avant de l’ouvrir ou avant d’agir.
Par contre, question ambition, on dirait bien que je suis aussi carriériste qu’un gastéropode. La devise « pousse-toi de là que je m’y mette », c’est pas vraiment mon truc non plus.

Et toi? Ça donne quoi?

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38 commentaires

  1. Pas le temps de tester (trop chiant avec iPhone). Pour le carriérisme, on doit être pareil : je ne veux pas faire carrière. Seuls m'intéressent le pognon (Ben oui, ai beau être un vil gauchiste, je travaille pour l'argent) et l'intérêt du boulot, voire la possibilité d'y glander. J'ai même réorienté ma carrière... quand on m'a proposé de devenir manager, puis chef, sans gagner plus de pognon mais en travaillant plus.

    Par contre pour les deux autres points, on est à l'inverse, d'où mon commentaire.

    1. Je ne suis pas du tout autonome mais je n'en fais qu'à ma tête. C'est pour ça que mes chefs m'aiment bien. Ils font ce que je leur demande parce que je ne peux pas me donner une direction mais au bout de la réflexion, je peux aller dans un chemin meilleur que le leur à leur plus grande satisfaction.
    2. Pareil.

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  2. Et bien pour moi, en gros, grande créativité et autonomie mais aucune ambition, ni diplomatie, ni confiance en soi !! Bref, ça confirme que j'ai raté une carrière d'illustratrice !!
    Sinon mes atouts : polyvalente, pédagogue, concepteur, intuitive !
    Je vais de ce pas refaire mon CV !!

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  3. Trouvez-vous un avocat d'affaires à épouser, et la question du boulot sera résolue d'elle-même ! En plus, comme il travaillera 14 h par jour six jours sur sept, vous aurez tout le loisir de le tromper avec de meeeeerveilleux jeunes artistes de gauche qui vous combleront de félicité.

    (Ne me remerciez pas, je connais la vie.)

    Sinon, je ne ferai pas le test. D'abord parce que c'est évidemment de la connerie en barre, comme tous les tests de cet acabit, ensuite parce que je ne trouverai jamais mieux adapté à mon cas que mon emploi actuel. Pensez : environ 12 heures de présence hebdomadaire, réparties sur deux jours et demi groupés, pour 3,2 smic (je viens de faire le calcul) : les patrons qui voudraient m'avoir peuvent toujours s'aligner !

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    1. Z'etes petite bite côté SMIC. M'étonne pas que vous soyez de droite.

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    2. Oui c'est de la connerie en barre c'est sûr.
      Mais vous êtes un planqué Didier Goux non?

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    3. Le vieux étant couché, je réponds à sa place : et alors ?

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    4. Je n'étais pas couché, vil calomniateur, je regardais American horror story à la télévision ! Quant à mon rapport au smic, c'est vrai que je fais limite tafiole de gauche. Mais c'est la faute de M'sieur Gérard, qui a commencé par arrêter les Brigade mondaine, pis qu'est mort.

      Sinon, pour répondre à la taulière : non, je ne suis pas un planqué, mais un type qui touche les dividendes de son exceptionnel talent.

      D'autres questions, dans le fond ?

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    5. Non. plus de questions! Merci.

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  4. Impatience, mauvaise gestion du stress, Pfff...

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    1. Moi, j'ai essayé de devenir gérant de stress, dans ma jeunesse. C'est un boulot intéressant, enrichissant sur le plan humain ; mais avec les patentes, les taxes, les impôts, sans parler des clients pénibles, c'était vraiment pas possible : j'ai revendu mon pas de porte.

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  5. je n'ai pas pu faire ce test, je n'ai pas Fbook. Fin bon, je ne suis pas un bon ptit soldat, grande gueule et pas intéressé du tout par l'argent, je déteste être enfermé dans un bureau, plus envie de donner de ma personne pour donner aux gens de bons petits moments de plaisir grâce au vin.
    par conséquent, le métier de caviste ou de négociant est à exclure pour moi, trop mercantiliste.
    Je sais donc où je veux aller : vigneron et maître de chai. Ca se présente bien en ce moment, je croise les doigts.
    Merci à moi-même pour avoir appris la patience et une excellente gestion du stress.
    la confiance en soi s'est considérablement renforcée grâce à un travail de fond sur moi-même et aussi à être moins sensible aux avis des autres.
    en revanche je n'aurais pas le moindre esprit de compétition, je reste persuadé que chacun a un métier qui lui convient et une place dans cette société.

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    1. "je reste persuadé que chacun a un métier qui lui convient et une place dans cette société."

      Oui. Sans aucun doute. Mais il faudrait qu'on nous fournisse la carte au trésor parce que les deux sont souvent difficiles à trouver.

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    2. Quand les hommes vivront d'amou-ou-our !

      Il n'y aura plus de misèèèè-reu !

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    3. quand on part du principe que chacun décide de faire ce qui lui convient dans la vie, je pense que personne n'a à dire aux autres quelle est leur place dans la société.
      je ne voudrais pas être sévère : je suis persuadé que les gens sont trop désabusés au point de tomber dans le fatalisme et ca entraîne une spirale infernale vers la dévalorisation de soi, et de ce fait, de se convaincre qu'on a pas sa place dans cette société alors qu'on existe. Je suis conscient que ca demande une énergie folle mais vivre une vie passionnante ca en vaut la peine, non ?

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    4. Mais bien sûr Mika. Sur le fond nous sommes d'accord.
      mais sur la forme?
      Tu écris "chacun a un métier qui lui convient et une place dans cette société."
      Comment expliquer dans ce cas qu'il y ait autant de chômeurs de longue durée?
      Comment expliquer que sur 30 candidatures à des offres d'emploi (et j'insiste sur le terme "candidatures": ce ne sont pas des candidatures spontanées), on ne reçoive jamais plus de 5 réponses (qu'elles soient négatives ou positives). Quand on ne fait pas l'affaire, on ne reçoit qu'une simple bafouille préformatée. On ne sait même pas pourquoi on ne fait pas l'affaire...

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    5. je n'y avais pas trop pensé. Je pense aussi qu'on nous a déconsidérés, passant de personnes de valeur à personnes corvéables à merci. Le respect se perd ainsi que la valeur humaine. Cette situation m'est arrivée, j'avais envoyé près de 70 candidatures pour trouver un maître d'apprentissage, 40 réponses négatives sans expliquer pourquoi, 20 réponses négatives justifiées, 9 entretiens sans issue qui se situaient à 200kms de chez moi. quand le dernier que j'ai vu hier m'a donné une période d'essai, j'étais content parce que j'ai une occasion.

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    6. une petit nota sur les chômeurs de longue durée : je me pose la question si ce n'est pas parce qu'on ne les encourage pas à se re-former, ou qu'on ne leur attribue pas en priorité des offres d'emploi. je ne sais pas pourquoi, en ce monde, on se base sur l'offre et la demande. Sans doute que l'esprit capitaliste du monde actuel oublie la valeur humaine pour se baser sur un rendement de travail et sur la rentabilité financière.
      Je ne suis absolument pas économiste et je ne connais pas tous les rouages du système du travail. Donc je te prie de m'excuser si mes réponses ici sont maladroites.

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    7. On ne les encourage pas à se re-former. C'est clair. Pôle Emploi est une vaste blague. un système à réformer dans son intégralité. A commencer par les fameux "code métiers" ou "code ROME" qui ne correspondent pas du tout à la réalité.
      Ainsi, quand tu es abonné aux offres de "chargée d'études en sciences sociales", tu reçois des offres pour être rabbin. Ce n'est pas une blague.
      Pôle Emploi ne m'a jamais rien proposer. C'est moi qui ait fait des demandes.
      Pôle Emploi ne permet pas non plus de cocher des cases supérieures à bac + 5. Comme s'il n'existait pas de chômeurs à bac + 6 ou 7 ou 8.
      Les chômeurs doivent se bouger le cul tous seuls. Les conseillers Pôle Emploi sont débordés et gèrent 3 fois plus de demandeurs d'emploi qu'ils le devraient pour pouvoir répondre à leurs demandes.

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    8. "quand on part du principe que chacun décide de faire ce qui lui convient dans la vie, je pense que personne n'a à dire aux autres quelle est leur place dans la société."

      Dans l'absolu, personne n'empêche quiconque de faire ce qu'il veut de sa vie. Mais dans les faits, combien parmi nous mènent-elles/ils leur vie selon leurs véritables aspirations ?

      "Tu écris "chacun a un métier qui lui convient et une place dans cette société."
      Comment expliquer dans ce cas qu'il y ait autant de chômeurs de longue durée?"

      Je ne veux pas vous casser le moral, mais on est là dans l'utopie. Chacun a un métier qui lui convient dans la mesure où il dispose d'un capital au départ : appartenance à une classe sociale qui permette de faire des études ; famille capable matériellement ET culturellement de soutenir et d'aider la/le jeune dans son projet ; disposer de quoi monter son business, bref, en avoir ou pas, éternelle question.

      Quant à savoir pourquoi il y a tant de chômeurs de longue durée, c'est qu'il y a une masse colossale de candidatures pour peu de postes à pourvoir selon des critères de profil ultra-formatés, et qu'intervient entre temps le facteur "piston", non négligeable...

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    9. Aaaah... Le bon vieux piston, c'est clair.

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  6. il a trop regardé les Feux de l'Amour, ca a déteint sur sa pensée.
    la carte au trésor elle est en toi. Tant que tu as l'envie et la passion, je pense que tous les obstacles sont abattus un par un. J'ai mis plus de vingt trois ans avant de savoir ce que je voudrais faire.
    Quand on m'a emmené au CEO à 15 ans, j'ai failli arracher les yeux de la conseillère et faire un vaste autodafé de bouquins débiles sur les conseils d'orientation. La société sur ce coup, n'a pas été très performante. Et malheur pour ma pomme, mes parents ont écouté la conseillère et ses préjugés plutôt que mes passions et mes envies.... C'est bien connu : à 15 ans tu n'es pas crédible grrrr

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    1. Donc ça veut dire que celles et ceux qui n'y arrivent pas, c'est parce qu'ils n'ont ni passion ni motivation?

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    2. non, je dirais qu'on ne leur donne pas les moyens ni les possibilités de s'exprimer comme ils veulent. je suis presque certain que les cloisonnements sociaux y sont pour quelque chose, les statistiques sont criantes : les inégalités entre les classes sociales se retrouvent aussi dans l'inégalité du traitement scolaire et de la déconsidération des couches défavorisées par les rouages de la société. Il ne faut pas laisser ces inégalités nous dicter la loi. C'est ce que je veux dire : ne pas se laisser faire. Et les gens parfois s'abandonnent à la fatalité en se disant que de toute façon rien n'y changera, c'est cette mentalité qui m'effraie car on se coupe les moyens et la volonté, indépendamment de notre propre volonté.

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    3. Bien d'accord avec Mika, seulement les faits sont là. On en est toujours, et plus que jamais, au système des "destins sociaux" que dénonçait Bourdieu voici trente ans. A quoi s'ajoutent les inégalités au niveau des régions, les antagonismes générationnels, les discriminations de tous ordres qui frappent toute personne qui n'entre pas dans des moules de plus en plus étroits et formatés, cela va du gosse issu de l'immigration à la personne handicapée (là, on atteint carrément en France à l'apartheid) en passant par le jeune diplômé sans expérience (paradoxe ubuesque), le chômeur qui a franchi la barre des 40 ans, le travailleur dit senior (au-delà de 50 ans), les femmes exclues de certaines professions supposées masculines, et je passe sur les gays, lesbiennes et transgenres qui ne sont intégrées à notre société que sur le papier ou dans les faits selon les moyens matériels dont ils disposent (être gay, lesbienne, trans ET pauvre = portes fermées partou = marginalité).
      Les gens de la génération à laquelle j'appartiens, qui disposent par rapport à la vôtre d'éléments de comparaison, ont tendance à considérer l'époque que nous traversons comme une machine à broyer l'individu. Jadis, le monde du travail était régi par une forme de chantage mutuel : tout abus de la part des patrons était sanctionné par la grève, moyennant quoi, comme les postes étaient sûrs, les emplois durables et que les salaires suivaient une progression conditionnée à l'élévation sociale (on passait d'OS à OHQ, puis on devenait contremaître...), la qualité du travail s'y retrouvait et le deal était gagnant-gagnant. Depuis l'explosion de la précarité, la deal est perdant-perdant. Personne ne s'y retrouve vraiment et une économie qui fabrique de la pauvreté en prétendant créer des richesses crée surtout du chômage par la perte du pouvoir d'achat. On est dans le paradoxe économique le plus absurde qui soit, et la dictature de la dette qu'on nous inflige au nom d'un projet européen qui se résume à un bourbier, ne va rien arranger.

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    4. Ben dis-donc CANDIDE (on se dit TU hein? Je sais plus...) je suis d'accord avec presque tout. Et j'ai l'impression d'entendre ma mère: 40 ans de boîte, passée de secrétaire à cadre avec médaille du travail.
      Le genre de profil qui n'existe plus depuis une bonne dizaine d'années maintenant.

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  7. Excepté chez des gens aujourd'hui proches de la retraite, qu'on pousse gentiment dehors quand ils sont dans la fonction publique car pas assez malléables et soucieux de dessiller les yeux des derniers arrivés.
    La précarisation de l'emploi est une catastrophe à tous les niveaux. Gauche et droite sont également coupables d'avoir mis en place, avec la bénédiction des syndicats jaunes, ce fléau sur le modèle allemand. Ah, ce merveilleux modèle économique allemand où tu peux dans une même journée cumuler cinq emplois jetables payés un euro de l'heure. On voit là-bas ce qu'ont donné les trop fameux plan Hartz, notamment le IV ( a dont Hollande, semble t-il, souhaitait s'inspirer quand Sarko y avait renoncé.

    Ce qu'il faudrait dénoncer aussi, même si c'est en vain, ce sont ces assos' dites d'insertion et prétendument sans but lucratif, subventionnées par les conseils généraux, qui refilent du boulot de daube sous-payé à des RSAstes, handicapés et chômeurs de longue durée. Dernier avatar en date, la fumisterie des intervenants en milieu scolaire pour les disciplines artistiques notamment, dans le cadre de la réforme mal fichue de l'aménagement du temps scolaire. Du jetable où l'intervenant(e) se retrouve à faire des heures ici, puis là, frais de déplacement à sa charge, avec les mêmes responsabilités à l'égard des marmots, des Maternelles au CM2, que les enseignants dûment fonctionnarisés de la part de qui ils n'ont aucune solidarité à attendre (ma copine a plutôt fait les frais de l'hostilité des profs comme des encadrants). Là encore, personne n'est gagnant : absentéisme record.

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    1. Sur la réforme des rythmes scolaires, ne parlons pas des municipalités qui embauchent les mêmes animateurs depuis des années. Animateurs vacataires qu'ils n'ont jamais titularisés et qui auraient pu sans aucune difficulté assurer ce temps pour atteindre les 35 heures hebdo s'ils l'avaient été.

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    2. Les municipalités t'objecteront que créer des postes de fonctionnaires c'est créer de l'impôt alors que d'une : elles comptent des sureffectifs d'employés de bureau qui ne servent pas à grand chose et ne foutent pas grand chose, sans parler des milices policipales qui sont de super réservoirs à planqués où des retraités de la flicaille, de la gendarmerie et de l'armée trouvent à arrondir des pensions sans comparaison possible avec celles d'un ouvrier. De deux : les embauches précaires se font en sous-main par le biais d'assos' subventionnées justement par le denier public (CG, CR...). Même chose pour les ADMR, organisme clientéliste où ceux qui sont dans les bureaux ne palpent pas le famélique SMIC horaire dévolu aux repasseuses, femmes de ménage et "assistantes de vie" à qui il peut être demandé des gestes infirmiers (pose et retrait de sondes urinaires, toilettes de personnes âgées impotentes) pour lesquels elles ne sont pas qualifiés (c'est du vécu dans mon entourage).
      Par ailleurs, les services publics (Sécu, Justice, Poste, hôpitaux publics...) sont passés pros en matière de CDD reconduits à l'infini. C'est illégal mais qui ira se mouiller chez les prud'hommes (passés au privé) contre le Léviathan ?

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    3. Je comprends. Mais titulariser des vacataires, ce n'est pas en faire des fonctionnaires. C'est en faire des contractuels à durée indéterminée de la Fonction Publique. ce n'est pas tout à fait la même chose.

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  8. Assimilés par l'homme de la rue, le contribuable donc, à des fonctionnaires.

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