Garder le meilleur de 2020 et jeter tout le reste, ce sera déjà pas mal pour attaquer 2021



Laurent, inspiré par MHF, a publié un billet de blog dans lequel il revient sur les 12 petits bonheurs qui ont ravi sa vie en 2020.
Comme il le dit si bien, alors qu’on est abreuvé.e.s continuellement d’un flot d’infos hyper anxiogènes et négatives, et 2020 ayant été assez pourrie sur pas mal de plans (ça c’est moi qui le dis), papoter sur quelques trucs positifs ne fait finalement pas de mal.

Pas sûre que j’en trouve 12 mais, même moi qui suis une râleuse professionnelle (d’ailleurs, un de mes meilleurs potes m’avait offert une écharpe façon "Miss France" sur laquelle était écrit "Miss Râleuse", c’est dire), en cherchant bien, je suis sûre que je peux en trouver quelques-uns.

D’abord, en 2020, mon engagement en tant que maraudeuse sociale. Ça c’est quand même une sacrée satisfaction 2020. Je ne vais pas m’étaler, j’en ai déjà parlé deux fois. Ici et ici. Et ça m’aura permis de me rapprocher d’un camarade qui m’y a fait entrer et que je suis fière de compter parmi mes amis.

Ensuite, le premier confinement.

Je l’ai chroniqué comme j’ai pu mais j’ai tellement râlé que j’en ai oublié les bons côtés.

Comme Laurent, j’ai profité de la nature au calme. J'habite dans une ville située sous un couloir aérien. Alors crois-moi que, même si les avions volent suffisamment haut pour ne pas me rendre inaudible quand je râle, le fait de ne plus les entendre du tout, c’était quand même apaisant. Jardin, soleil, nature et longues promenades derrière chez moi, le premier confinement m’aura offert tout ça. Deux ans que j’habite où j’habite et je n’avais jamais mis les pieds derrière chez moi, dans cette grande prairie en bord de rivière.

Toujours pendant ce premier confinement, je n’ai pas lu une seule ligne d’une seule page d’un seul bouquin. J’en étais incapable. 
Mais j’ai pris ma revanche cet été, et je ne me suis plus arrêtée ensuite. Je crois bien d’ailleurs qu’en 2020, je n’ai lu que des livres de femmes. Crois-moi si tu veux, je n’ai pas fait exprès. Est-ce qu’il faut y voir un signe? Aucune idée. Mais j’ai renoué avec la lecture et ça, ça n’a pas de prix (enfin si, un peu quand même, parce que ça coûte un pognon de dingue finalement).

J’ai aussi vécu un premier confinement un peu chaud, voire torride, à distance, avec un crush que j’ai revu une fois déconfinée. Confidence pour confidence, il faut bien admettre que ça fait partie des "petits bonheurs qui ont ravi ma vie" en 2020. 

Ce premier confinement aura aussi été l’occasion d’une rencontre.

Il faut le faire: rencontrer quelqu’un quand tu es claquemurée chez toi sans autorisation de sortie autre que celle visant à te sustenter ou à sauver des vies, c’est cocasse. 
Et pourtant. Par un truchement que je ne m’explique pas et dont je ne connais pas l’origine, j’ai rencontré Boris. D’abord en visio. Ensuite en vrai. Peut-être que lui se souvient du pourquoi du comment on en est arrivés à être franchement amis, moi, je ne sais plus comment ça a commencé. Je me souviens juste du "quand". Et on est devenus tellement potes que j’ai même réussi à lui faire ouvrir un blog. Non sans l’aide de Nico tellement le type galérait. J’ai même réussi à lui faire acheter un bonnet du Slip Français au profit du Téléthon et ouvrir une page de collecte. Tout ça dans le désordre.

Stéphane aussi a ouvert son blog pendant le 1er confinement. Stéphane, il fait partie d’un groupe de potes qu’on a appelé "Les punks socialos". Bel oxymore, hein ? Et bien, cette année 2020 aura aussi été l’occasion de nous rapprocher. Beaucoup. À distance pourtant.

Finalement, 2020 est un oxymore je crois.

La distance et les outils numériques sont devenus nos meilleur amis. Paradoxe de la fin de cette décennie. Ce sont tellement devenus nos amis que Nico a institué une nouvelle règle de convivialité : les KdB virtuels. Tous les samedis à 18h30. Je ne sais pas combien on en a fait depuis le 15 mars 2020 mais à chaque fois, on répond présents. Enfin... pour les plus assidus parce que Michaël par exemple, ou Cycee,  ou Yann, c’est plutôt aléatoire.
Mais franchement... quelle bonne idée !
Bon... ça ne remplacera jamais la Comète du Kremlin-Bicêtre, mais ça nous a permis de nous voir et, finalement, bien plus souvent qu’en vrai, surtout pour celles et ceux, comme Sylvie ou Annie, qui sont loin.

Sur le plan professionnel, le télétravail, aussi paradoxal que cela puisse paraître, aura rapproché pas mal de collègues. Et moi la première. Je me suis retrouvée à bosser avec des collègues avec lesquels je ne travaillais que très peu. Non parce que nous n’avions rien à faire ensemble mais parce que nos missions se croisaient sans réelle rencontre. Mais là, comme le Téléthon était menacé par la crise sanitaire, on s’est serré les coudes, on a innové (pour guérir... comprenne qui pourra) et on a fait des trucs formidables tous ensemble...

... Dans la même galère confinée.

Et les vacances alors ?

Cet été, les vacances étaient on ne peut plus menacées, compromises, aléatoires... Finalement, j’ai réussi à m’échapper dans le Beaujolais chez un ami qui, en politique, m’a tout appris. Un politique devenu un ami. Un vrai ami. C’est suffisamment rare pour être souligné. Une escapade caniculaire dans une région magnifique. Seulement quelques jours mais une bouffée d’oxygène inespérée.

Le reste de mes vacances, j’en ai profité pour faire des trucs que je n’aurais jamais faits en année "normale" : le Château de Versailles sans la foule, le Louvre pour (presque) moi toute seule, les bateaux-mouches de nuit, le cimetière du Père Lachaise avec mon meilleur ami... Et franchement, c’était cool.

Les soirées déconfinées avec les amies et amis ont pas mal occupé mon emploi du temps aussi cet été. Se revoir en vrai, sans écran interposé, boire ensemble, et non plus seule derrière un écran, rire fort et bien manger. La vie, la vraie. Sitôt savourée, sitôt retirée avec le 2ème confinement.

Et cette fin d’année, si singulière avec un Téléthon si singulier, revoir les collègues pendant ces 30h de challenges pour sauver la collecte aura été un grand moment. Un très grand moment.
Toutes et tous uni.e.s pour une même cause qui nous dépasse mais qui aura révélé une solidarité jamais imaginée dans ma vie d’avant ce boulot.
(Au fait ! Ma cheffe a ouvert un blog, elle aussi !)

Je dédie ce billet à Laurent. D’abord parce qu’il m’aura inspirée. Ensuite parce qu’il fait partie de ceux dont je me suis rapprochée en cette fucking année passée.

Je ne sais pas si je suis arrivée à 12. Je n’ai pas compté. Mais cette rétrospective se veut positive.

Garder le meilleur de 2020 et jeter tout le reste, ce sera déjà pas mal pour attaquer 2021.

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20 commentaires

  1. Prems. Et très content de t'inspirer, même modestement, c't'un honneur <3

    P.S. J'ai pas l'air mais dans la famille râleur j'suis pas mal aussi ;-)

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    1. Héhé... Vive les râleurs et les râleuses !

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    2. Quand tu viens à Marseille, on fait une photo avec ton t-shirt Miss Râleuse et mon t-shirt Monsieur Grincheux (en vrai, je l'ai)

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    3. C'est une écharpe, mais oui ! Je l'emporterai !!!

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  2. « Je dédicace ce billet à Laurent. »

    Non : vous le lui dédiez.

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    1. C'était pour voir si vous lisiez jusqu'au bout

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    2. Dites donc : vous me prenez pour le gros Frisé ou bien ?

      Évidemment que je lis jusqu'au bout !

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    3. Quel gros frisé ? Je lis jusqu'au bout. De la première à la dernière ligne (parfois, je saute de la deuxième à l'avant dernière, c'est tout).

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    4. Didier, vous n'avez pas relevé le "au final" dans une parenthèse ("enfin si, un peu quand même, parce que ça coûte un pognon de dingue au final"). Si vous n'êtes pas maniaque jusqu'au bout, comment voulez vous convaincre mimiss de réactionner ?

      Je lui expliquer : "final" n'est pas un nom commun mais un adjectif. On a bien "la finale" dans des machins sportifs ou "le finale" à propos de la fin d'un opéra ou d'un truc comme ça.

      Obligé de tout faire, ici !

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    5. Ok ok... je vais remplacer par « finalement »...
      On peut pu rien dire quoi.

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    6. Maintenant que le gros frisé est devenu aussi "puriste réac" que moi, je peux me la couler douce.

      Vive la retraite des puristes réacs !

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  3. Réponses
    1. Oui. Moi aussi. Une vraie surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ça, j'ai trouvé ça très fort.

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  4. Avant de critiquer l'assiduité des autres aux KDB, tu pourrais faire une introspection : tu as loupé largement un mois à la fin de l'année.

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    1. Ahahah.
      Je devais avoir un événement caritatif ou un anniversaire ou des fêtes de famille... va savoir !

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  5. Que c'est agréable ce partage de bons souvenirs... pour trouver la force de sourire en regardant vers demain. Merci
    Bonne journée

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