Il était une fois... une perruche. Saison 1. Épisode 2.



C'est l'histoire d'une perruche verte, comme on en voit des dizaines, voire des nuées, depuis quelques années.
D'habitude, mes visiteuses à plumes vertes sont une vingtaine, à squatter le grand sapin qui est derrière le mur au fond de mon jardin. Au moindre bruit, elles déguerpissent toutes en même temps, puis reviennent quelques secondes après poursuivre leur gueuleton de micro-bourgeons-pommes-de-pin.
Vendredi soir, quelques minutes avant que je ne parte en maraude, j'ai entendu du bruit dans les buissons qui me servent de haie avec ma voisine.
Comme j'ai un chat qui, au moindre bruit chelou dans son espace de danse, se met en mode Diane la Chasseresse, je me suis approchée et il y avait là, une perruche qui crapahutait entre la haie et mon charme (pas mon charme légendaire à moi hein, mais mon arbre, qui est un charme). Accrochée comme une bernique au tronc, elle restait là, comme ça, peinarde.
Voyant mon chat qui commençait à émettre des sons gutturaux qui n'auguraient rien de bon dans le dénouement de cette rencontre, j'ai essayé de faire comprendre à cette perruche qu'il était temps de changer de crèmerie. 
Mais l'heure tournait, et il me fallait partir pour porter assistance à d'autres oiseaux sans domicile.
Je lui ai donc tendu un bâton, elle est montée dessus, et je l'ai déposée dans la haie, mais chez la voisine.

Et j'ai filé en maraude.

Evidemment, j'ai pris une photo pour immortaliser cette rencontre.
De retour de maraude, vers 00h30, j'ai publié sa trombine sur les réseaux sociaux, avec la légende suivante : "Ma visiteuse du soir… Je crois qu’elle n’était pas très en forme. On aurait dit qu’elle n’arrivait plus à voler. Mais j’ai dû partir en maraude aider d’autres oiseaux…"

Experts ès perruches

Le lendemain (donc hier), alors que je profitais des quelques rares rayons de soleil que ce mois de juillet finissant a bien voulu nous offrir avec parcimonie, je prenais connaissance des commentaires sur les réseaux sociaux, des experts ès-perruches. 
Echappées d'un conteneur à Orly ou Rungis il y a quelques années, elles prolifèreraient dans nos contrées de banlieue parisienne. Elles sont balèzes, ne s'entendraient pas super bien avec les pies, seraient envahissantes et nocives pour la faune locale (mésanges, moineaux...etc.). Mais j'ai aussi eu le droit à des commentaires disant tout l'inverse.
Bref... J'allais quand même pas zigouiller la perruche au prétexte qu'elle n'avait rien à faire là.

Rebelote

Quand, soudain, rebelote : même jardin, même haie, même bruit, même perruche. Là revoilà en mode cliffangher dans mon espace de danse.
Cette fois-ci, j'ai le temps, mon chat aussi.
Dès qu'elle a posé la patte à terre, la guerre était déclarée avec mon chat. Je l'ai donc fait un peu flipper, mais elle ne s'est toujours pas envolée. Elle s'est réfugiée dans ma passiflore monstroplante, dans un fourbi de lianes et de feuilles (il a tellement plu que ma passiflore est énormissime). 
Je me suis dit, "je vais enfiler des gants et je fais la choper pour la déposer délicatement chez un voisin, ou mieux, je vais carrément sortir de chez moi, et la déposer à l'extérieur de l'immeuble".
Naïve que je suis...
Dès qu'elle ma vu approcher avec mes gants, elle s'est mise à pousser des cris, quand même un peu flippants il faut bien le dire.
Je reprends donc la technique de la veille. Un bâton. Elle grimpe dessus. Je la dépose ensuite sur le mur du fond et je m'assure qu'elle quitte mon espace de danse. J'ai eu l'impression qu'elle boitait, mais je n'ai pas vu de blessure... Elle se retrouve donc au bout du mur, près du fameux sapin, et grimpe dedans.
Elle est restée là au moins deux heures à me toiser du haut de sa tour de contrôle.
L'histoire ne dit pas si elle a retrouvé ses potes, si elle est morte, ni si je ne vais pas la retrouver une nouvelle fois dans mon jardin.
J'ai bien cru voir les branches du sapin s'agiter, mais je ne saurais dire si c'était ma visiteuse de la veille,...

To be continued... ou pas.

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10 commentaires

  1. Si ça se trouve, c'est le PS qui s'est paré de couleurs chatoyantes et a décidé de te re-conquérir...

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  2. On la dit fidèle, aussi ...
    Alors bonb courage et bien le bonjour à ton chat.

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  3. Excellent billet politique pour te foutre de la gueule des perruches vertes comme piole.

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  4. Il est possible que ce soit un jeune de l'année qui ait quitté le nid sans savoir voler.

    Cela dit, si je connais assez bien le mode de fonctionnement des mésanges, j'ignore tout de celui des perruches, et je viens peut-être de dire une grosse ânerie.

    Ma conclusion qui n'engage que moi : qu'ils volent ou non, les immigrés clandestins sont toujours source d'emmerdements !

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  5. En tant qu'expert es perruches. Je persiste. Hormis leurs cris assez désagréables il est vrai, mais mes voisins sont plus bruyants, elles ne présentent pas de souci pour la colonie de mésanges de mon jardin. Je ne les nourries que l'hiver. (Et elles dévorent) l'été elle torpillent les cerisiers et pruniers du périmètre. Voilà ce qui leur vaut une si mauvaise réputation. Certaines solitaires sont casanières. J'en ai une qui passe sur la branche du mirabellier tout les matins. Voir si Buck lui courre après. Voilà voilà. Ça c'est du commentaire d'oiseau de pirates. Ha ha.

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    1. C'est marrant en effet... Par contre, l'hiver, je n'en ai jamais

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