Covido-ras-le-bol. Overdose rézosociale.



Overdose.
C'est à peu près le mood dans lequel je suis depuis quelques jours (semaines ?).
Moi, l'ultra-connectée, moi, l'égocentrique numérique, je suis en craquance progressive. 

Doucement mais sûrement.

En fait, je suis toujours ultra connectée mais je suis passée en mode sélective, resserrage des rangs, envie de voir ce que je veux quand je veux. Mais surtout, ne plus avoir à subir ce que je n'ai pas envie de voir.
Comme l'a plusieurs fois dit Nicolas, tout le monde est en train de devenir con, monothématique, manichéen, impartial, sans nuance, que ce soit chez les pro vaccins, les anti vaccins, les pro pass sanitaire, les anti pass sanitaire, les pro vaccin mais anti pass sanitaire, les anti vaccin mais pro pass sanitaire (pas sûre que cette combinaison existe mais au point où on en est...).
Il n'y a plus de nuance.
Soit tu es avec moi, soit tu es contre moi.
Le seul point d'accord, c'est que la com du gouvernement est à chier depuis des mois et que sa gestion de la crise sanitaire n'est guère meilleure.

Dont acte.

Une fois qu'on a dit ça, le décor est posé et ma lassitude avec.

Avant-hier, le Huff a publié un article sur le covido-ras-le-bol. Je m'y suis retrouvée à tous points de vue... sauf les dîners entre amis.
Perso, c'est clair, j'en peux plus. J'en peux plus des chiffres, des cons de tous bords, des outrances. 

J'overdose. 

Je fuis les conversations sur le sujet, ou alors, je me mure dans le silence (si si, ça m'arrive), je ferme mes écoutilles et je pense à autre chose le temps que les gens autour de moi aient fini de se hurler dessus.
Cette lassitude s'est donc inévitablement reportée sur les réseaux sociaux.
Comme tout le monde, sur Facebook, je suis "amie" avec des gens :
  • que je ne connais pas,
  • que je n'ai jamais vus de ma vie,
  • avec qui je n'interagis jamais,
  • qui n'interagissent jamais avec moi,
Et dont je m'inflige la lecture des posts dont je n'ai strictement rien à secouer. Si, en plus, ces gens passent en mode offensifs pro ou anti vaccin, pro ou anti pass, j'atteins alors le point de non-retour.
Sur Facebook, il existe bien la fonction " se désabonner" ou "masquer pendant 30 jours", mais c'est un peu une décision de feignasse.
Du coup, je suis passée à l'étape radicale de virer les gens. Ça m'a pris 1000 ans, mais j'ai supprimé 1126 "amis" cochant au moins une des cases suivantes, en plus de celles citées plus haut, à savoir celles et ceux qui :
  • ne partagent rien,
  • ne partagent que des citations de gens morts et enterrés et dont on ne sait pas vraiment s'ils sont les auteurs de ces citations,
  • superposent à l'envi un, deux, trois, quatre décors de photo de profil,
  • racontent des trucs dont je me fous comme de ma première salopette,
  • racontent de la merde,
  • incarnent tout ce que je déteste en politique,
  • ...etc.
home made by le Lolo de Lolo

Je suis donc passée d'un peu plus de 1900 "amis" à 780. Il va sans dire que je ne connais pas systématiquement les 780. Par exemple, je ne connais ni Bernard Cazeneuve ni Caroline Fourest personnellement, mais j'aime les lire. 
Il n'est pas non plus totalement exclu que mes doigts aient ripé et que j'aie viré des vrais gens de la vraie vie. Si ces gens sont vraiment des potes, même que deux points zéro, je ne doute pas qu'ils sauront m'envoyer un poke pour me le signaler.
Ou pas.
Et s'ils s'en rendent compte dans seulement 1000 ans, c'est que j'ai bien fait.
Et il doit en rester une bonne brouettée dans le purgatoire qui vont sauter incessamment sous peu. Ou pas.
Bref. Tout ça pour dire quoi ? Bah rien. Pour parler pour ne rien dire. Et ça fait 5 minutes que tu lis un billet sans chute.
Finalement, cette overdose covido-vaccino-sanitaire aura ouvert la voie au tri sélectif.

Et sur Twitter ?

Sur Twitter, c'est différent, je gère mieux mes listes de favoris. Mais histoire de bien continuer à parler d'autre chose que de tout ce bordel ambiant, j'ai ajouté des filtres de mots que j'ai masqués pour 7 jours. Tout le champ lexical du bordel ambiant y est passé, y compris les Htags des manifs estivales anti-vaccin-anti-pass-sanitaire.

Et bah tu me croiras si tu veux, 24h plus tard, c'est vachement plus reposant. D'autant plus que, les gens ne parlant que de ça, j'ai vachement moins de trucs à lire.

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14 commentaires

  1. On dirait moi mais avec des couilles (le courage d'assumer ses positions, s'entend). Je suis fan de toi (mais vraiment vraiment !)

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  2. Tu as bien raison, je fais de même mais à moindre mesure, je suis moins politique que toi. J'ignore déjà notre ami lyonnais habillé en clown qui me harcèle sur Twitter après m'avoir signalé officiellement (banni 12h).

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    1. Haaaaaan… mais les gens deviennent cinglés ma parole.

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    2. Les gens globalement non, mais lui l'est devenu clairement.

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    3. Façon de parler pour les gens, oui, tu as raison.

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  3. Je contresigne des deux mains !

    Je parle pour la partie strictement covidienne, puisque je ne mets jamais les pieds dans les réseaux asociaux, et puis donc me flatter de n'avoir aucun ami (ce qui m'évite de devoir les supprimer).

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  4. Avec autant d'amis "virtuels" tu ne risques par de cluster au moins, par contre rien ne prémunit contre les cons.

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  5. Je suis novice en matière de blogs et je voulais juste vous dire bravo. Vous me pardonnerez je l'espère une petite remarque ? Le terme craquance existe-t-il ?

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    1. Vous êtes tout(e) pardonné(e) !
      Le terme "craquance" est un pur néologisme.
      Merci pour votre gentil commentaire !

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