Bref... Je ne suis pas du matin



Hier, je vous souhaitais une journée fantastique.
Oui mais hier est un autre jour et aujourd'hui, c'est encore un autre délire.
Ce matin, vers 8h30, un collègue a essayé de m'appeler. Comme je ne suis pas du matin, je suis en mode diesel, désorganisée, maladroite et dans le cirage, je n'ai pas répondu.
Oui je sais, ça fait beaucoup, mais ainsi sont mes matins.
Donc, mon collègue essaie de m'appeler mais je ne réponds pas car je ne suis pas prête et comme je déteste être en retard, mes vingt dernières minutes sont toujours hyper speed, histoire de rattraper le temps que j'ai perdu entre 7h et 8h, à faire on ne sait pas quoi sinon essayer d'émerger du cirage.

Mais quand même, je suis chiffon.

C'est pas comme si on avait un petit évènement télévisuel de 30h dans 3 mois et qu'on avait 2-3 sujets critiques sur le feu en ce moment.
Donc, je lui envoie un message pour lui demander s'il y a urgence (on sait jamais, en cette période, on a un peu des urgences toutes les 5 minutes...)

Pas de réponse.

Bon... Je suis prête, je me casse. J'ai réussi à conserver mon avance, j'ai donc le temps d'aller acheter du café pour le bureau parce qu'hier, j'ai tout vidé, et des clopes.
Sur la route du supermarché, je rappelle mon collègue qui confirme ce que je moulinais dans mon cerveau encrassé du matin :
–  Chaton, y a plus de café
–  Oui je sais, désolée, j'ai tout fini hier, je file au supermarché, et j'arrive !
Direction le supermarché qui est sur la route (le même que celui que je déteste tant et dans lequel j'ai fait une crise d'angoisse l'an dernier). Je file au rayon café en mode super speed. Y a nobod dans les allées, tranquille.
Je déboule en caisse.

Et là, c'est le drame : pas de carte bleue.

Je vide mon sac sur la caisse. Heureusement, c'est un petit sac (ras-le-bol des maxi-bags) et fort heureusement (bis) : pas de trucs compromettants à l'intérieur.
Toujours pas de carte bleue.
Je paie donc avec mon téléphone.
Et puis, foutu pour foutu, je file au tabac acheter des clopes (ouais je sais, le tabac c'est tabou, on en viendra tous à bout), et Libé qui consacre une double page au harcèlement dont sont victimes plusieurs collabs parlementaires au Sénat.
Je rappelle mon collègue pour le prévenir que finalement, je vais être en retard car je retourne chez moi chercher ma carte bleue.
Sur le chemin, je me repasse en boucle ma vie de ces deux derniers jours, après que j'ai payé ma place de ciné en carte bleue samedi soir.
Je suis donc à peu près sûre de retrouver la précieuse dans la poche de mon jean ou de la veste que je portais ce soir-là.
Je me gare en burn frein à main comme une balle devant chez moi en warning.
Je fonce dans l'appart.
Je fouille mes poches.

Et là, c'est le drame : que dalle.

Contrariée et désappointée, je prends la posture de la meuf qui rassemble ses esprits et réfléchit à s'en faire fumer les neurones, bien droite sur mes jambes, les deux mains sur les hanches... et donc un peu sur les fesses aussi.
Et là, sous les doigts de ma main gauche, dans la poche arrière de mon jean...

Bref, je ne finirai pas cette phrase car tu devines la suite.


Me voilà donc repartie, essoufflée, décoiffée, légèrement moite (euphémisme). C'est con, j'avais préparé un plan com' impeccable : petite chemise en jean dans laquelle je ne rentrais plus depuis un an, perfecto en cuir dans lequel je ne rentrais plus depuis 2 ans (ouais, j'ai perdu un peu en vue du autumn body, à défaut de summer body). Bref, j'étais en mode winneuse.

Direction le boulot.

Je ne sais pas si mon lundi a été fantastique, mais clairement, ce mardi, à 9h35 quand j'ai franchi les portes du bureau, triomphante, en nage, les paquets de café à la main tels un trophée, je me suis dit que la journée allait être trèèèèèèèèèèès looooooooooooongue.

Bref... Je ne suis pas du matin.

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17 commentaires

  1. Et l'histoire du gars qu'est allé hier soir acheter du café, que c'était hyper urgent vu qu'il n'y en avait plus une capsule et que nous autres au boulot nous sommes des cafetières sur pattes, et que ce même gars est parti au chagrin en oubliant ces satanées capsules sur la table de la cuisine, et qu'arrivé il se rend compte que ben zut... retour au supermarché du coin... et que du coup il était déjà bien tard quand on a pu boire notre première tasse...

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  2. Je ne connaissais pas l'expression : Je me gare en burn. Vous brûlez l'asphalte ? Bonne soirée :)

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  3. Je ne suis pas du matin, ni du soir. Je suis une marmotte, en fait. La bise !

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  4. Salut Elodie,
    Juste pour te rassurer. Lorsque tu seras retraitée, c'est à dire dans longtemps, comme tout le monde tu deviendras chercheuse.
    Tu chercheras tes clés, tes lunettes ou ta carte.
    Il faut bien que tu commence à t'entrainer un jour.

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  5. Je suis pour l'abolition du matin.

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  6. L'âge n'a que peu à voir là-dedans. L'un de mes amis, que je connais depuis près de 45 ans, je l'ai toujours vu chercher sa clé de voiture, celle de son appartement, ses lunettes, etc.

    Quant à moi, pas encore centenaire mais pas loin, c'est une chose qui continue de ne jamais m'arriver, malgré une mémoire que je qualifierais désormais de "pré-alzheimerienne".

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    1. Oui mais vous, c'est parce que vous êtes psychorigide.

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    2. Ça doit être ça, en effet.

      Je vais m'entraîner à perdre mes clés et ma carte dorée, histoire de m'assouplir le psychisme, si faire se peut…

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  7. Pas plus tard qu'hier, ma moitié cherchait désespérément son téléphone. Je lui dis : appelle-toi avec le fixe, tu vas l'entendre sonner et savoir où tu l'as posé. Il compose son numéro et là... c'est le frigo qui sonne o_O

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