31/10/2012

Copé, la provocation décomplexée

Copé Jacob
Définitivement, octobre aura été le mois de Jean-François Copé. Celui de toutes les provocations.

En moins d’un mois, il a dénoncé les musulmans "confiscateurs" de pains au chocolat pendant le Ramadan, il a déclaré que si le mariage homosexuel devenait légal, il ne marierait pas les couples de même sexe à Meaux, mais qu’il délèguerait à ses adjoints ce qu’il considère comme une aberration contre nature et antirépublicaine.

Le voilà maintenant en train d’appeler à manifester contre le gouvernement.

Un mouvement des indignés version Jean-François Copé.

Jean-François Copé rêve d’une manifestation semblable à celle de … 1984, lorsque sous la présidence de François Mitterrand, une protestation générale s’était élevée contre le projet de loi Savary visant à intégrer les écoles privées dans un plus vaste service public.

Peut-être nourrit-il l’espoir qu’une telle manifestation aboutisse à la chute du Premier Ministre comme cela avait été plus ou moins le cas en 1984.

Toujours est-il que cet appel a été critiqué, et pas qu’à gauche.

En toute logique, le staff de son adversaire François Fillon dans la course à la Présidence de l’UMP. Valérie Pécresse reconnaît en effet que certains sujets méritent qu’on se mobilise, mais elle émet toutefois certaines réserves :

"Attention, parce que le rôle de l'opposition, ça va être surtout de lever un espoir, de lever une espérance".

Pour le coup, je suis d’accord avec elle. Une opposition digne, c’est une opposition qui fait des contre propositions, qui a un contre projet et qui s’attèle à la tâche pour remobiliser son propre camp. Ce n’est pas en appelant à manifester contre des mesures telles que le mariage homosexuel ou le droit de vote des étrangers qu’elle va avancer et sortir du bourbier dans lequel elle est enferrée depuis le printemps.

Et finalement, les propos de Valérie Pécresse vont tout à fait dans le sens de ceux de Pierre Moscovici :

"Je ne pense pas que quand on est le chef d'un grand parti qui a été au pouvoir et qui aspire à le redevenir, on appelle à la rue, on développe des arguments, on développe des propositions, le problème c'est qu'il n'en a plus tellement il s'est radicalisé"

De son côté, Gilbert Collard... La suite sur le site de Mediavox!

4 commentaires:

  1. Faudra bien tout ça de pains au chocolat pour pouvoir faire des longueurs dans la piscine de Takkiedine ...

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  2. Il a fallu que j'attende d'avoir 56 ans pour voir les gens de gauche s'indigner de ce qu'on puisse appeler à manifester dans la rue, mais ça valait le coup d'attendre ! Franchement, vous n'avez pas peur du ridicule, sur ce coup…

    (Mon “vous” est collectif, bien sûr.)

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    1. Avez-vous lu la fin de mon billet chez médiavox? Car je conclus ainsi:

      "Personnellement, je n’ai rien contre un appel à la grève émanant d’une force d’opposition. Je m’étonne juste que l’argumentation de Jean-François Copé se limite à cela."

      (j'avais compris pour le "vous" mais je réponds à titre personnel évidemment)

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